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Portraits de femme. Anne de Bretagne, duchesse et reine .

La statue d’Anne de Bretagne au Château des Ducs de Bretagne à Nantes.

Le Télégramme, 29 juin 2017

par Serge Rogers

Impossible de parler des femmes qui ont marqué la Bretagne sans évoquer celle qui est sans doute la plus connue : la duchesse Anne. Personnage de l’Histoire de Bretagne et de France, deux fois reine, elle a marqué son époque par son caractère et sa volonté de défendre l’indépendance de son pays.

Fille de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, princesse de Navarre, Anne naît le 25 janvier 1477 au château de Nantes, fief historique du duché de Bretagne. À l’époque, son père doit ménager les prétentions territoriales de ses puissants voisins les rois de France, afin que son pays reste indépendant. Dès son plus jeune âge, Anne reçoit une noble éducation, tout comme sa sœur Isabeau, née un an après elle. Élevée par sa gouvernante, Françoise de Dinan, comtesse de Laval, et ayant pour précepteur le poète Jean Meschinot, la jeune fille apprend à lire et écrire le français et le latin, mais on lui enseigne aussi le chant, la danse et la musique.
Promise très jeune

Très vite, Anne devient une pièce maîtresse dans l’échiquier politique. Elle voit déjà ses premiers prétendants au mariage se présenter. François II refuse de voir tomber sa province dans l’escarcelle de la France et n’hésite pas à promettre la main de sa fille en échange d’une aide militaire et financière. Ainsi, est-elle promise en 1481 au prince de Galles, le fils du roi d’Angleterre Édouard IV. Plusieurs noms sont ensuite évoqués, au gré des alliances, comme ceux de Louis d’Orléans (cousin du roi et son possible successeur) ou de Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche…

N’ayant pas de fils, François II décide aussi de faire reconnaître sa fille aînée comme légitime héritière devant les États de Bretagne, le 20 février 1486. Tout cela déplaît au roi de France, Charles VIII, qui décide d’intervenir militairement et marche sur la Bretagne avec 15.000 hommes. Le 28 juillet 1488, les armées bretonnes sont vaincues à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine. Charles VIII impose alors à François II le traité du Verger, qui l’oblige à obtenir son consentement pour le mariage de ses filles.

C’en est trop pour le duc de Bretagne, qui s’éteint quelques semaines plus tard, âgé seulement de 29 ans, en laissant un état exsangue et divisé. Pourtant, sur son lit de mort, le duc fait jurer à sa fille de tout faire pour défendre l’indépendance de la Bretagne, et nomme Jean de Rieux comme tuteur, tutelle pourtant réclamée par le roi de France qui déclare une nouvelle fois la guerre à la Bretagne. Quelques jours plus tard, Anne est couronnée duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes. En 1490, à l’âge de 13 ans, elle est mariée par procuration à Maximilien Ier de Habsbourg, archiduc d’Autriche et futur empereur romain germanique. Ce mariage est perçu comme une provocation par Charles VIII, qui envoie une nouvelle fois son armée. Les cités bretonnes tombent les unes après les autres, en dépit de renforts anglais et castillans venus soutenir les troupes ducales.

Mariage imposé

Réfugiée à Rennes, Anne est assiégée, elle doit finalement se rendre le 15 novembre 1491 et renoncer à son mariage avec Maximilien. Après avoir refusé trois prétendants proposés par Charles VIII, le roi de France décide finalement d’épouser la duchesse, afin d’assurer la paix entre la Bretagne et la France. Selon les clauses du contrat de mariage, en l’absence d’héritier masculin à la mort de Charles VIII, Anne de Bretagne devra épouser son successeur. Elle ne peut plus porter le titre de duchesse, et les institutions bretonnes sont démantelées.
En 1492, Anne est sacrée reine de France, en la basilique de Saint-Denis. Sans aucun pouvoir politique, loin de sa Bretagne natale, elle enchaîne les grossesses et aura six enfants avec Charles VIII. Mais tous meurent en bas âge, et c’est au tour de son époux de trépasser, après s’être cogné la tête à un linteau de porte. Trois jours après la mort du roi, le principe du mariage avec Louis XII est acquis, à la condition que ce dernier obtienne l’annulation de son premier mariage auprès du pape.

Retour en Bretagne

En attendant cette union, Anne rentre pour la première fois en Bretagne et reprend en main l’administration du duché. Elle restaure la chancellerie, convoque les États de Bretagne et fait battre monnaie à son effigie. Autant d’éléments qu’elle arrive à préserver lors de son nouveau mariage, le 8 janvier 1499 à Nantes. Il faut dire que le nouveau roi de France est un ancien prétendant et allié. Pour l’heure, l’indépendance de la Bretagne est sauvée.
Avec Louis XII, elle a six autres enfants, mais seulement deux filles survivent : Claude et Renée. L’aînée est d’abord promise au futur Charles-Quint, petit-fils de son premier mari, Maximilien de Habsbourg. Mais pour éviter que la Bretagne n’échappe une nouvelle fois au royaume de France, Louis XII décide d’unir sa fille à son cousin François d’Angoulême, le futur François Ier. Anne de Bretagne s’opposera à cette union jusqu’à sa mort, le 9 janvier 1514 à Blois, à l’âge de 36 ans.

Pour en savoir plus
– « Anne de Bretagne, du duché au royaume » de Thierry Jigourel, éditions Ouest-France, 2014.
– « Anne de Bretagne », Philippe Tourault, éditions Perrin, 2004.
– « Anne de Bretagne », Hervé Le Boterf, éditions France-Empire, 1976.

 

Le renouveau du Berligou, le vin des Ducs de Bretagne.

Durant l’année 2014, l’année du 500ème anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne, certains privilégiés dont les membres du Comité Anne de Bretagne avaient pu gouter quelques verres de ce désormais célèbre « Berligou », le vin des Ducs de Bretagne.

Grâce au Domaine Poiron-Dabin, à Château-Thébault, en pays nantais, les Berligous, rosé et rouge, vont être maintenant proposés au grand public.

La résurrection d’un cépage, le Berligou, le vin des Ducs de Bretagne

Après une très longue absence, le vin des Ducs de Bretagne retrouve sa place dans le vignoble nantais, au domaine Poiron Dabin. Deux frères, viticulteurs, Jean-Michel et Laurent Poiron, redonnent ainsi naissance au Berligou pour le grand public.

Les amateurs de vins ne manqueront pas ce nouveau rendez-vous fixé par l’un des plus audacieux domaines de Bretagne.

PoironDabin
Le domaine Poiron Dabin situé dans l’appellation d’origine contrôlée Muscadet Sèvre et Maine, porte tout au long de l’année une attention bienveillante à son environnement, veille avec passion sur son vignoble, pour le plus grand bonheur des amoureux de la région nantaise et des amateurs de l’excellence bretonne. Jean-Michel et Laurent Poiron partagent la même passion pour leur domaine viticole depuis plus de 26 ans. Leur vignoble couvre aujourd’hui
65 hectares. Ils produisent des vins d’une grande régularité : des vins structurés subtils et audacieux issus de 9 cépages aussi différents les uns des autres.
Avec le Berligou, le domaine Poiron Dabin redonne une profondeur historique et culturelle à l’héritage viticole de la région nantaise.

Le Berligou, le vin de la cour de Bretagne

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François II, Duc de Bretagne.

Le Berligou fût offert par Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à son cousin et allié François II, Duc de Bretagne, et père d’Anne de Bretagne. Les vins rosés et rouges font alors prestige sur les tables royales à travers l’Europe. Anne de Bretagne exigera d’ailleurs le service du Berligou à Amboise et au château de Langeais, après être devenue Reine de France.

Anne de Bretagne 1

La statue d’Anne de Bretagne à Nantes.

Oublié, il disparaît partiellement après les crises du XIXème siècle produites par des maladies
venues d’Amérique : l’oïdium, le mildiou et le phylloxera.
C’est en 1930, que le comte de Camiran accompagné de son pépiniériste Joseph Picot de
la Bourchinière à St Fiacre va se rendre à Couëron sur l’ancienne propriété des Ducs de Bretagne à La Chabossière pour retrouver trace de ce fameux Berligou. Le cépage sera
ainsi sauvé de l’oubli.
En 1993, son histoire intéresse un groupe de 12 historiens, techniciens, ingénieurs et vignerons qui vont le sortir de l’oubli. Une étude ampélographie (analyse des particularités variétales) va révéler qu’il s’agit d’un cépage rare et introuvable ailleurs. Il serait probablement un des aïeux
du Pinot Noir actuel.

Le renouveau en 2016

Jean-Michel et Laurent Poiron ont alors planté 1 ,5 hectares en 2011 pour cueillir les premières grappes en 2014. Le jus a fermenté et séjourné 1 an en fût de chêne breton de la forêt du Gavre… Clin d’œil au Duc François II qui n’aurait jamais été chercher son bois en forêt du Limousin, chez son cousin et néanmoins ennemi mortel, Louis XI de France.
Après 6 mois en cuve nantaise verrée, la mise en bouteilles est effectuée en avril 2016.

Lancement le samedi 28 mai

Berligou rouge

Le Berligou rouge

Uniques vignerons récoltants à produire le Berligou en vin rouge, Jean-Michel et Laurent
présentent au grand jour leur première cuvée, témoignage gastronomique du patrimoine de la
région nantaise et de la Bretagne ainsi que le Berligou rosé 2015.

Berligou rosé

Le Berligou rosé

Pour découvrir ces vins qui ont marqué l’histoire de la Bretagne , ils vous donnent rendez-vous sur le domaine le samedi 28 mai de 10h à 22h. Au programme: dégustation des vins, ambiance début Renaissance, exposition sur Anne de Bretagne et son temps ( production ICB).

Renseignements : 02 40 06 56 42

Michel Marion, négociant, armateur et héros de l’indépendance bretonne à l’honneur

Le Comité Michel Marion 2017 vient de voir le jour dans le but d’ériger une statue à Quimper en mémoire de Michel Marion. Ce marchand, armateur et officier ducal s’est distingué en 1487 en armant des navires pour rejoindre la flotte bretonne forte de 50 à 60 navires qui remonta la Loire pour porter secours à Nantes assiégée par les troupes françaises. L’intervention de cette flotte brisa le siège mais Michel Marion y perdit la vie.

Par la suite, Anne de Bretagne dota la fille de Michel Marion de 3000 livres en remerciement des services rendus par son père et lui permit de se marier avec un membre de sa maison.

Quimper 2017. Michel Marion, un héros méconnu à la fête .

De gauche à droite, l’équipe du Lougre, Eric Leost, Jean-Marc Sochard, Gweltaz ar Fur et Jacques-Yves Le Touze.

Article du Télégramme, 9 juillet 2015, par Ronan Larvor.

Fin 2017, à l’occasion de la remise sur le marché des concessions portuaires, la ville de Quimper pourrait remettre la main sur le port du Corniguel. Dans cette perspective, un projet liant l’histoire bretonne, le passé maritime de Quimper, le développement durable et les arts pourrait se concrétiser lors d’une grande fête maritime. Rêvons un peu….

Qui connait Michel Marion ? A Quimper, une impasse porte son nom rive droite, en contrebas de la rue de Pont-L’Abbé. Elle donne sur l’Odet et voisine avec la rue de Penanguer – deux marqueurs du personnage. A Penanguer, Michel Marion possédait un manoir. L’Odet maritime fit sa richesse. Michel Marion était armateur, commerçant et défenseur de l’indépendance bretonne. Voilà suffisamment de qualités pour sortir le personnage de l’oubli. L’histoire se passe au XVe sièvle et sert de moteur à un projet qui brasse l’économie, les arts et le développement durable présenté hier, à Locmaria. L’idée revient à Jacques-Yves Le Touze. Ce Morbihannais a entrepris de rendre visible l’histoire de la Bretagne en balisant le territoire avec des « marqueurs ». A son actif, l’installation d’une statue de Polig Monjarret, co-fondateur de Bodadeg ar Sonerion, à Lorient. « J’ai découvert un article sur Michel Marion dans la revue Manoirs et Châteaux des Pays de Bretagne » dit-il. L’idée d’une statue en l’honneur de l’armateur a été lancée ». L’association éditrice de la revue a vu l’intérêt du projet.  » En 2017, la ville de Quimper pourra se réapproprier le port du Corniguel, explique Gweltaz ar Fur, directeur de la revue. Ce serait l’occasion de promouvoir le nouveau port de Quimper en rappelant le commerce maritime passé du vin, du sel et des toiles ». Tout naturellement l’association du Lougre de l’Odet, qui entretient la flamme du patrimoine maritime, a aussi adhéré.

De Nantes à Quimper

Le personnage de Michel Marion a aussi une dimension politique. « Il naît vers 1450, explique Jean-Marc Sochard, administrateur du Lougre. C’est un fidèle du Duc de Bretagne dont il est l’un des receveurs des finances. En 1487, il vend ses biens pour financer l’armement de sa plus belle caraque et recrute des hommes d’armes. Ils rejoignent la flotte bretonne qui rallie Nantes où le duc François II est assiégé par les forces royales françaises. « Ce fut l’un des premiers épisodes de la guerre d’indépendance de Bretagne qui se terminera l’année suivante à Saint-Aubin du Cormier » précise Jacques-Yves Le Touze. Le siège de Nantes a été levé par les troupes royales mais Michel Marion a péri suite à ses blessures dans les combats. Il n’avait pas 40 ans.

Quimper 2017

Une association de parrainage s’est constituée autour de la revue « Manoirs et Châteaux », l’association nantaise d’écoconception maritime qui promeut le transport de marchandises à la voile et le Lougre. Une réunion de travail a eu lieu avec la Ville. Le but final s’est imposé: organiser une fête maritime en 2017. Elle aurait logiquement lieu à Locmaria, sur le port historiique où sera installée, à cette occasion, la statue en bronze de Michel Marion. On peut aussi rêver à la remontée, depuis Nantes, de bateaux chargés de muscadet, d’une grande fête du fret à la voile tel qu’il se développe à l’image de TOWT (Trans Oceanic Wind Transport), entreprise brestoise spécialisée qui arme des voiliers pour transporter des produits bretons outre-mer. Dans l’immédiat, il faudra trouver des financements pour la statue de Michel Marion. Une campagne de financement participatif est prévue.

Quimper. Michel Marion, l’armateur du XVe siècle, a mérité sa statue.

Article paru dans Ouest-France, 9 juillet 2015, par Ronan Gorgiard.

Commerçant et armateur du XVe siècle, Michel Marion arma une flotte pour libérer Nantes, encerclée par les Français. Il laissa sa vie dans la bataille. Trois associations souhaitent lui rendre hommage.

Si les jeunes Bretons qui viennent de passer le bac sont souvent incollables en matière d’Histoire de France, ils ignorent presque tout de l’Histoire de la Bretagne. Ainsi combien de Quimpérois connaissent-ils la vie de Michel Marion ? Trois associations différentes, Ti ar Vro (qui regroupe les associations dédiées à la culture bretonne), le Lougre de l’Odet et l’équipe de la revue « Manoirs et Châteaux des pays de Bretagne » ont décidé de lui rendre hommage en proposant à la ville de Quimper de lui consacrer une statue sur les bords de l’Odet, place du Stivell.

Libérateur du Duc de Bretagne

« Michel Marion, expliquent Gweltaz ar Fur et Jean-Marc Sochard (qui écrit un ouvrage sur le sujet) est né en 1450 à Quimper. C’était un riche commerçant , armateur et receveur d’impôts pour le duc. A uen époque où un dicton disait Bretagne est Pérou pour la France . Ce qui soulignait la richesse du pays.Penmarc’h ou Loctudy étaient de grands ports marchands.On exportait du lin et du sel, on importait du vin de Bordeaux. »

Ce sont des temps agités. En 1487, le roi de France convoite ce riche pays et les Français font le siège de Nantes où François II, le père d’Anne de Bretagne, est bloqué. « Michel Marion décide alors de vendre toute sa flotte sauf une caraque, sort de caravelle, à l’image de celles de Christophe Colomb, qu’il arme en guerre, avec une centaine d’hommes à bord. Et pourtant, le navire faisait à peine 5 mètres de plus que le lougre Corentin actuel ». Il utilise aussi son argent pour monter une véritable flotte bretonne (notamment avec le Morlaisien Jehan de Coatanlem), ce qui représente une soixantaine de bateaux. Et c’est par un stratagème (il transforme son bateau à l’image d’une des îles de la Loire et arrive par surprise) qu’il casse le siège de la ville. Mais, par contre, il y laisse la vie.

Pourquoi l’hommage ?

Anne de Bretagne, reconnaissante, dotera la fille de Michel Marion de près de 3000 livres. Son père possédait déjà le manoir de Penanguer, au pied de la colline de Penhars, à Quimper, ainsi que le manoir de Kerhuel, à Plonéour-Lanvern. Une rue de Quimper allant de la rue de Penanguer au chemin de halage et à l’Odet porte son nom.

Les Français, eux, ne lâcheront pas l’affaire puisque l’année suivante, ils débarquent avec une armée de 50 000 hommes (1) (c’est colossal à l »époque) et bousculent les Bretons à Saint-Aubin du Cormier laissant 6000 morts sur le carreau.

« Nous avons souhaité cet hommage pour plusieurs raisons, expliquent Gweltaz ar Fur et Jacques-Yves Le Touze, d’abord  parce qu’il est important via cette statue de marquer le paysage de notre propre histoire. La statue pourrait être mise en place dans le cadre du réaménagement de la place du Stivell. Ensuite, parce que le Lougre est jumelé avec le Greyhound, un bateau repratiquant du cabotage à la voile et qu’il nous semble intéressant de faire , de cette manière, revivre le port du Corniguel à Quimper à l’heure où sa gestion doit revenir à la ville ».

Bien entendu, il sera également fait appel à mécènes et sponsors, sans oublier le crowfunding.

(1) le nombre de 50 000 hommes représente la totalité des armées françaises présentes en Bretagne; il y avait entre 16 et 18 000 hommes côté français à la bataille de Saint-Aubin du Cormier.

Le tombeau de François II, père d’Anne de Bretagne, sera rénové.

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Ouest-France, 24 avril 2015

Ce chef-d’oeuvre devra être démonté, en 2016, et enlevé de la cathédrale, le temps de sa restauration.

L’information est parue sur le site Internet du ministère de la Culture et de la Communication. À la rubrique « Monuments historiques ». On y apprend que le tombeau de François II et de son épouse Marguerite de Foix, dans la cathédrale de Nantes, va être restauré.

Des études, réalisées sous la direction des restaurateurs de sculpture Jean Delivré (en 2009) et Olivier Rolland (en 2013), ont montré la nécessité d’une intervention : « Le soubassement du tombeau se désagrège. » La qualité du marbre se détériore.

La rénovation est estimée à 250 000 €. Elle ne se déroulera pas dans l’édifice religieux, mais dans des ateliers spécialisés. Il faudra donc démonter le monument puis le transporter. L’opération devrait avoir lieu courant 2016. Et la rénovation proprement dite prendra au moins une année. Les travaux seront menés sous la maîtrise d’oeuvre de Pascal Prunet, architecte en chef des monuments historiques.

Préservation à long terme

En parallèle, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) va plancher sur les conditions de la préservation à long terme du monument, dans son environnement, compte tenu en particulier de l’humidité des sols. Le projet intègre en outre « la mise en valeur du chef-d’oeuvre auprès du public, notamment grâce à un travail sur léclairage ». Il est aussi envisagé de mettre à disposition des relevés en trois dimensions de l’oeuvre.

Anne de Bretagne, héritière du duché de Bretagne à 10 ans, à la mort de son père François II le 9 septembre 1488, a fait réaliser quelques années plus tard cette sépulture pour ses parents. « Le tombeau est sans doute commandé au début de 1499, lors de son remariage avec le nouveau roi de France, Louis XII, au château de Nantes, explique la Drac. Dessiné par le peintre du roi Louis XII, Jean Perréal, la sculpture est l’oeuvre de l’atelier de lartiste tourangeau Michel Colombe. »

Le monument est d’abord érigé, en 1507, dans l’église du couvent des Carmes. « À la Révolution, le tombeau est sauvé de la destruction par Mathurin Crucy, architecte de la ville, pourtant chargé de le démanteler. Les sépultures sont dispersées et les cercueils de plomb, fondus. En 1817, le monument funéraire est remonté dans le bras sud du transept de la cathédrale, à son emplacement actuel. »

Philippe GAMBERT.

Anne de Bretagne et … le FC Nantes !

Presse-Océan, le 14 décembre 2014

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Depuis le début de l’année, la bannière Anne de Bretagne éditée par le Comité Anne de Bretagne 2014 avec le concours de Mikael Bodlore-Penlaez a été vue dans de nombreuses manifestations à travers toute la Bretagne.

Mais c’est sans doute la première fois, que la bannière a été déployée dans un stade de football, à la Beaujoire, pour la rencontre entre le FC Nantes et Bordeaux, ce samedi 13 décembre.

Et Anne de Bretagne a porté chance aux Canaris bretons qui l’ont emporté par 2 à un …..

Année Anne de Bretagne 2014, expositions et conférences en novembre à Quimper, à Nantes, à La Montagne, à Lannilis.

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L’Année Anne de Bretagne 2014 continue en ce mois de novembre à travers la Bretagne avec conférences, expositions et colloque.

– Jusqu’au 29 novembre, exposition sur Anne de Bretagne à Ti ar Vro Kemper, 3 Esplanade Famille Gabaï, à Quimper, renseignements au 02 98 90 70 43.

– Jeudi 6 novembre à 18h30 à Ti ar Vro Kemper, conférence de Gildas Salaün, Musée Dobrée, sur « Anne de Bretagne, première reine médiatique ».

– Jeudi 6 novembre, à La Montagne (44): conférence « le message d’Anne de Bretagne », le jeudi 6 novembre 2014 à 20h30 animée par Étienne Gasche, salle Georges Brassens, rue de la Gaudinière, entrée gratuite, Renseignements-réservations : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– du 7 au 22 novembre: exposition Anne de Bretagne en 17 panneaux et objets et œuvres d’un fonds privé. Médiathèque de La Montagne, 92 rue Violin, ouvert du mardi au vendredi, vernissage le vendredi 7 novembre 2014 à 18h00. Renseignements sur les horaires et présentations de l’expo : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– Jeudi 13 novembre à 14h, salle Yves Nicolas, entre les pharmacies, espace Lapoutroie, Lannilis : projection de vidéos, par Joël Combot, sur la vie de la Duchesse Anne de Bretagne, pour le 500e anniversaire de sa mort. Plusieurs tableaux : son pèlerinage à N.D. du Folgoët et le Tro Breiz, son séjour dans le Léon et le Trégor, ses longues funérailles, et l’écrin du cœur. Entrée libre et gratuite.

– Samedi 15 novembre, au château des Ducs de Bretagne à Nantes, à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, colloque sur « Bretagne, régions européennes et démocratie participative », suivi de la cérémonie de remise des colliers de l’Ordre de l’Hermine, Organisation: Institut Culturel de Bretagne, contact: postel@skoluhelarvro.org .

– Jeudi 20 novembre à 18h30, à Ti ar Vro Kemper, conférence de Claude Nadeau, sur « La musique d’Anne de Bretagne et Anne de Bretagne à travers la musique » .

Les secrets d’histoire d’Anne de Bretagne revisités en 5 dessins

France 3 Nantes, 17 octobre 2014

Avec les étudiants des AGR école de l’image à Nantes, nous avons regardé l’émission de Stéphane Bern consacrée à Anne de Bretagne. De l’emblème des Bonnets Rouges, voilà ce qu’ils ont retenu de la grande et petite histoire de la deux fois reine de France et ultime duchesse de Bretagne.

Par Xavier Collombier

L'emblème d'une région "historique". © Anne Bellamy / AGR école de l'image Nantes
© Anne Bellamy / AGR école de l’image Nantes L’emblème d’une région « historique ».

Le bonnet d’Anne

Anne – Bonnets Rouges, même combat. Les partisans d’une réunification de la Bretagne historique à 5 départements ont fait de la dernière duchesse, l’ultime rempart contre cette France jacobine avant l’heure, centralisatrice et normative.

Anne et son bonnet. © Anne Bellamy / AGR Ecole de l'image Nantes
© Anne Bellamy / AGR Ecole de l’image Nantes Anne et son bonnet.

Une version moins phrygienne et plus graphique avec cette duchesse encerclée en son Château des ducs à son effigie par de rouges bonnets.

Petites fourmis à l'assaut de la Grande Reine. © Arnaud Emmeline / AGR Ecole de l'image Nantes.
© Arnaud Emmeline / AGR Ecole de l’image Nantes. Petites fourmis à l’assaut de la Grande Reine.

Une duchesse dans toutes les têtes des Bonnets Rouges, c’est la vision d’Aurélie.

Une reine dans les têtes. © Aurélie Chéron / AGR Ecole de l'image Nantes
© Aurélie Chéron / AGR Ecole de l’image Nantes Une reine dans les têtes.

 

Une nantaise, deux fois Reine

Autre vision, très nanto-nantaise avec ce patrimoine national d’un petit LU revu et historiquement corrigé.

Un Lu sinon rien. © Camille Debray / AGR Ecole de l'image Nantes
© Camille Debray / AGR Ecole de l’image Nantes Un Lu sinon rien.

 

Anne d’Hollywood

Enfin l’histoire mouvementée d’Anne impose un parallèle avec la série Game of Thrones. À la jonction entre Renaissance et Moyen-Age, la vie de l’ultime Duchesse aurait inspiré  Hollywood.

La guerre des Mondes avec Anne de B. © Marion Roy / AGR Ecole de l'image.
© Marion Roy / AGR Ecole de l’image. La guerre des Mondes avec Anne de B.