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Numéro spécial « Anne de Bretagne 2014 ».

AnnedeBretagneTudjentilBreizh

Un an après l’achèvement de l’année Anne de Bretagne 2014, Tudjentil Breizh, co-fondateur du Comité, vient de consacrer son bulletin 2015 à la commémoration du 500ème anniversaire de la mort de la dernière souveraine régnante du Duché de Bretagne.

Dans ce bulletin parmi les diverses interventions d’acteurs ou d’amis du Comité Anne de Bretagne 2014 est publié un mémoire inédit sur le traitement de cette commémoration en Bretagne par les medias et les autorités civiles et religieuses ( mémoire présenté en 2015 dans le cadre du Diplôme d’Etudes Celtiques de l’université de Rennes II): y sont notamment soulignées les interférences politiques de cette commémoration avec le mouvement des Bonnets Rouges et la réforme territoriale des régions.

Au sommaire de ce bulletin N°13 en vente au prix de 6,60€, frais de port inclus, au moyen du bon de commande se trouvant sur le site de Tudjentil Breizh:

  • un comité pour l’année Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • la commémoration du 500ème anniversaire (Jakez de Poulpiquet)
  • la réunification à l’heure d’Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, une féodale ? (Frédéric Morvan)
  • la résistance de la Duchesse Anne et le toujours actuel de la Bretagne pour ses droits (Jean-Loup Le Cuff)
  • Anna Breizh, le pourquoi de l’absence de mutation (Tugdual Kalvez)
  • Anne de Bretagne: une histoire de cœur (Louis Mélénec)
  • le souvenir d’Anne de Bretagne entre Cornouaille et Léon (Florence de Lassol)
  • une tapisserie sur Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, François II et les autres (Emmanuel de Kerdrel)

 

Michel Marion, négociant, armateur et héros de l’indépendance bretonne à l’honneur

Le Comité Michel Marion 2017 vient de voir le jour dans le but d’ériger une statue à Quimper en mémoire de Michel Marion. Ce marchand, armateur et officier ducal s’est distingué en 1487 en armant des navires pour rejoindre la flotte bretonne forte de 50 à 60 navires qui remonta la Loire pour porter secours à Nantes assiégée par les troupes françaises. L’intervention de cette flotte brisa le siège mais Michel Marion y perdit la vie.

Par la suite, Anne de Bretagne dota la fille de Michel Marion de 3000 livres en remerciement des services rendus par son père et lui permit de se marier avec un membre de sa maison.

Quimper 2017. Michel Marion, un héros méconnu à la fête .

De gauche à droite, l’équipe du Lougre, Eric Leost, Jean-Marc Sochard, Gweltaz ar Fur et Jacques-Yves Le Touze.

Article du Télégramme, 9 juillet 2015, par Ronan Larvor.

Fin 2017, à l’occasion de la remise sur le marché des concessions portuaires, la ville de Quimper pourrait remettre la main sur le port du Corniguel. Dans cette perspective, un projet liant l’histoire bretonne, le passé maritime de Quimper, le développement durable et les arts pourrait se concrétiser lors d’une grande fête maritime. Rêvons un peu….

Qui connait Michel Marion ? A Quimper, une impasse porte son nom rive droite, en contrebas de la rue de Pont-L’Abbé. Elle donne sur l’Odet et voisine avec la rue de Penanguer – deux marqueurs du personnage. A Penanguer, Michel Marion possédait un manoir. L’Odet maritime fit sa richesse. Michel Marion était armateur, commerçant et défenseur de l’indépendance bretonne. Voilà suffisamment de qualités pour sortir le personnage de l’oubli. L’histoire se passe au XVe sièvle et sert de moteur à un projet qui brasse l’économie, les arts et le développement durable présenté hier, à Locmaria. L’idée revient à Jacques-Yves Le Touze. Ce Morbihannais a entrepris de rendre visible l’histoire de la Bretagne en balisant le territoire avec des « marqueurs ». A son actif, l’installation d’une statue de Polig Monjarret, co-fondateur de Bodadeg ar Sonerion, à Lorient. « J’ai découvert un article sur Michel Marion dans la revue Manoirs et Châteaux des Pays de Bretagne » dit-il. L’idée d’une statue en l’honneur de l’armateur a été lancée ». L’association éditrice de la revue a vu l’intérêt du projet.  » En 2017, la ville de Quimper pourra se réapproprier le port du Corniguel, explique Gweltaz ar Fur, directeur de la revue. Ce serait l’occasion de promouvoir le nouveau port de Quimper en rappelant le commerce maritime passé du vin, du sel et des toiles ». Tout naturellement l’association du Lougre de l’Odet, qui entretient la flamme du patrimoine maritime, a aussi adhéré.

De Nantes à Quimper

Le personnage de Michel Marion a aussi une dimension politique. « Il naît vers 1450, explique Jean-Marc Sochard, administrateur du Lougre. C’est un fidèle du Duc de Bretagne dont il est l’un des receveurs des finances. En 1487, il vend ses biens pour financer l’armement de sa plus belle caraque et recrute des hommes d’armes. Ils rejoignent la flotte bretonne qui rallie Nantes où le duc François II est assiégé par les forces royales françaises. « Ce fut l’un des premiers épisodes de la guerre d’indépendance de Bretagne qui se terminera l’année suivante à Saint-Aubin du Cormier » précise Jacques-Yves Le Touze. Le siège de Nantes a été levé par les troupes royales mais Michel Marion a péri suite à ses blessures dans les combats. Il n’avait pas 40 ans.

Quimper 2017

Une association de parrainage s’est constituée autour de la revue « Manoirs et Châteaux », l’association nantaise d’écoconception maritime qui promeut le transport de marchandises à la voile et le Lougre. Une réunion de travail a eu lieu avec la Ville. Le but final s’est imposé: organiser une fête maritime en 2017. Elle aurait logiquement lieu à Locmaria, sur le port historiique où sera installée, à cette occasion, la statue en bronze de Michel Marion. On peut aussi rêver à la remontée, depuis Nantes, de bateaux chargés de muscadet, d’une grande fête du fret à la voile tel qu’il se développe à l’image de TOWT (Trans Oceanic Wind Transport), entreprise brestoise spécialisée qui arme des voiliers pour transporter des produits bretons outre-mer. Dans l’immédiat, il faudra trouver des financements pour la statue de Michel Marion. Une campagne de financement participatif est prévue.

Quimper. Michel Marion, l’armateur du XVe siècle, a mérité sa statue.

Article paru dans Ouest-France, 9 juillet 2015, par Ronan Gorgiard.

Commerçant et armateur du XVe siècle, Michel Marion arma une flotte pour libérer Nantes, encerclée par les Français. Il laissa sa vie dans la bataille. Trois associations souhaitent lui rendre hommage.

Si les jeunes Bretons qui viennent de passer le bac sont souvent incollables en matière d’Histoire de France, ils ignorent presque tout de l’Histoire de la Bretagne. Ainsi combien de Quimpérois connaissent-ils la vie de Michel Marion ? Trois associations différentes, Ti ar Vro (qui regroupe les associations dédiées à la culture bretonne), le Lougre de l’Odet et l’équipe de la revue « Manoirs et Châteaux des pays de Bretagne » ont décidé de lui rendre hommage en proposant à la ville de Quimper de lui consacrer une statue sur les bords de l’Odet, place du Stivell.

Libérateur du Duc de Bretagne

« Michel Marion, expliquent Gweltaz ar Fur et Jean-Marc Sochard (qui écrit un ouvrage sur le sujet) est né en 1450 à Quimper. C’était un riche commerçant , armateur et receveur d’impôts pour le duc. A uen époque où un dicton disait Bretagne est Pérou pour la France . Ce qui soulignait la richesse du pays.Penmarc’h ou Loctudy étaient de grands ports marchands.On exportait du lin et du sel, on importait du vin de Bordeaux. »

Ce sont des temps agités. En 1487, le roi de France convoite ce riche pays et les Français font le siège de Nantes où François II, le père d’Anne de Bretagne, est bloqué. « Michel Marion décide alors de vendre toute sa flotte sauf une caraque, sort de caravelle, à l’image de celles de Christophe Colomb, qu’il arme en guerre, avec une centaine d’hommes à bord. Et pourtant, le navire faisait à peine 5 mètres de plus que le lougre Corentin actuel ». Il utilise aussi son argent pour monter une véritable flotte bretonne (notamment avec le Morlaisien Jehan de Coatanlem), ce qui représente une soixantaine de bateaux. Et c’est par un stratagème (il transforme son bateau à l’image d’une des îles de la Loire et arrive par surprise) qu’il casse le siège de la ville. Mais, par contre, il y laisse la vie.

Pourquoi l’hommage ?

Anne de Bretagne, reconnaissante, dotera la fille de Michel Marion de près de 3000 livres. Son père possédait déjà le manoir de Penanguer, au pied de la colline de Penhars, à Quimper, ainsi que le manoir de Kerhuel, à Plonéour-Lanvern. Une rue de Quimper allant de la rue de Penanguer au chemin de halage et à l’Odet porte son nom.

Les Français, eux, ne lâcheront pas l’affaire puisque l’année suivante, ils débarquent avec une armée de 50 000 hommes (1) (c’est colossal à l »époque) et bousculent les Bretons à Saint-Aubin du Cormier laissant 6000 morts sur le carreau.

« Nous avons souhaité cet hommage pour plusieurs raisons, expliquent Gweltaz ar Fur et Jacques-Yves Le Touze, d’abord  parce qu’il est important via cette statue de marquer le paysage de notre propre histoire. La statue pourrait être mise en place dans le cadre du réaménagement de la place du Stivell. Ensuite, parce que le Lougre est jumelé avec le Greyhound, un bateau repratiquant du cabotage à la voile et qu’il nous semble intéressant de faire , de cette manière, revivre le port du Corniguel à Quimper à l’heure où sa gestion doit revenir à la ville ».

Bien entendu, il sera également fait appel à mécènes et sponsors, sans oublier le crowfunding.

(1) le nombre de 50 000 hommes représente la totalité des armées françaises présentes en Bretagne; il y avait entre 16 et 18 000 hommes côté français à la bataille de Saint-Aubin du Cormier.

Année Anne de Bretagne 2014, expositions et conférences en novembre à Quimper, à Nantes, à La Montagne, à Lannilis.

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L’Année Anne de Bretagne 2014 continue en ce mois de novembre à travers la Bretagne avec conférences, expositions et colloque.

– Jusqu’au 29 novembre, exposition sur Anne de Bretagne à Ti ar Vro Kemper, 3 Esplanade Famille Gabaï, à Quimper, renseignements au 02 98 90 70 43.

– Jeudi 6 novembre à 18h30 à Ti ar Vro Kemper, conférence de Gildas Salaün, Musée Dobrée, sur « Anne de Bretagne, première reine médiatique ».

– Jeudi 6 novembre, à La Montagne (44): conférence « le message d’Anne de Bretagne », le jeudi 6 novembre 2014 à 20h30 animée par Étienne Gasche, salle Georges Brassens, rue de la Gaudinière, entrée gratuite, Renseignements-réservations : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– du 7 au 22 novembre: exposition Anne de Bretagne en 17 panneaux et objets et œuvres d’un fonds privé. Médiathèque de La Montagne, 92 rue Violin, ouvert du mardi au vendredi, vernissage le vendredi 7 novembre 2014 à 18h00. Renseignements sur les horaires et présentations de l’expo : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– Jeudi 13 novembre à 14h, salle Yves Nicolas, entre les pharmacies, espace Lapoutroie, Lannilis : projection de vidéos, par Joël Combot, sur la vie de la Duchesse Anne de Bretagne, pour le 500e anniversaire de sa mort. Plusieurs tableaux : son pèlerinage à N.D. du Folgoët et le Tro Breiz, son séjour dans le Léon et le Trégor, ses longues funérailles, et l’écrin du cœur. Entrée libre et gratuite.

– Samedi 15 novembre, au château des Ducs de Bretagne à Nantes, à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, colloque sur « Bretagne, régions européennes et démocratie participative », suivi de la cérémonie de remise des colliers de l’Ordre de l’Hermine, Organisation: Institut Culturel de Bretagne, contact: postel@skoluhelarvro.org .

– Jeudi 20 novembre à 18h30, à Ti ar Vro Kemper, conférence de Claude Nadeau, sur « La musique d’Anne de Bretagne et Anne de Bretagne à travers la musique » .

C’était Anne de Bretagne, duchesse en… chaussons ?

ABP, 20 octobre 2014

annedebretagnechaussons

Jamais on ne retrouvera les sabots de notre bonne duchesse, car ils n’ont jamais existé. Mais saviez-vous que ce week-end, nous avons vu les chaussons de la duchesse Anne ? Du moins, tout porte à le croire, et l’avis est maintenant aux experts.

Un faisceau de présomptions troublant

Ces chaussons, qu’ils sont menus. Quel âge avait la duchesse quand elle les chaussa ? Six mois ? D’ailleurs, les a-t-elle réellement chaussés ? Tout le porte à le croire.

à quelle époque remontent-ils ? Une première expertise nous donne une piste. A la fin du XVe siècle. Tiens-tiens, la duchesse est née en 1477. On est bon !
Des fils d’argent et d’or? Peu de personnes de l’époque pouvaient se targuer de pouvoir offrir à leur fille des aussi somptueux chaussons. On sait que le duc François II était fou de joie à la naissance de sa fille, gage de continuité du duché dans la maison des Montfort, lui qui n’avait pas eu d’autres enfants légitimes. A défaut, le duché revenait à la maison des Penthièvre, et Louis XI en avait racheté les droits, pour 50 000 écus d’or. La cour vivait par ailleurs à cette époque dans l’opulence. La Bretagne n’avait pas encore subi les assauts directs de Charles VIII ou perfides de Louis XI ou de Anne de Beaujeu.
Rien d’impossible pour qu’ils lui aient appartenu.
un chausson gauche déformé ? Je ne sais pas à l’époque combien de filles de la Haute société bretonne avaient un pied déformé, mais ceci était la caractéristiques physique de Anne. Les historiens s’accordent à dire que ses chausses masquaient sa claudication due à un pied déformé. Sur la photo, il est flagrant que le pied gauche du chausson est déformé. Nos présomptions se confirment.

Prouvez-le !

Il est des « historiens » qui disent que ceci est impossible. Soit ! Prouvez-le ! Pour nous c’est possible. Voilà. Ils livrent l’argument que l’on pourrait sortir n’importe quelles ballerines des années 80, et dire qu’elles avaient appartenu à Lady Di. On sent du mépris, et un manque d’argumentation dans ces dires qui avaient été enregistrés par France 3. Messieurs, il est ici apporté des présomptions. Le Château de Goulaine (1), est le propriétaire de ces chaussons (voir plus loin comment ils ont été obtenus). Son gérant, le marquis Christophe de Goulaine, dit à qui veut l’entendre que la parole est aux experts. Que toute personne pouvant apporter un élément de réflexion dans la connaissance de ces chaussons vienne, discute, analyse. Si il s’avère qu’ils ne sont que contemporains de (mais non portés par…) la duchesse, ce sera dit, et d’accord, dont acte. L’aventure aura été belle. Mais de grâce, soyez honnêtes intellectuellement.

(….)

Les chaussons de la duchesse Anne au Château de Haute-Goulaine

Comment ces chaussons ont-ils traversé les siècles ? Nous ne pouvons le dire. Un couple, parisien, les a reçus de sa famille en 1963, avec l’information qu’ils avaient appartenu à la duchesse. En cette année 2014, année de commémorations du 500e anniversaire de la mort de la duchesse, ce couple décide de le léguer. A qui ? Au Château de Goulaine. Ces personnes ont une résidence secondaire non loin de ce château, et ils ont senti qu’il avait une âme, plus que les autres. C’est qui qui serait l’écrin de ces chaussons. Il a appartenu en quasi-continuité pendant plus de 1000 ans à la même famille, la famille de Goulaine. Ce legs avait donc une vocation d’utilité, celle du partage. Que l’on ressent ici, dans ce château. Ils devaient être montrés, mais pas comme dans un musée froid. Ils méritaient un écrin d’amour.

Un bébé si fragile

Émotion en les découvrant, émotion en écoutant Christophe de Goulaine nous parler de ces chaussons, émotion en voyant leur petite déformation (voir plus haut). Ces chaussons de très petite taille, 10 cm, avaient été chaussés par une enfant d’environ six mois. En les regardant, un sentiment de douceur et de fragilité nous traverse. On perçoit la petite fille encore bébé, si fragile. Cette jeune enfant, pouvait-elle imaginer une once des souffrances qu’allait lui réserver la vie ?

Anne, au destin si tragique

En les voyant, toute la vie de la duchesse se bouscule dans notre tête. Anne de Bretagne, duchesse au destin si tragique. Anne de Bretagne, qui a vu les intrigues de pouvoir, les coups de force, les arrangements en catimini entre certains nobles bretons et pouvoir français. Anne de Bretagne, si rapidement orpheline de mère et de père. Anne de Bretagne qui dut se battre contre les traîtres, Anne qui a vu son château natal investi par des traîtres corrompus, Anne qui fut résignée à se marier au pire ennemi de sa Bretagne afin de sauver son peuple. Anne, mère si souvent endeuillée par la mort de ses enfants, Anne confrontée à la méchanceté viscérale de Anne de Beaujeu, sœur de Charles VIII et de Louise de Savoie, mère de François d’Angoulème qui devint François 1er. Anne, au destin si tragique.

Si Anne m’était contée

Après les fastes de l’opéra-rock Anne de Bretagne au Théâtre Anne de Bretagne puis au Zénith de Nantes en septembre, Alan Simon Voir le site nous a réservé une surprise. Devant une petite centaine de personnes, dans la grande salle du rez-de-chaussée du château de Goulaine, il nous a préparé une soirée contéeVoir le site avec la délicieuse chanteuse Nathalie (du groupe Dana). Une soirée très intimiste, où Michel-Ange-Alan Simon nous raconta, souvent avec humour, la vie de la duchesse, tournant les pages d’un livre que l’on sent merveilleux. Son récit était accompagné de la harpe de Nathalie en fond délicat.

Nathalie offre sa voix à la Bretagne

Régulièrement, elle chantait des chansons de l’opéra-rock Voir le site Exercice délicat que de chanter Anne de Bretagne à la suite de Cécile Corbel Voir le siteC’est la 3e fois qu’elle la chante en public, après Saint-Gildas en juin (voir ABP 34453) et un show-case de promotion pour l’opéra-rock mi-septembre à Atlantis, galerie commerciale de Saint-Herblain. Ce fut une réussite. Nous nous sommes vus emportés par une spirale surnaturelle quand elle chanta au cœur de l’homme, chanson interprétée par Tristan Descamps, entre autres dans l’opéra-rock, et jamais enregistrée Voir le site Nathalie, tu as le mérite de ne pas faire de mimétisme, mais de donner toutes ta personnalité dans ces chansons, écrites par Alan Simon. Tu as une voix folk, tu peux chanter des graves et t’essayer avec bonheur à des aigus délicats, entre autres dans « Da Breizh e profan ma c’halon » (je laisse mon cœur en Bretagne, cette fameuse chanson d’Alan ou Anne, mourante, offre son cœur à la Bretagne, à Nantes). Nathalie, tu es merveilleuse.

Un avant et un après-spectacle

Christophe de Goulaine et Alan Simon ont le goût de la mise en scène. Plutôt que de rentrer directement dans la salle, les hôtes nous invitent à traverser les caves monumentales, éclairées de simples bougies. Une sorte de parcours initiatique. Puis Nathalie introduit seule la soirée avec Greensleaves, jusqu’à ce que Michel-ange-Alan Simon arrive théâtralement et nous conte la vie de Anne, en la resituant dans le contexte des grands voyages (Christophe Colomb, Vasco de Gama) de l’imprimerie (Gutenberg), et bien sûr de la Renaissance, arrivée en France bien avant François 1er, mais du temps de la duchesse. Pour des raisons de sécurité, la cheminée n’avait pas été allumée, mais le public fut invité en fin de spectacle à se regrouper dans un autre salon. A l’instar des veillées contées traditionnelles bretonnes, au craquement d’un feu de cheminée, nous fûmes conviés à échanger autour d’un verre.

C’est au hasard de cette discussion, avec un verre d’un savoureux Muscadet voisin (le Château de Goulaine est à l’entrée des vignes, venant de Nantes), que nous avons rencontré la belle Anaïs A., surnommée La Môme. Elle se produira prochainement dans ce château de Goulaine. Elle aura alors trouvé son nom de scène. Cette chanteuse jazz folk en surprendra plus d’un. Nous ne manquerons pas de suivre ses premiers grands pas d’artiste.

A partir de Dimanche 19 octobre, les chaussons seront exposés dans une des grandes salles de l’étage. Sous le regard d’ancêtre de la famille, le public pourra voir ces chaussons, ainsi qu’une exposition sur Anne de Bretagne, dont des photographies magnifiques de l’opéra-rock, les principaux costumes (ceux de Anne, François 2, Charles VIII, Louis XII, Michel-Ange), et l’original de la Bande déssinée d’Etienne Gasche, Dominique Robet et Jean- Marie-Michaud. Notons d’ailleurs que Etienne Gasche animera une conférence sur la duchesse Anne à la mairie de La Montagne (44) dans le cadre de Celtomania Voir le site .

(….)

Château de Goulaine, du 18 octobre au 2 novembre : « Si Anne de Bretagne m’était contée » .

Goulaine

Du 18 octobre au 2 novembre, le château de Goulaine accueille une exposition temporaire sur le thème d’Anne de Bretagne. Avec la collaboration d’Alan Simon, créateur, de l’opéra rock « Anne de Bretagne », le château devient le théâtre de la vie de la Duchesse.

L’EXPOSITION

Le 20 septembre, se produisait au Zénith de Nantes, la dernière de l’opéra rock, « Anne de Bretagne ». Pour ce magnifique spectacle retraçant la vie d’Anne de Bretagne, un nombre d’objets, de costumes et accessoires ont été créés. 

Lors des vacances de la Toussaint, petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir la vie passionnante de la duchesse. Les costumes du spectacle s’invitent dans les différents salons du château. Une vingtaine de panneaux, reproduisant les plus belles enluminures et un texte original, d’Alan Simon, seront exposés. Les planches originales de la BD « Anne de Bretagne », signées par Jean-Marie Michaud et Etienne Gasche, seront également présentes et en vente.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir le spectacle, Alan Simon a tout prévu. Une projection permanente du spectacle « Anne de Bretagne », tourné au château des Ducs de Bretagne, à Nantes et la mise en place des meilleurs clichés, pris durant la tournée de 2009 à 2014. Vous pourrez ainsi vous immerger dans ce fabuleux spectacle. 

Le château de Goulaine, quant à lui, dévoile lors de ces deux semaines, un trésor bien à lui : les petits chaussons de la Duchesse qui demeurent en cours d’expertise.

VEILLÉES MUSICALES

Alan Simon accompagné du groupe Dana (harpe celtique et guitare), vous invitent à deux veillées musicales. Les samedis 18 octobre et 1er novembre, à 20h30, Alan Simon racontera l’histoire à la fois, belle et tragique, de cette reine de France. Ces soirées s’achèveront par un verre de l’amitié au coin du feu.

Durant l’exposition, CD, livres Tee-shirts seront en vente et chacun pourra déguster le fameux Berligou, le vin de François II, dernier duc de Bretagne et père de la duchesse.

INFORMATIONS :

Le château, la volière aux papillons, le Musée officiel LU mais aussi l’exposition sont ouverts et accessibles, tous les jours, de 14h à 18h30. Les tarifs sont de 9€ pour les adultes, 5,50€ pour les enfants de 4 à 16 ans et de 7,50€ pour les étudiants.

Les samedis 18 octobre et 1er novembre, à 20h30 deux veillées musicales. La date du 1er novembre reste sous réserve du nombre de participants. Les places sont en vente sur tickenet et francebillet mais aussi sur place le soir même, dans la limite des 135 places. Tarif unique de 15 euros. Durée : 1h30 – 2h environ.

Renseignements : 02 40 54 91 42. et places sur : vente des billets.

Nombreuses animations à Rennes autour d’Anne de Bretagne jusqu’au 2 novembre.

Un rappel: de nombreuses animations ont lieu jusqu’au 2 novembre à Rennes autour d’Anne de Bretagne organisées par le Musée de Bretagne, le musée des beaux-arts, l’office du tourisme, la bibliothèque et les archives. Voir l’article complet ici.

anne au coeur de Rennes

Anne au cœur de Rennes: de nombreuses animations jusqu’au 2 novembre

Bibliothèque de Rennes Métropole

anne au coeur de Rennes

Si Anne de Bretagne est une figure incontournable de l’Histoire, on associe rarement son image à la ville de Rennes. Pourtant, elle y est venue à plusieurs reprises, pour des événements importants : son couronnement comme duchesse de Bretagne en 1489, son premier mariage avec Maximilien d’Autriche en 1490 et ses fiançailles avec Charles VIII en 1491.

Cinq cents ans après sa mort, redécouvrez ce chapitre de l’histoire de Rennes, avec la présentation exceptionnelle au musée de Bretagne de deux objets liés aux funérailles de la duchesse et un ensemble de rencontres dans toute la ville.

AU MUSÉE DE BRETAGNE

Le cœur d’une reine en son duché

Un reliquaire précieux pour le cœur de la duchesse

Anne de Bretagne s’est éteinte le 9 janvier 1514. À sa mort, son corps et son cœur ont été séparés. Alors que le corps rejoint le tombeau dans la nécropole royale de Saint-Denis, son cœur est enfermé dans un reliquaire en or, destiné à être enseveli à Nantes, dans le tombeau de ses parents François II et Marguerite de Foix. Conservé aujourd’hui au musée Dobrée, il est présenté pour la première fois à Rennes.

Exposition du corps d'Anne de Bretagne dans la grande salle du château de Blois.

Comme le voulait la tradition, les obsèques de la reine durèrent plusieurs semaines, de janvier à mars 1514. Le cérémonial majestueux a été décrit avec précision par un témoin de l’époque, le héraut d’armes Pierre Choque, dans un récit intitulé Commémoration et avertissement de la mort de madame Anne, deux foys royne de France, duchesse de Bretagne. Copié pour la famille et les proches en souvenir de la duchesse, le texte est conservé dans une trentaine de manuscrit calligraphiés et enluminés. L’exemplaire de la Bibliothèque de Rennes Métropole est présenté aux côtés du cœur reliquaire.

Au musée de Bretagne : Les funérailles d’une reine, du 30 septembre au 2 novembre 2014.

Visites commentées tous les vendredis, samedis et dimanches à 17h

Visite en breton le mardi 7 octobre à 18h30

Visite en gallo le vendredi 24 octobre à 17h

Visite en LSF les mardis 30 septembre et 28 octobre à 18h30Logo déficience auditiveLogo déficience auditive

À l’occasion de cette présentation, le musée vous invite à redécouvrir dans son parcours permanent les collections liées à la figure d’Anne de Bretagne.

Application mobile

L’héritage d’Anne de Bretagne, une application de visite ludique à télécharger gratuitement sur votre téléphone ou votre tablette.

Téléchargement  sur www.guidigo.com.
Disponible sur l’App store et Google Play

A découvrir aussi:

Dans le cadre d’un projet de recherche & développement, le musée s’associe à Mobizel pour vous faire profiter d’une visite augmentée utilisant la technologie Ibeacon.

Téléchargement  sur placelink.net
Disponible sur l’App store et Google Play


RENCONTRES AUX CHAMPS LIBRES

  • Dimanche 28 septembre à 16h : Anne de Bretagne, l’héritage impossible, un film de Pierre-François Lebrun, Salle de conférences Hubert Curien
  • Mercredi 1er octobre à 18h30 : Présentation du manuscrit enluminé, avec Sarah Toulouse, conservatrice à la Bibliothèque de Rennes Métropole
    Salle de conférences Hubert Curien
  • Mardi 7 octobre et mardi 14 octobre de 19h à 20h30 : Venez contribuer sur Anne de Bretagne, ateliers de contributions sur Wikipédia
  • Mardi 21 octobre à 18h30 : Analyse et numérisation du cœur reliquaire, avec Guirec Querré chercheur au Laboratoire Archéosciences de l’université de Rennes 1, musée de Bretagne
  • Samedi 25 octobre à 15h30 : Anne de Bretagne, un destin de reine, avec Didier Le Fur, historien et spécialiste du 16e siècle et Jean Huchet, journaliste à Ouest-France Salle de conférences Hubert Curien

AILLEURS

  • Archives municipales de Rennes :
    • Initiation à la paléographie à partir de documents de l’époque d’Anne de Bretagne, le jeudi 2 octobre 2014, à 18h
    • En compaignie de la Royne le jeudi 9 octobre 2014, à 18h
  • Archives départementales d’Ille-et-Vilaine :
    • Anne de Bretagne et les arts, le mardi 7 octobre 2014 à 18h
  • L’Autre lieu (Le Rheu) :
    • Anne de Bretagne, première reine médiatique, le jeudi 16 octobre 2014 à 20h
  • Musée des beaux-arts :
    • Parcours dans les œuvres du musée autour d’Anne de Bretagne, du 30 septembre au 2 novembre 2014
    • L’Union de la Bretagne à la France, l’œuvre détruite de J. M. Boucher, le mercredi 15 octobre 2014 à 18h15
  • Office de tourisme, visites :
    • Dimanches 5 et 12 octobre et 2 novembre 2014 à 14h30
      Samedis 18 et 25 octobre à 14h30 : Rennes au temps de la duchesse Anne
    • Samedi 4 octobre 2014 à 14h30 : Février 1489, le couronnement d’Anne de Bretagne à Rennes
    • Mercredi 22 octobre 2014 à 14h30 : D’Anne de Bretagne à François III , la fin du Duché de Bretagne (1514 – 1532)
    • Les 23 et 28 octobre 2014 à 14h30 : Dans les pas de la duchesse Anne
  • Université Rennes 2 :
    • Les Arts de la couleur dans le duché de Bretagne autour de 1500, le mardi 21 octobre 2014, de 10h à 17h