Réunification de la Bretagne: pour la consultation des habitants de Loire-Atlantique

Le Comité Anne de Bretagne félicite Bretagne Réunie pour la collecte des 100 000 signatures demandant l’organisation d’une consultation des habitants de Loire-Atlantique pour une éventuelle réunification de la Bretagne.
Alors que la démocratie connait de graves soubresauts dans ce pays, il serait désormais impensable que le Conseil départemental réponde à cette forte mobilisation par un simple vote en interne: il est de fait urgent que la parole soit donnée à l’ensemble des citoyens de Loire-Atlantique pour qu’ils puissent décider en toute connaissance de cause de leur futur au sein d’une Bretagne réunifiée ou non.
Ce débat traine depuis des décennies sans que les élus n’aient été jusqu’à présent capables de le résoudre. La demande d’une consultation est là, clairement soutenue par plus de 10% du corps électoral (ce qui ferait l’équivalent de 5 000 000 de personnes au niveau français !) , il serait inacceptable que le Conseil départemental de Loire-Atlantique contourne la question en l’enterrant par un vote restreint aux seuls conseillers départementaux.
Le Comité Anne de Bretagne et ses 27 associations membres appellent le Conseil départemental à mettre en place rapidement  cette consultation référendaire. C’est la démocratie qui le demande.
Comité Anne de Bretagne
Publicités

Réunification de la Bretagne: non, Mme Morançais, le débat n’est pas clos !

Communiqué Comité Anne de Bretagne

François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, député de Nantes, vient d’affirmer récemment que la réunification devait se faire au plus vite, évidence partagée par nombre d’habitants de Loire-Atlantique et du reste de la Bretagne. Ce à quoi répond Mme Morançais, présidente de la région administrative “pays de Loire” que “la région a toujours eu à cœur de défendre l’identité de ses territoires…” “des Marches de Bretagne jusqu’à la vallée de la Loire” ……

Pour en rester aux domaines de l’histoire et du patrimoine qui sont la raison d’être du Comité Anne de Bretagne, nous souhaitons apporter les précisions suivantes :

– les Marches de Bretagne marquent la frontière historique de la Bretagne grosso-modo de Saint-Malo à Clisson en passant par Fougères ou encore Ancenis, la Loire-atlantique est donc bien en Bretagne

– contrairement à ce que dit Mme Morançais, la région administrative ne favorise en rien le développement harmonieux de la culture et de l’identité bretonnes des habitants de Loire-Atlantique: pire par sa communication et ses actions, cette région tente de gommer la dimension bretonne de ce département en faisant disparaitre le nom même de la Bretagne, en utilisant systématiquement l’adjectif “ligérien” à la place de “breton” dans ses politiques en Loire-Atlantique, en promouvant dans les lycées une délirante “histoire des pays de Loire” là où les lycéens devraient apprendre l’histoire de la Bretagne. Pour tout un chacun, il est clair que l’action de cette région factice a pour but en Loire-Atlantique de construire une “identité ligérienne” en gommant toute référence à la Bretagne. Ce qui est un véritable non-sens et un vrai scandale démocratique. Sans oublier la langue bretonne qui du fait de cette partition, subit une véritable discrimination en Loire-Atlantique par rapport au reste de la Bretagne.

Alors non, Mme Morançais, le débat n’est pas clos bien au contraire et il trouvera sa conclusion dans la réunification de la Bretagne que nous souhaitons la plus  rapide possible à l’instar de François de Rugy. C’est une question de démocratie, c’est une question de respect des de l’identité et de la culture des habitants de Loire-Atlantique.

Personne ici n’a demandé de faire partie des pays de Loire (et d’ailleurs on ne le leur a jamais demandé …. ) alors que nombreux sont ceux qui souhaitent  ardemment la réunification de la Bretagne.

Le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne retrouvé ! soulagement et questionnements

Le Comité Anne de Bretagne félicite les services de police pour avoir retrouvé aussi rapidement le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne et exprime un véritable soulagement devant le dénouement de cette affaire qui mettait sérieusement en péril l’un des symboles les plus importants de la Bretagne .
Il va être désormais temps de réfléchir au problème qu’a posé ce vol et plus globalement, à la place du patrimoine et de l’histoire de la Bretagne à Nantes.
En ce sens, le Comité Anne de Bretagne va prochainement rencontrer le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, M Philippe Grosvalet,  pour évoquer ces différentes questions.

Exclusif Le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne retrouvé à Saint-Nazaire

Presse-Océan, le 21 avril 2018

Information Presse Océan. Les équipes de la Police judiciaire viennent de retrouver le reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne. « Il semble en bon état, intact », indique le procureur de la République de Nantes. La pièce d’une valeur inestimable avait été dérobée dans la nuit du 13 au 14 avril au musée Dobrée à Nantes. Les autres objets volés, une statuette et des pièces d’or, sont également récupérés.

Menée tambour battant, l’enquête de la Police judiciaire de Nantes s’est encore accélérée ce samedi 21 avril après-midi. Le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne vient d’être retrouvé dans le secteur de Saint-Nazaire.

Cette pièce unique a été dérobée il y a une semaine au cours de la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril, à 3 h 30. Quatre individus, visages masqués, ont tenté de forcer l’entrée du musée archéologique Dobrée par la façade du bâtiment. Faute de succès, ils ont fait le tour et ont fracturé un accès par derrière. À l’intérieur, ils ont explosé des vitrines à coups de masse, ainsi que le révèlent les images des caméras de vidéosurveillance, et fait main basse sur le reliquaire en or, pièce d’orfèvrerie exceptionnelle datant de 1514, ainsi que sur une cinquantaine de pièces d’or et une statuette hindoue dorée.

Trois hommes, originaires de la région nazairenne, étaient en garde à vue vendredi 20 avril. Deux suspects, âgés de 22 et 23 ans, ont été mis en examen ce samedi pour association de malfaiteurs et vol de biens culturels. Ils ont été placés en détention provisoire.

Les deux suspects contestaient jusqu’à ce matin toute participation aux faits, selon une source proche du dossier.

Deux autres individus sont toujours activement recherchés.

« Pas de complicité interne »

L’alarme du musée s’est déclenchée et le gardien sur place, n’a pas constaté de traces de vol. « Mais aucune complicité interne n’est en cause dans cette affaire », précise le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Nantes. Deux hommes mis en examen, pas de trace du reliquaire

photo l’écrin du cœur d’anne de bretagne a été volé dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril, au sein du musée dobrée, à nantes.  © ouest-france

Ouest-France, 21 avril 2018

Une semaine après le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne, au musée Dobrée, à Nantes, deux hommes sont présentés ce samedi matin à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen pour association de malfaiteurs et vol d’un bien culturel exposé dans un musée. Les deux suspects contestent toute implication dans la disparition dans cette œuvre patrimoniale maîtresse, toujours introuvable.

Deux hommes interpellés et placés en garde à vue après le vol du reliquaire du cœur d’Anne-de-Bretagne, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril, au musée Dobrée, sont ce samedi matin 21 avril présentés à un magistrat du parquet de Nantes. Le procureur de la République a demandé leur mise en examen pour association de malfaiteurs et vol d’un bien culturel exposé dans un musée, aggravé par la dissimulation du visage. Leur placement en détention provisoire a également été demandé. Un troisième jeune homme, mineur, avait été également interpellé. Il a été remis en liberté ce samedi matin, et serait hors de cause.

Patrimoine culturel national

Pour l’heure, ces deux suspects, originaires de l’Ouest du département, âgés de 22 et 23 ans, nient toute implication dans le vol. Pendant le temps des gardes à vue, des perquisitions ont été menées par les équipes de la police judiciaire nantaise. Elles n’ont rien donné. Le reliquaire,  « un objet appartenant au patrimoine culturel national » , reste introuvable.  « Le récupérer reste l’objectif majeur des enquêteurs qui mènent de lourdes investigations depuis une semaine ».

Au cours de cette nuit du 13 au 14 avril, l’alarme s’est déclenchée vers 3 h 30. « Les voleurs ont essayé de rentrer par la façade mais n’ont pas réussi. Ils sont entrés par l’arrière du bâtiment en fracturant une issue. »  Un gardien de nuit était présent mais « n’a pas constaté de traces du vol ». Ce n’est que le samedi matin que le personnel découvre que des vitrines ont été brisées et que des objets ont disparu : le reliquaire, mais aussi une statuette hindoue et une cinquantaine de pièces d’or.  « Nous sommes face à un comportement de délinquants locaux et de droit commun plutôt qu’à une organisation structurée »  précise le procureur.

Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, dénonce le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne.

A l’instant à Brest, lors d’une réunion plénière du Conseil régional de Bretagne, le président  Loig Chesnais-Girard dénonce le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne comme une atteinte à l’identité, à l’histoire de toute la Bretagne, Loire-Atlantique comprise, et lance un appel aux ravisseurs devant l’ensemble des élus régionaux.

Peu d’espoir de retrouver intact le cœur reliquaire d’Anne de Bretagne

France Bleu Bretagne, 18 avril 2018

Selon nos informations, après le vol du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne dans la nuit du 13 au 14 avril au musée Dobrée, la police judiciaire de Nantes a peu d’espoir de retrouver intact l’écrin en or. Il aurait été dérobé pour être fondu.

Le reliquaire d'Anne de Bretagne, en 2014

Selon les informations de France Bleu Loire Océan, la police judiciaire est « inquiète » sur le devenir du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, de la statuette hindoue dorée et des dizaines de pièces d’or dérobés dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril au musée Dobrée de Nantes.

En effet, au vu du mode opératoire, tout porte à croire que l’objectif des voleurs était de « fondre cet or pour en faire des lingots ». L’hypothèse d’un collectionneur qui aurait « commandé » ce vol aurait donc du plomb dans l’aile. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à l’antenne nantaise de la PJ et à l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels, le cambriolage « porte très probablement la signature de personnes issues de la communauté des gens du voyage » : selon nos informations, les vitrines où se trouvaient ces objets ont été détruites « à coups de masse », ce qui est un procédé caractéristique.

Les quatre cambrioleurs se seraient laissés enfermer dans le musée vendredi soir

Plus précisément, d’après nos informations, les cambrioleurs étaient au nombre de quatre, comme le montre clairement une vidéo tournée par une caméra de surveillance installée au musée Dobrée, mais ces individus sont difficilement reconnaissables notamment parce qu’« ils portaient un casque » cette nuit-là.

L’alarme s’est déclenchée à 3h30 samedi matin, mais l’agent de sécurité arrivé sur place n’a alors pas constaté d’anomalie ou de trace visible de casse. Et ce n’est que vers 11h30 qu’un agent du Département a découvert le « désastre » : selon une source proche de l’enquête, les quatre cambrioleurs ne seraient pas entrés par effraction dans le musée, mais « se seraient laissés enfermer » vendredi soir au moment de la fermeture et auraient attendu le moment le plus propice et le plus calme pour agir.

Ce cambriolage a suscité une grande émotion à Nantes et en Bretagne, ainsi que l’indignation du président du conseil départemental, propriétaire du musée Dobrée. Aussitôt après, le comité Anne de Bretagne s’est proposé comme « médiateur confidentiel » entre les voleurs et le propriétaire du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, objet d’orfèvrerie d’une valeur inestimable, datant de la mort de la duchesse Anne en 1514 et conservé au musée Dobrée depuis 1886.

Mais à ce jour, le comité Anne de Bretagne, qui propose de le joindre via une adresse mail, explique n’avoir reçu « aucune information », aucun contact, permettant de retrouver l’écrin précieux dans l’état dans lequel il était conservé. Contactée par France Bleu Loire Océan, la police judiciaire de Nantes se refuse à tout commentaire sur cette enquête en cours.

Antoine Denéchère