Anne de Bretagne, générale de l’armée bretonne ?

Étrange courrier arrivé cette semaine dans quelques milliers de boites à lettres à travers la Bretagne appelant à la mobilisation générale des volontaires  au sein de l’Armée bretonne au service de la libération de la Bretagne. Courrier qui a attiré l’attention des médias.

Mais il y a un point qui n’a pas été remarqué, c’est la signature de cet appel: « La Générale, A2B » …… A2B comme …. Anne de Bretagne ?

Bizarre, bizarre, n’est-il pas ?

 

Voir l’article du Télégramme sur ce sujet ici.

Une nouvelle biographie d’Anne de Bretagne aux Éditions Gisserot.

Anne de Bretagne, née en 1477 et morte en 1514, est la souveraine certainement la plus célèbre de Bretagne, et sans doute une des plus connues de l’Histoire. Duchesse de Bretagne à titre personnel à l’âge 11 ans et demi, mariée une première fois à moins de 14 ans à Maximilien d’Autriche, roi des Romains, une seconde fois au roi de France, Charles VIII, dix mois plus tard, et une troisième fois à 22 ans au successeur de Charles VIII, Louis XII. Sa vie aurait pu être celle d’une reine vivant dans le luxe, entourée de centaines de serviteurs, remplissant son seul devoir : celui de donner un fils et donc un héritier à son mari et à la Couronne de France. Elle fut mère la première fois à 15 ans et enfanta plus d’une quinzaine de fois. Bien sûr, elle fut sacrée, cas exceptionnel, deux fois reine de France. Avec elle, la Cour de France quitta le Moyen-Age pour la Renaissance. Mais Anne de Bretagne ne fut pas que cela.

Il existe des dizaines de biographies d’Anne de Bretagne. Grâce à la révolution de l’Internet, l’accès à l’information est rapide, vaste et efficace. Il a été possible de vérifier, de corriger, de trouver afin de mieux comprendre qui fut Anne de Bretagne, qui furent les gens qui l’entourèrent, comment se déroulèrent les évènements qui agirent tant sur sa vie. Bien sûr, dès sa naissance, princesse de Bretagne, elle fut un instrument politique : l’épouser signifiait pour l’heureux élu acquérir la riche Bretagne. Les plus puissants de l’époque s’entredéchirèrent autour d’elle. On peut se demander si durant les vingt premières années de sa vie, elle fut maîtresse de son propre destin. A partir de la mort de Charles VIII, même si les obstacles furent très nombreux, elle devint une véritable souveraine ayant un double but : conserver intacte la souveraineté de la Bretagne et faire de ses deux seuls enfants survivants, Claude et Renée, nées difficilement de son union avec Louis XII, les princesses de l’Europe.

Auteur : Frédéric morvan

Éditeur : SA ÉDITIONS JEAN-PAUL GISSEROT Collection / Série : GISSEROT HISTOIRE

192 pages ; 19 x 12,5 cm ; broché          Prix de vente au public (TTC) : 8 €

Vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne : jusqu’à quatre ans de prison ferme pour les voleurs

Franceinfo, 28 mai 2019

Ce joyau d’orfèvrerie, daté du 16e siècle, a été volé en avril 2018 puis récupéré par la police une semaine plus tard.

Le tribunal correctionnel de Nantes a prononcé, lundi 27 mai, des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme à l’encontre de quatre hommes impliqués dans le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Cet objet funéraire d’orfèvrerie du 16e siècle, a été dérobé dans le musée Dobrée à Nantes (Loire-Atlantique) en avril 2018 puis retrouvé une semaine plus tard.

Les quatre prévenus ont tous été condamnés à de la prison ferme assortie à des amendes, en fonction de leur degré d’implication et de leurs casiers judiciaires.  Deux ont écopé de quatre et trois ans pour « vol d’un bien culturel » et « association de malfaiteurs », le troisième à 30 mois pour « vol aggravé », et le dernier à 18 mois pour « recel de vol aggravé ».

« L’Arsène Lupin de Saint-Nazaire »

Ces peines sont inférieures aux réquisitions du ministère public, qui avait demandé de trois à cinq ans de prison pour les prévenus, réfutant l’amateurisme supposé de cette équipe, dans laquelle seul l’instigateur a reconnu les faits. Lors de l’audience, le cerveau de l’affaire avait pourtant tenté de plaider la totale improvisation de son larcin réalisé avec des comparses qu’il refuse de dénoncer. « Il y avait rien de préparé », « ça s’est fait à la dernière minute », a répété le jeune homme de 23 ans, barbe soignée et cheveux blonds retenus par un chignon.

Cet étudiant en BTS chimie affirme avoir découvert ce joyau d’orfèvrerie en visitant le musée quelques mois plus tôt pour un devoir d’histoire-géographie. « Qu’on soit amateur ou grand bandit, je pense que n’importe qui serait attiré par un objet comme ça », a-t-il affirmé.  C’est « l’Arsène Lupin de Saint-Nazaire, il s’y est cru… Mais ça n’a pas duré longtemps », avait plaidé Denis Lambert, avocat du principal suspect, qui rappelle que les faits se sont déroulés sans arme ni violence.

« Un magot à prendre »

Une version contredite par les déclarations d’un autre prévenu, qui ont été lues à l’audience. « Il a dit qu’il y avait un magot à prendre et qu’il fallait bien travailler le coup », avait avoué ce dernier. Selon l’enquête, l’instigateur a bien préparé le vol, en payant la somme de 1 000 euros à un autre prévenu chargé de faire un repérage vidéo à l’intérieur du musée. Il aurait aussi acheté avec un prête-nom la voiture utilisée le soir des faits et a effectué des recherches sur les plans du musée. La valeur du reliquaire d’Anne de Bretagne est estimée à plus de dix millions d’euros.

Présumés voleurs du Reliquaire du cœur de Anne de Bretagne : jusque 5 ans requis

ABP, 27 mai 2019

par Didier Lefebvre

Dans une ambiance parfois tendue s’est déroulé le procès des présumés voleurs du Reliquaire du cœur de la duchesse.

La procureure a requis entre 3 ans et 6 mois et 5 ans de prison ferme, et jusque 10.000 euros d’amende.

Drôle de procès, où l’on sentait un j’m’en foutisme, voire une arrogance chez les prévenus, une présidente qui gardait son calme, mais ne dissimulait pas son agacement.

Un des prévenus reconnaît les faits, mais donne comme complices trois mystérieux gitans, cherchant à disculper ses trois amis embarqués avec lui dans cette galère. Bizarre, comme défense.

La procureure, en décortiquant les faits, montre bien que ses trois complices, ils sont là. Dans le box des accusés. Trop de preuves, trop de coïncidences.

L’acte était-il prémédité de longue date ? Ou est-ce sur un coup de tête et une série d’improvisations dignes des Pieds Nickelés ? La décision du Tribunal a été mise en délibéré.

Le Reliquaire a été retrouvé près de la plage de Saint-Marc (Saint-Nazaire), seule la couronne a été un peu abîmée et a été restaurée. Ce sont les caméras de surveillance qui ont fait remonter les enquêteurs jusque Yann, après un rocambolesque achat de la voiture qui servit au méfait, avant d’être brûlée près de Pontchâteau.

L’Histoire de Anne de Bretagne enseignée en BTS chimie ?

C’est l’histoire de jeunes du quartier de la Chesnaie à Saint-Nazaire, plus souvent en prison ou à fumer du cannabis la nuit tombée. L’un deux, Yann a l’idée – mais quand ? – de voler des pièces du musée Dobrée, suite à une visite afin de « préparer un devoir d’histoire-géo sur Anne de Bretagne » (il est en BTS chimie !). Plusieurs mois plus tard, il paye 1000 euros un de ses acolytes pour faire des reconnaissances dans ce musée afin de préparer un nouveau devoir cette fois sur les objets du temps de la duchesse. C’est touchant de voir comme les jeunes prennent à cœur leurs études, et aussi de savoir que l’Histoire de Bretagne est enseignée même dans des enseignements de chimie.

La suite, les enchaînements sont si burlesques qu’ils feraient sourire, si ce n’était la mise en danger du Reliquaire, d’une Cadière, et d’autres pièces.

Un avocat de la défense souligne alors la légèreté du système de sécurité de Dobrée, et la présidente s’est également étonnée du comportement de la société de protection Véritas.

L’avocat du CD 44 réécrit l’Histoire de la Bretagne

Dans sa plaidoirie où il demande environ 100,000 euros de dommages pour son client le CD44, cet avocat a osé réécrire l’Histoire. Je cite «  Le but du Conseil départemental 44 est la valorisation de notre patrimoine ligérien ». Oups, on s’étrangle, mais ce n’est rien par rapport à la phrase suivante : « Ce patrimoine, [parlant du Reliquaire et de la Cadière, ndla] qui appartient à notre Histoire ligérienne ». Bon, on sort deux minutes, besoin de reposer nos oreilles.

La procureure a, elle, rappelé que la duchesse avait choisi d’offrir son cœur à Nantes, afin qu’il reposât près de ses parents, alors que le reste de son corps était destiné à aller en la cathédrale-basilique de Saint-Denis, comme la majorité des reines et rois de France.

Elle demande 5 ans, plus une amende de 10.000 euros à Yann, les peines de ses présumés complices s’échelonnant de 3 ans et 6 mois à 5 ans. Elle rappelle que, selon la loi, elle pouvait requérir jusque 10 année, et… 5 millions d’euros (50 % de la valeur de l’objet dérobé). Elle demande aussi la confiscation des scellés, à savoir entre autres le stock d’armes trouvés chez le principal prévenu.

Nous tiendrons informés les lecteurs d’ABP du délibéré, à une date que nous ne connaissons pas à cette heure.

Peu de militants bretons dans la salle

Une vingtaine de spectateurs dans la salle, et seulement deux militants bretons étaient présents. Ces derniers sont des membres du comité_Anne de Bretagne. Nous aurions pu penser qu’après l’émoi suscité voici un peu plus d’un an, nombre de militants bretons se seraient intéressés à ce procès. Il n’en est rien, on ne peut que le regretter.

 

Reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Procès ce lundi des voleurs présumés

Le Télégramme, 25 mai 2019

Les quatre voleurs présumés du reliquaire d’Anne de Bretagne sont jugés ce lundi au tribunal correctionnel de Nantes. Le bien culturel avait été retrouvé quelques jours après le larcin en très bon état.

Un écrin en or, gravé et surmonté d’une couronne : le reliquaire d’Anne de Bretagne, reine de France, avait été dérobé dans un musée en avril 2018 puis rapidement retrouvé. Quatre voleurs présumés comparaissent lundi devant le tribunal correctionnel de Nantes, des jeunes dépassés par la valeur symbolique du cardiotaphe.

« On a une affaire de vol mais qui n’est pas plus grave et pas plus ébouriffante que d’autres dossiers », relativise Morgan Loret, avocat de l’un des quatre prévenus accusés de « vol d’un bien culturel » et « participation à une association de malfaiteurs ».

Originaires de Saint-Nazaire, ces amis de quartier âgés de 21, 23, 25 et 26 ans ont déjà été condamnés par le passé, dont deux frères pour des faits similaires. Placés en détention provisoire, ils comparaîtront lundi à partir de 09H00 pour expliquer les raisons qui les ont poussés, dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, à entrer par effraction au musée Dobrée à Nantes pour y dérober des pièces exposées.

Outre le reliquaire, pièce d’orfèvrerie datant de 1514, une statuette hindoue dorée et une cinquantaine de pièces d’or composaient leur butin clinquant dont ils ne semblaient pas percevoir la valeur historique inestimable.

« Bien plus qu’un symbole, l’écrin du cœur d’Anne de Bretagne appartient à notre histoire. (…) Sauvé de la fonte après la Révolution, il est conservé au musée de Dobrée depuis 1886 », avait rappelé le conseil départemental de Loire-Atlantique à l’époque des faits.

« Le procès de quatre loulous »

Lorsque le vol est constaté – seulement le lendemain matin – les hypothèses se bousculent : Commande d’un collectionneur véreux ? Piste du receleur ? Appât du gain avec l’idée de faire fondre le métal ?

La réalité semble bien moins romanesque puisqu’après leur larcin, les suspects paradent devant leur bande d’amis à Saint-Nazaire. Leur trace est rapidement remontée par les enquêteurs, qui finissent par mettre la main sur le trésor, le 28 avril, enfoui mais intact.

« Il faut que le dossier soit dépassionné, notamment parce qu’aujourd’hui il n’y a pas de préjudice : l’objet du vol a été retrouvé, pas abîmé, on peut sans doute quelque part rendre grâce aux prévenus qui, dans leur forfait et dans leur bêtise, ont quand même eu la présence d’esprit de ne pas saccager les biens qu’ils avaient volés », plaide Me Loret.

Les juges devront pourtant s’attacher à préciser la responsabilité et le rôle de chacun la nuit des faits, que certains contestent, et le repérage effectué les semaines précédentes, capturé par la vidéosurveillance.

Les images montrent « qu’ils savent où ils vont de manière précise, ils sont allés vite, se sont répartis les rôles : c’était préparé, c’est certain », confie une source proche du dossier, avant de nuancer : « Ça a touché les gens parce que c’était symbolique mais ça reste le procès de quatre loulous rentrés par effraction dans un musée. »

Depuis sa restitution, l’écrin de la reine est conservé à l’abri des regards, dans un endroit tenu secret.

Léonard de Vinci. L’ombre du génie dans la cathédrale de Nantes

Une sculpture du tombeau des ducs de Bretagne, dans la cathédrale de Nantes, pourrait représenter le génie de la Renaissance.

Une sculpture du tombeau des ducs de Bretagne, dans la cathédrale de Nantes, pourrait représenter le génie de la Renaissance.

Le Télégramme, 1er mai 2019

Il y a 500 ans, le 2 mai 1519, Léonard de Vinci rendait son dernier souffle. Le génie de la Renaissance n’a jamais mis les pieds en Bretagne. Son ombre plane pourtant sur la cathédrale de Nantes. Surtout lorsqu’on s’approche d’une sculpture énigmatique…

Une statue de Léonard de Vinci dans la cathédrale de Nantes ? L’hypothèse a été émise par l’historienne Sophie de Gourcy, dans un livre publié en 2015. Intitulé « Le tombeau des ducs de Bretagne », l’ouvrage analyse en détail le monument funéraire commandé par Anne de Bretagne pour honorer la mémoire de ses parents, François II et Marguerite de Foix.

Selon Sophie de Gourcy, il n’est pas impossible que le peintre Jean Perréal, l’un des concepteurs du tombeau, ait pris pour modèle le génie de la Renaissance pour représenter un vieillard… que l’on ne voit pas forcément au premier coup-d’œil. Son visage apparaît en effet à l’arrière d’une sculpture à double face, qui est une allégorie de la prudence.
Pour étayer son hypothèse, l’historienne souligne que Perréal a rencontré Vinci. Elle note aussi que la statue présente des points communs troublants avec l’artiste italien, notamment le mouvement caractéristique de la bouche, ou encore la forme du nez.


« Faisceau de coïncidences »


À l’époque, ce qui n’est qu’un détail dans le livre, attire immédiatement l’attention des médias. Le quotidien nantais Presse Océan titre en Une : « La face cachée de Vinci ». « Je ne pensais pas qu’on en tirerait autant d’intérêt », sourit Sophie de Gourcy. « C’était une simple hypothèse de travail, un faisceau de coïncidences que je faisais remarquer ».

Des voix plus critiques se font aussi entendre. Tout en reconnaissant que le livre est remarquable, certains pointent un problème, que l’historienne n’esquive pas. « Le vieillard de Nantes ressemble à un portrait de Léonard de Vinci de 1512, alors que le tombeau a été commandé en 1499. Il y a en quelque sorte un problème de dates ! », reconnaît-elle.

Ce portrait est tout à fait énigmatique

« Le portrait n’est pas forcément Léonard. Jean Perréal a voulu représenter un homme qui évoque la sagesse, la mémoire. C’est une figure idéalisée de l’artiste au sens large », poursuit Sophie de Gourcy. Qui observe, en passant, que « déjà à l’époque, Léonard de Vinci est connu internationalement et qu’il est précisément… cette figure idéalisée de l’artiste ».

« Ce portrait est tout à fait énigmatique, il correspond bien à la pensée de l’époque. Dans les années 1500, on est encore dans l’esprit du Moyen-Âge. Une image a plusieurs niveaux de sens, elle doit déclencher une multitude de raisonnements. On utilise les symboles, les allégories. C’est pour cela que je peux me permettre d’émettre cette hypothèse », explique l’historienne.


« Une leçon de bon gouvernement »


C’est pour cela également « qu’isoler une image ne permet pas de rendre compte de la richesse du message qu’Anne de Bretagne voulait envoyer », souligne Sophie de Gourcy. Le tombeau est en effet « une véritable leçon de bon gouvernement ». Force, tempérance, justice, prudence : les statues d’angle représentent le chemin vertueux que doivent suivre les princes. « Anne de Bretagne a des solutions, qu’elle puise dans l’Antiquité, dans la littérature », explique l’historienne, avant de conclure : « Je présente souvent ce tombeau et les visiteurs sont enthousiasmés par la richesse du message. C’est une lecture qui est encore d’actualité ». Avec ou sans Léonard de Vinci

« Anne de Bretagne. Intrigues au château » : le destin de la Duchesse Anne raconté en manga

détail illustration manga \"Anne de Bretagne. Intrigues au château\" de Cédric Tchao

Franceinfo, 13 avril 2019

C’est l’idée originale du château des ducs de Bretagne et de Cédric Tchao qui viennent de publier « Anne de Bretagne. Intrigues au château » (Casterman). La vie de la Duchesse est réinventée version manga et les planches originales sont exposées au musée d’Histoire de Nantes jusqu’au 5 janvier 2020.

« Anne de Bretagne. Intrigues au château » est le nouveau manga qui va peut-être fasciner les jeunes lecteurs de 11 à 14 ans. C’est en tous les cas l’intention de ce projet singulier qui, entre fiction et Histoire, révèle la jeunesse mouvementée de la Duchesse de Bretagne. 

Découvrir autrement les grandes figures historiques

Rencontre avec l’auteur Cédric Tchao. Il présente une vingtaine de croquis et planches originales pour l’exposition. Une découverte de l’univers du manga et son processus de réalisation.

Sous la plume et le crayon de Cédric Tchao, La Duchesse de Bretagne a pris de nouveaux traits pour une version plus didactique. L’auteur aurait aimé découvrir de grandes figures historiques, de cette manière-là.

Ce personnage c’est moi, parce que je n’étais pas très fan du Moyen-Âge quand j’étais petit, et quand j’ai grandi j’ai compris que c’était bien. Je me suis mis en scène dans cette histoire et je dessine les mangas ou les bandes dessinées que j’aurais voulu lire quand j’étais petit ».

Cédric Tchao
Auteur de « Anne de Bretagne, Intrigues au château »

Un collégien d’aujourd’hui propulsé au XVe siècle

A travers le personnage de Gaël, un collégien qui s’ennuie lors d’une sortie scolaire au château des ducs de Bretagne, les intrigues et manigances vont commencer. Propulsé en 1477 par un esprit malicieux, Gaël va devoir s’adapter à sa nouvelle vie de page au service d’un grand prince. Saura-t-il percer les mystères du pouvoir, comprendre les enjeux dont dépend l’avenir de la jeune princesse héritière du duché de Bretagne ?

Pour accompagner l’ouvrage, une exposition propose de découvrir le manga et son processus de réalisation. Une vingtaine de croquis et de planches réalisés par Cédric Tchao présentent son univers, à découvrir jusqu’au 5 janvier 2020.