Archives du mot-clé Duchesse de Bretagne

Du 10 au 14 juillet, les Fêtes Historiques de Vannes consacrées aux « Grandes Heures d’Anne de Bretagne »

Ville de Vannes

feteshistoriquesvannes2014

« Les grandes heures d’Anne de Bretagne »

2014 est une année particulière du fait de la célébration des 500 ans du décès d’Anne de Bretagne, figure majeure de l’Histoire bretonne, le 9 janvier 1514. Anne de Bretagne naît le 25 janvier 1477 dans le Château de Nantes alors en pleins travaux. Fille aînée de François II, elle passe ses premières années entre Nantes, Vannes et Clisson. Le temps de l’enfance fut bref pour Anne. Très tôt, en effet, son destin est conditionné par les menaces qui pèsent sur le Duché breton. Depuis le 14e siècle, la Bretagne a cherché à s’émanciper du Royaume de France. Pour assurer l’avenir du Duché, en l’absence d’héritier mâle, le mariage d’Anne devient une question essentielle.

Animations gratuites du 10 au 14 juillet 2014

la vie d’Anne de Bretagne

Nouveauté 2014 | Reconstitution de 10 tableaux de la vie d’Anne de Bretagne et scénettes animées par une centaine de figurants.
Visites gratuites, commentées par un guide du patrimoine. Départ des visites à 20h du plateau de la Garenne.

Allées du jardin de la Garenne – Les jeudi 10 et vendredi 11 juillet de 20h à minuit et le samedi 12 juillet de 20h à 22h30.

  • Sacre le 10 février 1489
  • 1er mariage à Rennes le 19 décembre 1490
  • 2e mariage à Langeais le 6 décembre 1491
  • 3e mariage à Nantes le 8 janvier 1499
  • Voyage du navire La Cordelière le 5 octobre 1502
  • Le Tro Breizh (tour de Bretagne) de juin à septembre 1505
  • Remise du manuscrit des Grandes Heures en 1508
  • Anne en prière avec les trois saintes en 1512
  • La mort d’Anne de Bretagne le 9 janvier 1514

Village renaissance

Jardin des remparts  – Samedi 12 juillet de 20h à 22h30. Dimanche 13 et lundi 14 juillet de 14h à 20h.

  • Un village Renaissance avec ses échoppes et de nombreuses animations : calligraphe, frappeur de monnaie, vitrier, forgeron, vannier et tonnelier, éleveur de furets, luthier…

Animations nocturnes

Jardin des remparts – Samedi 12 juillet de 22h30 à 23h45.

  • Démonstrations d’arquebuses, lanceurs de drapeaux et danses avec la participation des figurants des groupes étrangers de la confédération européenne des manifestations et spectacles historiques (Belgique, Italie, Allemagne).
  • Clôture par un embrassement des remparts.

Animations d’époque

Centre-ville – Dimanche 13 et lundi 14 juillet de 14h30 à 19h.

  • Découvrez les différentes animations qui célébraient le passage d’Anne de Bretagne, à l’occasion de son Tro Breizh (tour de Bretagne).
    Plongez au coeur de la Renaissance. Spectacles, échassiers, jongleurs et bateleurs ménestriers dans les places et rues vannetaises.

Cortèges des figurants costumés

Défilés en centre-ville – Dimanche 13 et lundi 14 juillet à 16h30, 17h et 22h30.

  • Le cortège de la Duchesse Anne de Bretagne partira du quartier Saint-Patern à 16h30, pour rejoindre la délégation vannetaise et les notables de Vannes, place Maurice Marchais.
    A 17h puis 22h30, ces deux cortèges soit près de 1000 personnes traverseront la vieille ville avec les figurants, les artistes, les groupes étrangers afin de rejoindre le jardin des remparts.
    Télécharger le plan

Feux d’artifice

Jardin des remparts – Dimanche 13 et lundi 14 juillet à 23h30.

  • Un spectacle pyrotechnique illuminera les remparts de Vannes retraçant l’histoire d’Anne de Bretagne en musique.

 

 

Anne de Bretagne sur France-inter avec Jean Lebrun et Jean Kerhervé

« L’union à la France demeure encore largement ressentie en Bretagne comme une absorption. En 1932, les premiers autonomistes firent même sauter la sculpture qui la célébrait sur la façade de l’Hotel de Ville de Rennes et, depuis, la niche qui l’abritait est vide.

La sculpture représentait Anne de Bretagne, devenue, et par deux fois, reine de France offrant son duché au royaume. C’était l’interprétation qui était donnée du geste  qui heurtait car la duchesse, elle, passait depuis longtemps pour une figure de résistance. Peu à peu s’était construite dans la mémoire la figure d’une duchesse qui aurait été aussi proche de ses chers bretons que distante de la France.

Cette vision relève largement du mythe mais elle convient parfaitement à la Bretagne d’aujourd’hui qui voit son destin comme celui d’une nation invisible dans une indépendance relative. Aussi le 500ème anniversaire de la mort d’Anne -elle a été inhumée à Saint-Denis le 16 février 1514 – est-il accompagné d’innombrables manifestations et évènements à travers la péninsule. Et il n’est pas impossible que son ombre plane samedi sur le prochain rassemblement contre Notre-Dame des Landes dans sa bonne ville de Nantes. »

Emission de Jean Lebrun avec la participation de l’historien Jean Kerhervé.

Pour écouter l’émission, cliquer sur l’image

Jean Lebrun France Inter

Anne de Bretagne, une féodale ? La souveraine d’une principauté ?

Frédéric Morvan

Article de Frédéric Morvan

Agrégé d’histoire, docteur en histoire médiévale (sur les hommes d’armes du duché de Bretagne de 1213 à 1381)

Anne de Bretagne, une féodale ? La souveraine d’une principauté ?

Dans un récent entretien à France 3 Pays de Loire, l’historien moderniste, Alain Croix, mentionne qu’Anne de Bretagne (1477-1514) appartenait à la féodalité.

Qu’en est-il vraiment ?

La féodalité a reposé sur le système de la vassalité conjuguée au fief (le plus souvent l’obtention d’une terre). Le plus souvent, on pense que la féodalité est liée au Moyen Age, c’est oublier facilement qu’elle a perduré en France jusqu’à la Révolution. Ce que l’on ne sait que trop peu est que le duché de Bretagne relevait du duché de Normandie depuis le Xe siècle, mais comme ce dernier fut conquis, avec l’aide des Bretons, au tout début du XIIIe siècle, par le roi Philippe Auguste de France, les ducs de Bretagne devaient prêter hommage aux rois de France. Cet hommage était une formalité ; les rois de France et ducs de Bretagne étant très proches parents. Dans la première moitié du XVe siècle, cela se passait toujours bien, les administratifs (la Chancellerie) royaux de France exigeaient l’hommage lige au duc de Bretagne, qui refusait cette soumission (il fallait se mettre à genoux) et cela finissait par l’intervention du roi de France, impatient d’aller à son banquet, qui remettait cela à un autre jour. Et puis le roi avait si besoin des troupes bretonnes pour combattre les Anglais. Nous étions alors en pleine guerre de Cent ans.

François II, Duc de Bretagne

Avec le roi Louis XI et sa fille, la régente  Anne de Beaujeu, les choses changèrent. Ils affirmèrent leur autorité de monarques féodaux en exigeant l’hommage des ducs de Bretagne, usant très souvent de la force pour l’obtenir. François II, battu, dut obtempérer. Par ailleurs, Anne de Bretagne vit son mariage avec Maximilien d’Autriche annulé sous prétexte qu’elle n’avait pas eu l’autorisation de son seigneur supérieur, le roi de France.  Ce rappel à l’ordre féodal s’explique aisément par le contexte. La monarchie féodale de France se trouvait particulièrement menacée par les progrès de ce que l’on nomme les principautés : la Bourgogne (en fait de la Hollande à la Franche-Comté) à l’Est (dont le régent fut Maximilien d’Autriche) ; au sud-ouest, Foix-Navarre (appartenant à la famille maternelle d’Anne) ; au sud-est, la Provence et bien sûr à l’ouest, la Bretagne.

Les ducs de Bretagne, les souverains d’une principauté

En Bretagne, dans la seconde moitié du XVe siècle, les ducs de Bretagne, ce fut bien sûr le cas d’Anne de Bretagne, se faisaient couronner en la cathédrale de Rennes par l’évêque de Rennes et se titraient ducs par la grâce de Dieu. A la mort de son première époux, Charles VIII, alors veuve, Anne de Bretagne reprit son titre de duchesse de Bretagne par la grâce de Dieu. Cette évolution était appuyée par un nouveau personnel peuplant l’administration, la justice, les finances et l’armée bretonne dont l’organisation était de plus en plus efficace comme le montre les documents d’archives. Par ailleurs, ces principautés étaient souvent riches et ouvertes sur le monde. Le mariage de la mère d’Anne, Marguerite de Foix-Navarre, avec son père, François II, ne doit rien au hasard. Sa mère était une très proche cousine des très riches rois de Portugal, de Castille et d’Aragon, en passe de dominer la Méditerranée et de faire la conquête du Monde. Il ne faut pas oublier qu’Anne était vivante lorsqu’elle apprit que Christophe Colomb envoyé par sa cousine Isabelle la Catholique de Castille avait découvert l’Amérique.

Ces principautés ne faisaient guère confiance en la féodalité, pour elles pas assez efficace et surtout pour ses plus riches membres bien trop proches des rois de France qui les pensionnaient, sans compter leurs immenses biens qu’ils disposaient dans le royaume de France. Leurs  princes, dont François II et Anne, peuvent être considérés comme des souverains car ils préféraient s’adresser à leurs sujets qu’à leurs vassaux.

Anne, la dernière duchesse souveraine de Bretagne

Lorsqu’Anne comprit que son second époux, Louis XII, refusait le mariage de leur fille Claude avec Charles d’Autriche (cousin d’Anne), ce qui permettait à la Bretagne de rester ouverte sur le monde, Charles étant l’héritier du plus grand empire commercial du monde, elle partit en Bretagne dans son duché, pour y faire le « tour », ce que l’on nomme en breton le Tro Breizh. Son but était bien sûr politique. Elle voulait démontrer ainsi à son royal époux qu’elle avait le soutien de ses sujets. Si elle avait été une simple princesse féodale, elle aurait, et c’était son droit, convoqué ses vassaux immédiats (c’était tout ce qu’elle avait droit de faire) en un lieu, comme le fit son ancêtre, Jean II en 1294, à Ploërmel, alors considérée comme une sorte de « capitale du duché ». Mais elle ne le fit pas car elle savait que ces vassaux n’allaient pas venir avec leurs propres vassaux, d’autant plus qu’un certain nombre demeurait à la cour de France ou tout simplement n’appréciaient pas le comportement justement guère féodal de la duchesse-reine. En effet, elle s’adressait directement à leurs propres vassaux, passant au dessus de leurs têtes, considérant tous les Bretons comme ses sujets.

Année Anne de Bretagne 2014: le programme du jeudi 9 janvier

Anna-Vreizh-drapeau-OK

Ce jeudi 9 janvier sera le 500ème anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne,dernière Duchesse souveraine de Bretagne. Plus d’une quarantaine d’événements vont être organisés cette année à cette occasion dans les cinq départements bretons.

Cette Année Anne de Bretagne 2014 commencera avec les événements suivants :

 

–        9 janvier 2014 au FOLGOET (29) : A 11H15 sera célébré un office solennel en mémoire d’Anne de Bretagne au sanctuaire  Notre-Dame du Folgoet (Léon – étape principale  du tro Breizh d’Anne de Bretagne en été 1505) par le recteur Jean-Yves Le Bras. Cet office sera précédé à 10H00 par une conférence à la salle Yves Bleunven sous la forme d’un diaporama sur Anne de Bretagne (présenté par Joel Combot). L’après-midi (14H00) un concert d’orgue, de cornemuse ancienne et de flute sera donné à la basilique par les professeurs du Conservatoire de Musique de Brest Marta Gliozzi et Elodie Bouleitfour. : programme bati autour d’oeuvres contemporaines de la duchesse Anne. A 17H00 réunion conviviale de clôture autour du pot de l’amitié / Organisateurs de la journée : Mr le Maire, Mr le Recteur et Mr le Président des Amis du Folgoet avec la participation d’Ar Vro Pagan.

–        Jeudi 9 janvier 2014 (date anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne) à NANTES : Rassemblement commémoratif en l’honneur d’ANNE de BRETAGNE à 17H00 devant la Statue de la Duchesse Anne située à l’entrée de la porte principale du Château des Ducs : Amener fleurs et drapeaux (organisateur : BRETAGNE REUNIE).

–        9 janvier 2014   à NANTES : Messe à 18H00 en mémoire d’Anne de Bretagne célébrée par le Père Leray, Vicaire épiscopal, Chancelier du Diocèse, dans la chapelle de l’Immaculée  (située près du château des Ducs) construite par la volonté du Duc François II et récemment restaurée.

–        9 janvier 2014   à SAINT-BRIEUC : Messe à 18H30 en mémoire d’Anne de Bretagne à la cathédrale St Etienne de Saint Brieuc, présidée par le Père Antoine Le Meur, curé de la cathédrale.

–        9 janvier 2014, inauguration officielle du nouveau collège Anne de Bretagne à Saint-Herblain.

–        9 janvier 2014 (19H00) : Café littéraire avec Jean-Pierre Le Mat et Etienne Gasche dans les salons de l’Hôtel de Ville à Vannes (organisateur Dihunerien)

Commande de bannières  » Anne de Bretagne 2014 « 

Anna-Vreizh-drapeau-OK

Le Comité Anne de Bretagne 2014 propose une bannière d’ Anne de Bretagne pour 2014.

De format 95 cm sur 120 cm (avec sangle et deux anneaux) , elle s’inspire de la bannière des souverains bretons, semis d’hermines sur fond blanc, avec en son centre le portrait stylisé d’Anne de Bretagne. Réalisée par Mikael Bodlore-Penlaez de l’association vexillologique Bannieloù Breizh , cette bannière au tirage limité est destinée aux associations, organismes et institutions organisant des manifestations autour du personnage d’Anne de Bretagne en 2014. C’est aussi une pièce de collection pour tout particulier intéressé par l’histoire de la Bretagne que l’on pourra faire flotter tout au long de l’année 2014.

Le prix par unité est de 18 € port compris.

Précision: Anne regarde vers la hampe de la bannière.

Merci de nous indiquer dès que possible votre commande par e-mail à annedebretagne2014@free.fr ou par notre fiche de contact

La « librairie » d’Anne de Bretagne

Bibliologie médiévale

Article de Jean-Luc Deuffic sur le site consacré à la bibliologie médiévale.

Anne de Bretagne 3

« La reine a 17 ans, elle est de petite taille, fluette, et elle boite visiblement d’une jambe, bien qu’elle porte des chaussures à haut talon pour cacher sa diformité. Elle a le teint foncé et elle est assez jolie. Sa finesse d’esprit est remarquable pour son âge et une fois qu’elle a décidé de faire quelque chose, elle s’efforce d’y parvenir par n’importe quel moyen et à n’importe quel prix ». (Zaccaria Contarini, ambassadeur de Venise, 1492)

« Pour parler de son savoir, oncques royne ne l’approcha … « (André de la Vigne, Croniques et gestes de Francoys premier, cf. Paris BnF Nlle Acq. Fr. 794, p. 9)

Lire la suite ici http://bibliologiemedievale.wordpress.com/anne-de-bretagne-ses-manuscrits/