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Château de Goulaine, du 18 octobre au 2 novembre : « Si Anne de Bretagne m’était contée » .

Goulaine

Du 18 octobre au 2 novembre, le château de Goulaine accueille une exposition temporaire sur le thème d’Anne de Bretagne. Avec la collaboration d’Alan Simon, créateur, de l’opéra rock « Anne de Bretagne », le château devient le théâtre de la vie de la Duchesse.

L’EXPOSITION

Le 20 septembre, se produisait au Zénith de Nantes, la dernière de l’opéra rock, « Anne de Bretagne ». Pour ce magnifique spectacle retraçant la vie d’Anne de Bretagne, un nombre d’objets, de costumes et accessoires ont été créés. 

Lors des vacances de la Toussaint, petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir la vie passionnante de la duchesse. Les costumes du spectacle s’invitent dans les différents salons du château. Une vingtaine de panneaux, reproduisant les plus belles enluminures et un texte original, d’Alan Simon, seront exposés. Les planches originales de la BD « Anne de Bretagne », signées par Jean-Marie Michaud et Etienne Gasche, seront également présentes et en vente.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir le spectacle, Alan Simon a tout prévu. Une projection permanente du spectacle « Anne de Bretagne », tourné au château des Ducs de Bretagne, à Nantes et la mise en place des meilleurs clichés, pris durant la tournée de 2009 à 2014. Vous pourrez ainsi vous immerger dans ce fabuleux spectacle. 

Le château de Goulaine, quant à lui, dévoile lors de ces deux semaines, un trésor bien à lui : les petits chaussons de la Duchesse qui demeurent en cours d’expertise.

VEILLÉES MUSICALES

Alan Simon accompagné du groupe Dana (harpe celtique et guitare), vous invitent à deux veillées musicales. Les samedis 18 octobre et 1er novembre, à 20h30, Alan Simon racontera l’histoire à la fois, belle et tragique, de cette reine de France. Ces soirées s’achèveront par un verre de l’amitié au coin du feu.

Durant l’exposition, CD, livres Tee-shirts seront en vente et chacun pourra déguster le fameux Berligou, le vin de François II, dernier duc de Bretagne et père de la duchesse.

INFORMATIONS :

Le château, la volière aux papillons, le Musée officiel LU mais aussi l’exposition sont ouverts et accessibles, tous les jours, de 14h à 18h30. Les tarifs sont de 9€ pour les adultes, 5,50€ pour les enfants de 4 à 16 ans et de 7,50€ pour les étudiants.

Les samedis 18 octobre et 1er novembre, à 20h30 deux veillées musicales. La date du 1er novembre reste sous réserve du nombre de participants. Les places sont en vente sur tickenet et francebillet mais aussi sur place le soir même, dans la limite des 135 places. Tarif unique de 15 euros. Durée : 1h30 – 2h environ.

Renseignements : 02 40 54 91 42. et places sur : vente des billets.

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Mardi 14 octobre sur France 2, les secrets d’histoire d’Anne de Bretagne s’invitent chez Stéphane Bern

France 3 Nantes

Article de Xavier Colombier

Stéphane Bern raconte les secrets d'histoire d'Anne de Bretagne. © Secret d'histoire / JLR production / France Télévisions

Mardi 14 octobre, Stéphane Bern perce sur France 2 les secrets d’histoire d’Anne de Bretagne, l’ultime duchesse, la deux fois reine de France.

Ses secrets

500 ans après sa mort, Anne de Bretagne reste un mystère sur bien des points. La deux fois souveraine de France, l’ultime duchesse d’une Bretagne quasiment indépendante a vu son histoire revisitée par de nombreux histrions . Symbole de résistance, garante de l’identité bretonne, première identitaire, bonnet rouge avant l’heure ?
Emblème d’une Bretagne fière et unique, est-elle finalement celle que l’on croit?
Anne est avant tout une souveraine d’un moyen-âge finissant, prise de guerre d’un mari, roi vainqueur de son père François II, battu jusque devant son château de Nantes.
Pieuse, le Pape Alexandre Borgia  permit son deuxième mariage avec Louis XII, le cousin germain de son premier mari Charles VIII . Elle fut avant tout une femme soumise à la raison d’Etat. Alexandre annulera le mariage de Jeanne de France avec Louis XII, allié de son fils Cesare. Ce premier mariage avait été organisé par Louis XI pour se débarrasser de la branche rivale des Valois Orléans. Peine perdue.

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Promise au pire ennemi de la France

Anne de Bretagne c’est la duchesse destinée par son père François II à Maximilien d’Autriche l’ennemi de la France voisine. Le fils de Louis XI, Charles VIII ira jusqu’à assiéger à Nantes l’héritière du duché pour éviter l’union de la Bretagne avec le Saint Empire Germanique. Elle deviendra Reine de France puis à nouveau reine, quand elle épousa le cousin de Charles, à la mort de ce dernier, Louis d’Orléans, Louis XII.

The story of Ann of Brittany close to Sansa Stark’s Game of Thrones #GoT #GoTSeason4 petitlien.fr/75tw

Reine de la Renaissance

Ses deux royaux époux iront guerroyer en Italie en plein ébullition après la chute de Byzance  et en perpétuelle lutte d’influence entre provinces et États pontificaux. Cette contemporaine de Machiavel, Leonard de Vinci et Lucrèce Borgia accompagnera le mouvement. La résidence des ducs deviendra le premier château de la Loire (1) à l’influence renaissance. Le gisant de ses parents commandé par Anne, aujourd’hui visible en la cathédrale St Pierre St Paul de Nantes est l’expression du début d’une révolution artistique. Le retour d’une représentation classique du corps.
Anne, la deux fois Reine, est morte à Blois en 1514, elle avait 37 ans.

(1) Note du Comité: contrairement à ce que dit cet article le château des Ducs de Bretagne à Nantes n’est pas un « château de la Loire » au sens que l’on entend habituellement ie « du val de Loire ».

Nantes: à la découverte d’Anne de Bretagne pour les grands et les petits.

De nombreuses animations sont organisées ces prochains jours à Nantes autour d’Anne de Bretagne pour les grands et les petits.

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Au Château des Ducs de Bretagne à Nantes

Autour du cœur d’Anne de Bretagne

Venez découvrir ou redécouvrir la vie de la duchesse Anne de Bretagne dans le château qui l’a vu grandir !
Cas unique dans l’histoire de France, elle devient deux fois reine en épousant Charles VIII puis Louis XII. A l’occasion du 5e centenaire de sa mort, le château accueille à nouveau l’écrin en or de son cœur.
Outre la présentation de cet objet exceptionnel, la visite relate les funérailles royales d’Anne de Bretagne au travers de manuscrits et récits exposés. Elle est aussi l’occasion de parcourir certaines salles et d’évoquer la fonction et l’histoire du château à la fin du Moyen Âge.

Durée : 1h30

Tous les samedis et dimanches à 15h30 jusqu’au 18 mai
Jusqu’au 11 mai : tous les jours à 15h30 (sauf le lundi)

Pour un meilleur confort, le nombre de places est adapté à chaque visite, il est conseillé de réserver.

Réservation en ligne, au 0811 46 46 44 ou à l’accueil du musée.

 

En quête du lieu secret (pour les 7 – 11 ans)

En quête du lieu secret

 

Un parchemin concernant le château a récemment été découvert… Il mentionne un espace discret, coupé de l’agitation de la cour et, dit-on, particulièrement apprécié par Anne de Bretagne… Ta mission : trouver ce lieu !

Pour avancer dans tes recherches, tu devras parcourir les nombreux espaces du château. Dans chacun d’eux, tu seras mis au défi par un jeu, une énigme ou une épreuve physique. Seule ta réussite t’autorisera à poursuivre ta quête. Acceptes-tu cette mission ?

Informations pratiques

Durée : 2h

Jeudi 8, vendredi 9, samedis 10, 17, 24 et 31 mai à 14h30

Pour un meilleur confort, le nombre de places est adapté à chaque visite, il est conseillé de réserver.

Réservation en ligne, au 0811 46 46 44 ou à l’accueil du musée.

 

Panique chez les ducs de Bretagne! (pour les 4-6 ans)

Panique chez les ducs de Bretagne

 

C’est une histoire de fou ! La princesse Anne a fouillé partout… mais impossible de retrouver le précieux cadeau que son père, le duc François, lui a confié. Le duc de Bretagne avait prévu de l’offrir au chevalier qui gagnerait le tournoi qu’il organise. La princesse serait-elle tête en l’air ?

Il faut absolument l’aider à retrouver ce cadeau sinon, le tournoi ne pourra pas avoir lieu : ce serait une ca-ta-strophe !

Informations pratiques

Durée : 1h30

Jeudi 8, vendredi 9, samedis 10, 17, 24 et 31 mai à 10h15
Mercredis 14, 21 et 28 mai à 14h30

Pour un meilleur confort, le nombre de places est adapté à chaque visite, il est conseillé de réserver.

Réservation en ligne, au 0811 46 46 44 ou à l’accueil du musée.

 

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A travers la vieille ville de Nantes

Sur les pas d’Anne de Bretagne Découvrez sa ville natale, à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort

Jeudi 08 mai 2014, de 10:30 à 12:30
Samedi 10 mai 2014, de 10:30 à 12:30
Samedi 17 mai 2014, de 10:30 à 12:30

Descriptif

A travers les ruelles de l’ancienne ville close, laissez-vous guider vers les lieux évocateurs ou disparus où Anne de Bretagne, alors duchesse, vécut. C’est aussi une Reine dans sa ville natale que vous redécouvrirez : cette Nantaise eut un rôle politique mais aussi un rôle de mécène.
Du château où elle est née à la place du Bouffay, en passant par la cathédrale où reposent ses parents, c’est la Bretagne du Moyen-Age que l’on découvre.

Informations pratiques

Tarif indicatif
7€ plein tarif / 4€ tarif réduit / Gratuit – 12 ans

Contact 0892 464 044 (0,34€/mn)

Lieu

9 rue des Etats , 44000 Nantes

Anne de Bretagne sur le petit écran (France 2 et France 3)

Alors que des équipes tournent actuellement à travers la Bretagne pour préparer le numéro de « Secrets d’Histoire », l’émission de Stéphane Bern, consacrée à Anne de Bretagne et dont la diffusion est prévue sur France 2 fin mai, c’est jeudi dernier qu’était tournée une émission spéciale de France 3 Nantes au Château des Ducs de Bretagne sur l’histoire d’Anne de Bretagne.

Photos Rémi Valais.

Animée par Emmanuel Faure, l’émission accueillait notamment Pierre-Gilles Girault, directeur adjoint du château de Blois, Didier Le Fur, médiéviste de l’école historique française (1), Marie-Hélène Jouzeau, directrice du patrimoine de la ville de Nantes et ancienne directrice du château des Ducs, Alan Simon, compositeur de l’opéra rock « Anne de Bretagne » (et membre du Comité Anne de Bretagne 2014), et Jacky Flippot, maire-adjoint de Blain en charge du patrimoine, et représentant du Comité Anne de Bretagne 2014.

Cette émission sera diffusée ce vendredi 25 avril sur France 3 « Pays de Loire » et donc uniquement en Loire-Atlantique (et les départements dits « ligériens » et pas dans les 4 autres départements bretons) . (Rediffusion samedi 26 mai à 15h25) . L’émission devrait être disponible sur le site internet de France 3 Nantes dans les jours suivants.

(1) Nous y reviendrons dans les semaines à venir mais depuis des siècles à partir de faits historiques plus ou moins avérés s’affrontent chroniqueurs et historiens bretons et français, les uns affirmant les droits et la souveraineté de la Bretagne, les autres rabaissant en permanence la Bretagne à l’état de dépendance des rois français, M Le Fur est un digne représentant de cette école historique française. Pour avoir une perspective différente, il est intéressant d’aller consulter les travaux des historiens anglais, espagnols, allemands, etc…. ce qui permet de constater que leurs points de vue sont beaucoup plus proches de celui de l’école historique bretonne.

 

Mercredi 23 avril au château des Ducs de Bretagne à Nantes, conférence « Les collections d’objets d’art d’Anne de Bretagne » .

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Initialement programmée le 23 avril, cette conférence est reportée à une date ultérieure.

Mercredi 23 avril au château des Ducs de Bretagne à Nantes, conférence « Les collections d’objets d’art d’Anne de Bretagne » .

Conférence en partenariat avec l’Institut culturel de Bretagne, par Caroline Vrand, archiviste paléographe, conservatrice du patrimoine au Service des musées de France .

En tant qu’héritière des ducs de Bretagne – par son père le duc François II (1459-1488) – et du roi de France Charles VIII – son premier époux royal mort en 1498 -, la reine Anne de Bretagne possédait une très importante collection d’art, qui comptait assurément parmi les plus riches collections princières du royaume de France à l’aube de la Renaissance. Peu de ces œuvres sont malheureusement parvenues jusqu’à nous, mais l’ampleur de cet ensemble peut être appréhendé grâce aux sources écrites contemporaines et notamment grâce à des registres de gestion tenus par les officiers qui avaient la charge des collections d’Anne de Bretagne. À la lecture de ces documents, les collections de la reine se dessinent et se dévoilent dans leur variété, tout à la fois orfèvrerie, profane ou religieuse, vases en pierre dure et en verre, tapisseries, historiées ou non, ainsi que quelques peintures sur panneau.

Informations pratiques

À 18h30
Tour du fer à cheval, 1er étage
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Samedi 19 avril matin, visite sur les pas d’Anne de Bretagne à Nantes .

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Samedi 19 avril, de 10h30 à 12h30, à Nantes, visite sur les pas d’Anne de Bretagne, organisée par Nantes Tourisme. A travers les ruelles de l’ancienne ville close, laissez-vous guider vers les lieux évocateurs ou disparus où Anne de Bretagne, alors duchesse, vécut. C’est aussi une Reine dans sa ville natale que vous redécouvrirez : cette Nantaise eut un rôle politique mais aussi un rôle de mécène.
Du château où elle est née à la place du Bouffay, en passant par la cathédrale où reposent ses parents, c’est la Bretagne du Moyen-Age que l’on découvre.

Contact au 0892 464 044.

Une fois terminée cette visite, vous pourrez participer à la manifestation pour la réunification de la Bretagne, place de Bretagne à Nantes, 15h.

Sur les pas d’Anne de Bretagne, une visite guidée au cœur de l’histoire de Nantes

France 3 Nantes, 15 avril 2014

A l’occasion du 500e anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, l’office de tourisme de Nantes propose jusqu’au 17 mai une dizaine de visites guidées à travers la ville pour découvrir les lieux que la duchesse a pu fréquenter. Nous nous sommes invités à l’une d’entre-elles…

  • Par Eric Guillaud
© éric guillaud
© éric guillaud
Anne de Bretagne aimait-elle le soleil ? Peut-être que non, à cette époque-là, à Nantes ou ailleurs, la mode était à la peau blanche. Quant à nous, nous ne bouderons pas notre plaisir, en ce doux samedi d’avril, le ciel est d’un bleu éclatant et le soleil réconfortant. Un temps idéal pour se lancer sur les pas d’Anne de Bretagne, un parcours de deux kilomètres à peine à travers la ville. C’est parti…
© Capture d'écran Google Maps
© Capture d’écran Google Maps

Et c’est Françoise de Cossette qui nous guide. Françoise est guide conférencière, professeur d’histoire de l’art à l’école Brassart et à l’université permanente pour l’association Artaban qui oeuvre pour la promotion de l’art et du patrimoine.

Nous sommes huit ce jour-là à vouloir tout connaître d’Anne de Bretagne : deux jeunes femmes suisses, une Parisienne et cinq Nantais. Premier constat, la proximité n’exclut pas l’ignorance et la soif de connaissance. Elle n’exclut pas non plus l’indifférence, huit personnes en cette année de célébration peut sembler finalement assez peu.

© éric guillaud
© éric guillaud

Une petite présentation générale de la matinée et nous rejoignons la ligne de départ, le château, pour un rappel du contexte historique et un premier survol de l’existence d’Anne de Bretagne, depuis sa naissance ici au château de Nantes jusqu’à sa mort au château de Blois.

L’occasion aussi d’évoquer ce joyau dont les Nantais sont si fiers. De robustes remparts en granit et schiste côté ville, un palais résidentiel en pierre de tuffeau côté cour, le château annonce la couleur : l’époque d’Anne de Bretagne se situe quelque part entre le moyen-âge et la Renaissance, un moment clé de l’histoire de France.

© éric guillaud
© éric guillaud

Bien que Anne vécut finalement relativement peu entre les murs du château de Nantes puisqu’elle se maria et devint reine de France à l’âge de 14 ans, elle eut tout de même le temps de laisser sa marque, nous précise Françoise de Cossette, par différents travaux d’embellissement comme les deux magnifiques étages de loggias ajoutés à la tour de la Couronne d’Or.

Réuni au pied de la tour, le groupe écoute religieusement Françoise de Cossette. Angela et Nicolle viennent de Lausanne où elles sont respectivement coach pour entreprises et responsable à La Poste suisse. Elles n’ont jamais entendu parler d’Anne de Bretagne, très peu de l’histoire de France d’ailleurs, un chouillat quand même du Roi Soleil. « Avant d’aller en Bretagne cet été, nous voulions découvrir Nantes et son histoire qui nous semblait particulièrement riche. Les visites guidées nous permettent de mieux comprendre l’histoire et de ne pas passer à côté de quelque chose d’important » .

© éric guillaud
© éric guillaud

Avant de quitter la cour du château, tous les regards se tournent une dernière fois vers la magnifique façade blanche, avec l’espoir peut-être de découvrir derrière quelle fenêtre put bien naître la duchesse. Nous n’en saurons rien aujourd’hui. Le mystère fait aussi partie de l’histoire du château et de la duchesse Anne.

Direction le cours Saint-Pierre puis la place Marc Elder où se trouve le bronze d’Anne de Bretagne réalisé par Jean Fréour au début des années 2000. Largement imprégné de la culture bretonne, issu du mouvement artistique breton Seiz Breur, Jean Fréour a représenté la duchesse en bonne paysanne bretonne, un large manteau sur le dos, un robe simple, des sabots aux pieds. C’est le mythe de la duchesse en sabots, proche du peuple. D’ailleurs, posée à même le sol, la statue permet à chacun d’approcher la duchesse, de toucher le mythe…

© éric guillaud
© éric guillaud

Le bronze est magnifique, la femme représentée plutôt belle. Mais Anne de Bretagne ressemblait-elle vraiment à ça ? Difficile à dire, à l’époque, les représentations n’avaient aucun souci de ressemblance, il fallait juste mettre en valeur la fonction. Un peu plus loin dans la visite, Françoise nous montrera un portrait de la duchesse, pas aussi flatteur !

© éric guillaud
© éric guillaud

Haut du front épilé, nez disgracieux… une chose est sûre, cette Anne de Bretagne là correspond moins aux codes actuels de la beauté.

Nous empruntons ensuite la rue du Château, débouchons sur la place du Pilori, le cœur de la cité à l’époque d’Anne de Bretagne.

Audrey est parisienne, elle travaille dans le marketing. Avec son amie Marine, auditrice interne, elles ont décidé de se joindre à l’expédition pour découvrir le personnage et plus encore la ville. Marine est nantaise, elle connaît donc parfaitement les ruelles du centre-ville, surtout les boutiques qu’elles abritent, peut-être moins l’histoire et l’architecture des lieux. C’est le sens de leur présence ce matin…

© éric guillaud
© éric guillaud

On remonte maintenant la rue de Briord où se cachent les vestiges de deux hôtels particuliers, dont celui de la préceptrice d’Anne de Bretagne, Françoise de Dinan. L’occasion pour Françoise de Cossette de nous rappeler que l’éducation de la duchesse Anne reposait sur l’enseignement des lettres, du latin, du grec, et qu’elle ne parlait pas breton.

Le choc ! Un mythe s’effondre. Ainsi donc, celle que beaucoup considèrent comme une icône de la Bretagne indépendante ne parlait pas la langue celtique mais le français.

© éric guillaud
© éric guillaud

Cela ne surprend guère Patrick. Pour lui, qu’elle ait ou non parlé le breton n’enlève rien à ce qu’elle a fait. D’ailleurs, s’interroge-t-il, « qu’a-t-elle vraiment fait ? Est ce qu’elle a favorisé le rattachement de la Bretagne à la France ou résisté comme elle pouvait aux velléités des rois de France et sauvé ce qu’elle pouvait ?« . Sur ce point, les analyses divergent et la part d’ombre et de mystère qui enveloppe cette histoire permet à chacun d’imaginer sa propre réalité.

Patrick est un chef d’entreprise aujourd’hui à la retraite. Il habite à côté de Nantes et se sent profondément breton. Il connaît plutôt bien cette époque et cette visite guidée est pour lui l’occasion de rafraîchir sa mémoire. Et si la réforme territoriale annoncée par le nouveau Premier ministre Manuel Valls se concrétisait, Patrick trouverait logique que la Loire-Atlantique soit rattachée à la Bretagne : « Après tout, le château des ducs de Bretagne ne se trouve-t-il pas à Nantes ? ».

© éric guillaud
© éric guillaud

Mais chut, la visite se poursuit. Après un petit détour par la préfecture ou se trouvaient à l’époque la chambre des comptes de Bretagne et la ménagerie du duc avec ses lions, loups et autres lynx, le petit groupe arrive à un moment clé de la visite : la cathédrale. C’est ici que se trouve le tombeau de François II et de Marguerite de Foix, les parents d’Anne de Bretagne. Un monument dessiné par Jean Pérréal et exécuté par le sculpteur Michel Colombe. Commandé par Anne en 1499, le chantier occupa cinq compagnons, tailleurs de pierre et sculpteurs, pendant cinq ans. Et le résultat est des plus imposants !

Le groupe de visiteurs, très sage, très attentif depuis le début, s’attarde, fait le tour du monument, s’approche pour apprécier les détails et peut-être voyager un instant, un instant seulement, dans le temps…

© éric guillaud
© éric guillaud

La visite s’achève. Chacun repart vers ses occupations quotidiennes avec le sentiment d’en savoir un peu plus sur le parcours exceptionnel de cette femme qui fût deux fois reine de France. Ses funérailles qui durèrent quarante jours marquèrent les esprits au point de servir de référence pour les funérailles royales jusqu’à la Révolution française. « Un mythe était né, un mythe folklorique mais sympathique »,  conclut notre guide d’un jour Françoise de Cossette.

Plus d’infos sur la visite Sur les pas d’Anne de Bretagne organisée jusqu’au 17 mai par l’office de tourisme de Nantes