Archives pour la catégorie Curiosité

1505: un cantique en breton dédié à Anne de Bretagne

Yves Mahyeuc (vitrail de la basilique de La Guerche-de-Bretagne)

Ouest-France, 19 novembre 2017

par Bernez Rouz

En 1505, le plus vieux cantique breton connu est dédié à Anne de Bretagne.

Les souverains bretons avaient coutume de venir prier au pardon du Folgoët (Léon), l’un des plus célèbres du duché. Anne de Bretagne ne dérogé pas à la tradition. A 28 ans, elle règne sur la Bretagne mais elle est aussi reine de France. Le 19 août 1505, elle est accueillie dans la basilique par le Veni Creator réservé aux grands dignitaires. Mais, surprise, l’hymne séculaire composé en latin au IXe siècle est chanté  en deux langues: Veni Creator Spiritus, Mentes tuorum visita , Deuit Spered krouer ken glan, E eneoù gwan ho pugale.(Venez Esprit créateur, si pur dans les âmes fragiles de vos enfants…).

« Gardienne de notre terre »

L’auteur n’est autre que son confesseur, Yves Mahyeuc, né à Kervoyec en Plouvorn, près du Folgoët.. Il signe d’ailleurs son oeuvre : »Veni Creator an Itron Anna, kempennet gant Yvo Caervoyec en enor d’an Itron Anna, hon dugez-rouanez o pardoniñ er Folgoet » (Le Veni Creator de Dame Anne, arrangé par Yves de Kervoyec, en l’honneur de Mme Anne, notre duchesse-reine en pèlerinage au Folgoët).

Il s’agit du premier cantique breton connu, tout à l’honneur de la souveraine: « Pedomp evit Anna, rouanez ha dugez vat ar Vretoned. Ni ho salud mirer hon glenn. Anna birviken melezour hon neñvoù. Skuilhit ho klizhenn e grasou puilh war bro Breizh » (Prions pour la reine Anne, bonne duchesse des Bretons. Nous vous saluons gardienne de notre terre, Anna à jamais miroir des cieux ! Versez votre rosée en grâces abondantes sur le pays de Bretagne).

Yves Mahyeuc deviendra évèque de Rennes en 1507. Il serait à l’origine du poème officiel écrit en lettres d’or sur la grande scène de la cérémonie où trônait le portrait de Brutus, chef mythique troyen devenu premier roi des Bretons.

On croyait à l’époque que les Bretons descendaient de ce peuple de la Grèce antique. Brutus s’exprime donc en breton: « Me ha ma gwreg monet c’hwek a grepach. Da goñkeriñ ar Breizh-mañ hep mar ebet. E giz nep zo ac’hanon diskennet, pere a gomz eus Troye gwir langaj, hag a vezo betek ar fin en usaj« . ( Moi et ma femme, de partir en douce du pays grec, afin de conquérir sans coup férir cette Bretagne. Mes descendants parlent la vraie langue de Troie, laquelle restera en usage jusuqu’à la fin des temps).

Belle prédiction pour l’aven,ir de la langue bretonne dont l’origine prestigieuse viendrait donc de la plus haute antiquité.

 

Intérieur de la basilique du Folgoët.

 

Publicités

La Cordelière. L’espoir renaît

Le naufrage de la Cordelière et du Régent, deux bateaux emblématiques du début du XVIe siècle, a dû se dérouler entre la pointe Saint-Mathieu (ci-dessus) et l’anse de Bertheaume, à Plougonvelin.

Le Télégramme, 14 novembre 2017

La Cordelière, le bateau d’Anne de Bretagne, alors reine de France, a coulé en 1512 lors d’une bataille navale, emportant avec elle le Régent, vaisseau amiral de la flotte britannique. Les recherches, avec de nouveaux moyens, ont repris pour retrouver ces précieuses épaves à la pointe du Finistère.

Ce 10 août 1512 une réception se déroule sur La Cordelière, la caraque commandée par Hervé de Portzmoguer, dont le nom a ensuite été francisé en Primauguet pour baptiser des navires de guerre de la Royale. Portzmoguer et Primauguet ne sont bien qu’un seul homme !

À cette époque, les Anglais viennent souvent attaquer la pointe bretonne, et ce jour-là une flotte de bateaux anglais et flamands est annoncée devant l’abbaye de Saint-Mathieu, à Plougonvelin. Les amarres sont coupées à la hâte. La Cordelière et La Louise vont au-devant de la flotte anglaise pour protéger le reste des vaisseaux bretons et français qui rentrent par le goulet vers Brest.

Durant la bataille navale, La Cordelière se retrouve en mauvaise posture et Portzmoguer décide d’aller à l’abordage du Régent, le vaisseau amiral anglais. Le feu prend dans la sainte-barbe du bateau breton, la réserve de poudre explose et les deux navires sont envoyés par le fond avec leurs quelque 400 canons et près de 2.000 marins embarqués sur ces grands vaisseaux d’une quarantaine de mètres chacun.

« On va tout reprendre »


« Depuis plusieurs années des recherches ont été menées pour tenter de retrouver l’épave de La Cordelière, notamment par Max Guérout dans les années 1990, à l’aide d’un magnétomètre. Mais il y a beaucoup de matériaux, notamment des câbles sous-marins, sur la zone de recherche qui ont parasité les résultats. Aujourd’hui nous avons des techniques qui doivent nous permettre de retrouver enfin ces épaves. On va tout reprendre méthodiquement », dit Michel L’Hour, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) qui estime la zone de recherche entre la pointe Saint-Mathieu et l’anse de Bertheaume, sur la commune de Plougonvelin.

« Un navire qui fait rêver »


Dans un premier temps, ce sont les archives françaises, mais aussi anglaises, qui sont fouillées par les chercheurs de l’Université de Bretagne sud. « Retrouver le témoignage d’un marin anglais pourrait permettre de préciser le lieu du naufrage », estime le directeur du Drassm.

Ensuite, il s’agit d’étudier la géomorphologie des fonds de ce secteur avec Ifremer et l’aide des moyens techniques de l’École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) de Brest ou du laboratoire d’Informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (IRMM).

« Ce projet me tient beaucoup à coeur parce que je vais bientôt quitter la direction du Drassm. C’est un bâtiment qui fait rêver beaucoup de monde depuis longtemps. J’ai rencontré un vrai engouement autour de ce projet. L’été prochain une campagne de recherches sera réalisée avec le bateau du Drassm, l’André-Malraux », précise Michel L’Hour.

L’épave peut être enfouie sous des sédiments mais les dizaines de canons, couleuvrines et armes très variées de l’époque, devraient tout de même être détectables.

Les plongeurs sollicités


« Il est possible que le site ait déjà été découvert fortuitement par des plongeurs qui ont remonté des objets sans avoir conscience de ce qu’ils venaient de ramener. On recherche des témoignages. Sous l’eau on peut imaginer retrouver une partie de la coque, même si elle a brûlé en partie ou a explosé. Et puis il y a tous les effets personnels des marins. Et il y avait aussi des femmes venues pour la réception et qui n’avaient pas dû pouvoir être débarquées. Ce sont des milliers d’objets qui vont nous révéler beaucoup de choses sur l’époque ».

Le Drassm étant désormais capable d’aller retrouver des épaves à plus de mille mètres, grâce aux outils qu’il a développés, on se dit que La Cordelière ne devrait plus longtemps lui échapper.

 

 

Rennes. Le carton du mariage d’Anne de Bretagne dévoilé

Guillaume Kazerouni, responsable des collections anciennes au musée des Beaux-Arts de Rennes, devant la fresque monumentale, carton du « Mariage d’Anne de Bretagne ». | Ouest-France.

Ouest-France, 14 novembre 2017

La tapisserie a disparu dans l’incendie du Parlement de Bretagne. Mais la fresque qui avait servi à la créer a pu être restaurée par le musée des Beaux-Arts de Rennes. Elle a été inaugurée lundi soir dans la Grand’ chambre du Parlement.

« C’est un moment historique comme ce bâtiment en a connu de très beaux, un moment empreint d’une très forte émotion dans ce lieu symbole de l’union de la Bretagne et de la France », salue Xavier Ronsin, premier président de la Cour d’appel de Rennes, au moment de dévoiler, lundi soir, le carton du Mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII.

Le modèle des tissiers

Un carton, c’est en quelque sorte le patron d’une tapisserie, « la fresque réalisée au préalable et qui sert de modèle aux tissiers », explique Anne Dary, directrice du musée des Beaux-Arts de Rennes.Onze tapisseries historiques avaient ainsi été commandées en 1899 et installées 26 ans plus tard dans les vastes salles du Parlement de Bretagne et en particulier dans la Grand’ chambre.

Carton monumental

On doit ce carton monumental (30 m2) au peintre décorateur, Edouard Toudouze, qui l’a peint entre 1901 et 1907. La tapisserie tissée à partir de ce modèle a disparu dans l’incendie du Parlement de Bretagne, le 4 février 1994. « Des tapisseries avaient pu être sauvées et confiées à un atelier de restauration, explique Anne Dary. Mais, second traumatisme, elles ont péri trois ans plus tard dans un second incendie qui avait ravagé cette fois l’atelier. »

Une restauration de 150 000 €

De ces œuvres inestimables, n’ont été conservés que les fameux cartons qui dormaient, enroulés et quasiment oubliés dans les réserves du musée des Beaux-Arts de Rennes. Il a été décidé de les restaurer, pour 150 000 €.

Des mécènes

L’État mais aussi des mécènes à hauteur de 20 % du budget (entreprises, particuliers, ordre des avocats) ont mis la main à la poche pour financer ce patient travail de remise en état, dont l’une des pièces majeures a été dévoilée hier. « Il faut saluer le travail d’orfèvre des restaurateurs et des agents techniques qui se sont attelés à cette tâche, centimètre par centimètre », souligne Xavier Ronsin. D’autres cartons seront installés dans les mois à venir au Parlement de Bretagne, visité par plus de 5 000 personnes lors des dernières Journées du patrimoine.

Note du Comité: il est à souligner que le thème de ces tapisseries est dans la lignée d’une vision française de l’histoire de Bretagne.

 

Rennes: Noyé, brûlé puis oublié. Le monumental tableau d’Anne de Bretagne de retour au Parlement

Le conservateur du musée de Bretagne Guillaume Kazerouni devant le carton du mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII au parlement de Bretagne. — C. Allain / 20 Minutes

20 minutes , 14 novembre 2017

  • Le tableau monumental d’Anne de Bretagne est de retour au Parlement à Rennes.
  • Ce « brouillon » de la tapisserie réalisée au début du XXe siècle a été restaurée.
  • La tapisserie a brûlé dans l’incendie de son atelier de restauration, après avoir échappé aux flammes en 1994.

« C’est un événement historique ». Premier président de la cour d’appel, Xavier Ronsin n’a pas caché son émotion lundi soir au moment de faire tomber le drap blanc inaugurant le retour d’Anne de Bretagne au Parlement de Bretagne à Rennes. Ce tableau monumental de six mètres sur cinq est un carton, sorte de brouillon, d’une tapisserie aujourd’hui disparue montrant le mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491. Un acte fondateur qui mettra fin à l’indépendance de la région.

Epargnée par l’incendie en 1994, brûlée en 1997

Réalisé par Edouard Toudouze et accroché pour la première fois à Rennes en 1901, ce carton remplace aujourd’hui la tapisserie qui a longtemps recouvert le mur de la Grand’Chambre du Parlement. Epargnée par les flammes lors du dramatique incendie en 1994 mais souillée par l’eau des pompiers, l’œuvre avait brûlé trois ans plus tard dans l’incendie de l’atelier dans lequel elle était restaurée. « Nous avons retrouvé une partie des modèles dans nos réserves. Nous trouvions dommage de ne pas les montrer », témoigne Anne Dary, la directrice du musée des Beaux Arts.

Grâce à l’aide des collectivités et de mécènes, l’œuvre a pu être restaurée et vient d’être accrochée au Parlement, en face de l’imposante tapisserie de Duguesclin, encore plus grande que celle d’Anne de Bretagne.

Au total, ce sont onze tapisseries réalisées par les Gobelins qui ont orné les murs de la salle à partir de 1925. La plus grosse commande de l’histoire de la prestigieuse manufacture, évaluée à plus de dix millions d’euros à l’époque. « Les murs rouge et or étaient de plus en plus critiqués. On y voyait des hermines mais aussi les initiales de Napoléon. Il y avait une incohérence. Beaucoup voulaient les recouvrir », précise Guillaume Kazerouni, responsable des collections anciennes au musée des Beaux Arts.

Pour remplacer les tapisseries brûlées et à jamais disparues, les équipes du musée de Bretagne se sont mises en quête des fameux « brouillons » réalisés avant le tissage. Si certains ont été déchirés, d’autres ont été rangés ici et là et se cachent dans les réserves des musées. « Nous en avons retrouvé certains. Mais nous savons par exemple que l’un des tableaux se trouve au Mobilier National à Paris, parmi les 2.500 cartons qui sont roulés là-bas », poursuit Guillaume Kazerouni.

Les conservateurs du musée et les équipes du Parlement aimeraient en accrocher au moins six et même faire revenir du mobilier dans les années à venir. « L’histoire n’est pas terminée ».

Note du Comité: il est à souligner que le thème de ces tapisseries est dans la lignée d’une vision française de l’histoire de Bretagne.

 

Le Berligou, le vin des Ducs de Bretagne, présenté au grand public.

IMG_3328

C’est ce samedi , par une belle journée de printemps, qu’a eu lieu un petit évènement dans le monde viticole et gastronomique breton .

Le Domaine Poiron-Dabin situé à Château-Thébault au cœur du vignoble breton présentait sa production de Berligou en rouge et en rosé, ce Berligou qui fut le vin de la cour de François II et de sa fille Anne de Bretagne. Grand retour donc de ce vin hautement symbolique pour la Bretagne.

Ce Berligou qui a bien failli disparaître retrouve ainsi une nouvelle jeunesse grâce à ces viticulteurs dynamiques et désormais, les pieds de Berligou ne pourront être plantés qu’en Pays nantais.

IMG_3324

Les visiteurs pour cette journée historique étaient accueillis par Charles Téméraire , François II et Anne de Bretagne, joués par des membres de la famille Poiron-Dabin. A l’appui de leur démarche, l’exposition « Anne de Bretagne et son temps » réalisée par l’Institut Culturel de Bretagne était présentée dans les différentes salles.

IMG_3330

IMG_3369

Pour les amateurs, le Berligou rosé et rouge est dès à présent disponible auprès du domaine.

 

IMG_3368

Le Comité Anne de Bretagne était représenté à cette journée par Didier Lefèvre et Jacques-Yves Le Touze.

Le renouveau du Berligou, le vin des Ducs de Bretagne.

Durant l’année 2014, l’année du 500ème anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne, certains privilégiés dont les membres du Comité Anne de Bretagne avaient pu gouter quelques verres de ce désormais célèbre « Berligou », le vin des Ducs de Bretagne.

Grâce au Domaine Poiron-Dabin, à Château-Thébault, en pays nantais, les Berligous, rosé et rouge, vont être maintenant proposés au grand public.

La résurrection d’un cépage, le Berligou, le vin des Ducs de Bretagne

Après une très longue absence, le vin des Ducs de Bretagne retrouve sa place dans le vignoble nantais, au domaine Poiron Dabin. Deux frères, viticulteurs, Jean-Michel et Laurent Poiron, redonnent ainsi naissance au Berligou pour le grand public.

Les amateurs de vins ne manqueront pas ce nouveau rendez-vous fixé par l’un des plus audacieux domaines de Bretagne.

PoironDabin
Le domaine Poiron Dabin situé dans l’appellation d’origine contrôlée Muscadet Sèvre et Maine, porte tout au long de l’année une attention bienveillante à son environnement, veille avec passion sur son vignoble, pour le plus grand bonheur des amoureux de la région nantaise et des amateurs de l’excellence bretonne. Jean-Michel et Laurent Poiron partagent la même passion pour leur domaine viticole depuis plus de 26 ans. Leur vignoble couvre aujourd’hui
65 hectares. Ils produisent des vins d’une grande régularité : des vins structurés subtils et audacieux issus de 9 cépages aussi différents les uns des autres.
Avec le Berligou, le domaine Poiron Dabin redonne une profondeur historique et culturelle à l’héritage viticole de la région nantaise.

Le Berligou, le vin de la cour de Bretagne

FrancoisIIdeBZH

François II, Duc de Bretagne.

Le Berligou fût offert par Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à son cousin et allié François II, Duc de Bretagne, et père d’Anne de Bretagne. Les vins rosés et rouges font alors prestige sur les tables royales à travers l’Europe. Anne de Bretagne exigera d’ailleurs le service du Berligou à Amboise et au château de Langeais, après être devenue Reine de France.

Anne de Bretagne 1

La statue d’Anne de Bretagne à Nantes.

Oublié, il disparaît partiellement après les crises du XIXème siècle produites par des maladies
venues d’Amérique : l’oïdium, le mildiou et le phylloxera.
C’est en 1930, que le comte de Camiran accompagné de son pépiniériste Joseph Picot de
la Bourchinière à St Fiacre va se rendre à Couëron sur l’ancienne propriété des Ducs de Bretagne à La Chabossière pour retrouver trace de ce fameux Berligou. Le cépage sera
ainsi sauvé de l’oubli.
En 1993, son histoire intéresse un groupe de 12 historiens, techniciens, ingénieurs et vignerons qui vont le sortir de l’oubli. Une étude ampélographie (analyse des particularités variétales) va révéler qu’il s’agit d’un cépage rare et introuvable ailleurs. Il serait probablement un des aïeux
du Pinot Noir actuel.

Le renouveau en 2016

Jean-Michel et Laurent Poiron ont alors planté 1 ,5 hectares en 2011 pour cueillir les premières grappes en 2014. Le jus a fermenté et séjourné 1 an en fût de chêne breton de la forêt du Gavre… Clin d’œil au Duc François II qui n’aurait jamais été chercher son bois en forêt du Limousin, chez son cousin et néanmoins ennemi mortel, Louis XI de France.
Après 6 mois en cuve nantaise verrée, la mise en bouteilles est effectuée en avril 2016.

Lancement le samedi 28 mai

Berligou rouge

Le Berligou rouge

Uniques vignerons récoltants à produire le Berligou en vin rouge, Jean-Michel et Laurent
présentent au grand jour leur première cuvée, témoignage gastronomique du patrimoine de la
région nantaise et de la Bretagne ainsi que le Berligou rosé 2015.

Berligou rosé

Le Berligou rosé

Pour découvrir ces vins qui ont marqué l’histoire de la Bretagne , ils vous donnent rendez-vous sur le domaine le samedi 28 mai de 10h à 22h. Au programme: dégustation des vins, ambiance début Renaissance, exposition sur Anne de Bretagne et son temps ( production ICB).

Renseignements : 02 40 06 56 42

Anne de Bretagne et … la galette-saucisse !

galette-saucisse

Libération, 19 décembre 2014

Mi-chaud mi-froid, ce hot-dog breton à base de blé noir est un symbole du patrimoine local. Tant qu’on ne le badigeonne pas de moutarde…

(….)

Pourquoi cette précision ? Parce que la galette-saucisse est un en-cas purement gallo, donc haut-breton. Du reste, le terme de galette n’existe pas en Basse-Bretagne où lui est préférée la dénomination de crêpe de blé noir, ou bien de sarrasin (salée, donc), par opposition à la crêpe de froment (sucrée). Mais revenons à nos cochons. Et tout d’abord au blé noir – «polygonacée importée d’Asie, qui n’est pas une céréale»,précise doctement Benjamin Keltz -, «massivement semé dans la région au XVe siècle sous les encouragements d’Anne de Bretagne», qui devient la base de l’alimentation bretonne. Pour ce qui est de la saucisse, nul besoin de développer l’ancrage du cochon dans la région, dont les élevages, principalement en Côtes-d’Armor et dans le Finistère, représentent 90% de la production porcine française.

(….)