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Présentation du DVD « Anne de Bretagne 2014 »

Le Comité Anne de Bretagne ainsi que Rémy et Nicolas Vallais ont le plaisir de vous inviter le samedi 4 novembre à 13h30 au cinéma Saint Laurent 9 rue du 11 novembre à Blain à la présentation du film Anna Breizh 2014 relatant la commémoration des 500 ans de la disparition d’Anne, dernière duchesse souveraine de Bretagne.

Cette projection en salle sera suivie d’échanges et d’un vin d’honneur. Le DVD du film sera disponible sur place au prix de 20 € TTC.

Le nombre de places étant limité, merci de nous indiquer très rapidement le nombre de places souhaitées ainsi que le nombre de DVD que vous souhaitez acquérir.

Réponse à:

remi@remivalais-production.com

06 83 04 34 69

 

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Portraits de femme. Anne de Bretagne, duchesse et reine .

La statue d’Anne de Bretagne au Château des Ducs de Bretagne à Nantes.

Le Télégramme, 29 juin 2017

par Serge Rogers

Impossible de parler des femmes qui ont marqué la Bretagne sans évoquer celle qui est sans doute la plus connue : la duchesse Anne. Personnage de l’Histoire de Bretagne et de France, deux fois reine, elle a marqué son époque par son caractère et sa volonté de défendre l’indépendance de son pays.

Fille de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, princesse de Navarre, Anne naît le 25 janvier 1477 au château de Nantes, fief historique du duché de Bretagne. À l’époque, son père doit ménager les prétentions territoriales de ses puissants voisins les rois de France, afin que son pays reste indépendant. Dès son plus jeune âge, Anne reçoit une noble éducation, tout comme sa sœur Isabeau, née un an après elle. Élevée par sa gouvernante, Françoise de Dinan, comtesse de Laval, et ayant pour précepteur le poète Jean Meschinot, la jeune fille apprend à lire et écrire le français et le latin, mais on lui enseigne aussi le chant, la danse et la musique.
Promise très jeune

Très vite, Anne devient une pièce maîtresse dans l’échiquier politique. Elle voit déjà ses premiers prétendants au mariage se présenter. François II refuse de voir tomber sa province dans l’escarcelle de la France et n’hésite pas à promettre la main de sa fille en échange d’une aide militaire et financière. Ainsi, est-elle promise en 1481 au prince de Galles, le fils du roi d’Angleterre Édouard IV. Plusieurs noms sont ensuite évoqués, au gré des alliances, comme ceux de Louis d’Orléans (cousin du roi et son possible successeur) ou de Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche…

N’ayant pas de fils, François II décide aussi de faire reconnaître sa fille aînée comme légitime héritière devant les États de Bretagne, le 20 février 1486. Tout cela déplaît au roi de France, Charles VIII, qui décide d’intervenir militairement et marche sur la Bretagne avec 15.000 hommes. Le 28 juillet 1488, les armées bretonnes sont vaincues à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine. Charles VIII impose alors à François II le traité du Verger, qui l’oblige à obtenir son consentement pour le mariage de ses filles.

C’en est trop pour le duc de Bretagne, qui s’éteint quelques semaines plus tard, âgé seulement de 29 ans, en laissant un état exsangue et divisé. Pourtant, sur son lit de mort, le duc fait jurer à sa fille de tout faire pour défendre l’indépendance de la Bretagne, et nomme Jean de Rieux comme tuteur, tutelle pourtant réclamée par le roi de France qui déclare une nouvelle fois la guerre à la Bretagne. Quelques jours plus tard, Anne est couronnée duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes. En 1490, à l’âge de 13 ans, elle est mariée par procuration à Maximilien Ier de Habsbourg, archiduc d’Autriche et futur empereur romain germanique. Ce mariage est perçu comme une provocation par Charles VIII, qui envoie une nouvelle fois son armée. Les cités bretonnes tombent les unes après les autres, en dépit de renforts anglais et castillans venus soutenir les troupes ducales.

Mariage imposé

Réfugiée à Rennes, Anne est assiégée, elle doit finalement se rendre le 15 novembre 1491 et renoncer à son mariage avec Maximilien. Après avoir refusé trois prétendants proposés par Charles VIII, le roi de France décide finalement d’épouser la duchesse, afin d’assurer la paix entre la Bretagne et la France. Selon les clauses du contrat de mariage, en l’absence d’héritier masculin à la mort de Charles VIII, Anne de Bretagne devra épouser son successeur. Elle ne peut plus porter le titre de duchesse, et les institutions bretonnes sont démantelées.
En 1492, Anne est sacrée reine de France, en la basilique de Saint-Denis. Sans aucun pouvoir politique, loin de sa Bretagne natale, elle enchaîne les grossesses et aura six enfants avec Charles VIII. Mais tous meurent en bas âge, et c’est au tour de son époux de trépasser, après s’être cogné la tête à un linteau de porte. Trois jours après la mort du roi, le principe du mariage avec Louis XII est acquis, à la condition que ce dernier obtienne l’annulation de son premier mariage auprès du pape.

Retour en Bretagne

En attendant cette union, Anne rentre pour la première fois en Bretagne et reprend en main l’administration du duché. Elle restaure la chancellerie, convoque les États de Bretagne et fait battre monnaie à son effigie. Autant d’éléments qu’elle arrive à préserver lors de son nouveau mariage, le 8 janvier 1499 à Nantes. Il faut dire que le nouveau roi de France est un ancien prétendant et allié. Pour l’heure, l’indépendance de la Bretagne est sauvée.
Avec Louis XII, elle a six autres enfants, mais seulement deux filles survivent : Claude et Renée. L’aînée est d’abord promise au futur Charles-Quint, petit-fils de son premier mari, Maximilien de Habsbourg. Mais pour éviter que la Bretagne n’échappe une nouvelle fois au royaume de France, Louis XII décide d’unir sa fille à son cousin François d’Angoulême, le futur François Ier. Anne de Bretagne s’opposera à cette union jusqu’à sa mort, le 9 janvier 1514 à Blois, à l’âge de 36 ans.

Pour en savoir plus
– « Anne de Bretagne, du duché au royaume » de Thierry Jigourel, éditions Ouest-France, 2014.
– « Anne de Bretagne », Philippe Tourault, éditions Perrin, 2004.
– « Anne de Bretagne », Hervé Le Boterf, éditions France-Empire, 1976.

 

Numéro spécial « Anne de Bretagne 2014 ».

AnnedeBretagneTudjentilBreizh

Un an après l’achèvement de l’année Anne de Bretagne 2014, Tudjentil Breizh, co-fondateur du Comité, vient de consacrer son bulletin 2015 à la commémoration du 500ème anniversaire de la mort de la dernière souveraine régnante du Duché de Bretagne.

Dans ce bulletin parmi les diverses interventions d’acteurs ou d’amis du Comité Anne de Bretagne 2014 est publié un mémoire inédit sur le traitement de cette commémoration en Bretagne par les medias et les autorités civiles et religieuses ( mémoire présenté en 2015 dans le cadre du Diplôme d’Etudes Celtiques de l’université de Rennes II): y sont notamment soulignées les interférences politiques de cette commémoration avec le mouvement des Bonnets Rouges et la réforme territoriale des régions.

Au sommaire de ce bulletin N°13 en vente au prix de 6,60€, frais de port inclus, au moyen du bon de commande se trouvant sur le site de Tudjentil Breizh:

  • un comité pour l’année Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • la commémoration du 500ème anniversaire (Jakez de Poulpiquet)
  • la réunification à l’heure d’Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, une féodale ? (Frédéric Morvan)
  • la résistance de la Duchesse Anne et le toujours actuel de la Bretagne pour ses droits (Jean-Loup Le Cuff)
  • Anna Breizh, le pourquoi de l’absence de mutation (Tugdual Kalvez)
  • Anne de Bretagne: une histoire de cœur (Louis Mélénec)
  • le souvenir d’Anne de Bretagne entre Cornouaille et Léon (Florence de Lassol)
  • une tapisserie sur Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, François II et les autres (Emmanuel de Kerdrel)

 

Vient de paraître : « Anne de Bretagne » d’Etienne Gasche

AnnedeBretagneEtienneGasche

Et si Shakespeare, le grand Shakespeare avait décidé d’écrire une pièce sur Anne de Bretagne ? Un projet financé par sa grande mécène, la reine Elizabeth Ière, d’ailleurs apparentée à la dernière souveraine bretonne. En fouillant dans l’histoire d’Anne de Bretagne, nul doute que le grand dramaturge anglais y aurait trouvé de quoi l’inspirer : fracas des batailles, intrigues politiques, drames humains, personnages tragiques ou comiques… Anne de Bretagne, petite duchesse en sabot et deux fois reine de France est un personnage romanesque à souhait.

Pour mieux nous conter son histoire tumultueuse, l’historien Etienne Gasche se met donc dans la tête de l’homme de théâtre et nous conte de manière alerte et passionnante la tragédie d’une duchesse et de son pays, la Bretagne.

 

Editions Coop Breizh.

La Duchesse Anne et Saint-Nazaire

CREDIB, 2 novembre 2014

La Duchesse Anne et Sant-Nazer/Saint-Nazaire

Le nom de la dernière souveraine de Bretagne reste très attaché à la cité navale. Il faut savoir que la vicomté de Saint-Nazaire a été créée en 1423 par le démembrement de la vicomté de Donges. On découvre au fil de la consultation des archives conservées au Centre de Documentation de la Ville des documents anciens allant du 15e au 18 e siècle. A l’image de la dernière souveraine des Bretons on découvre des femmes de caractère comme ces vicomtesses qui ne s’en laissent pas compter. Le droits breton (contrairement au droit français) qui sera supprimé par la Révolution bourgeoise de 1789 donnait des droits égaux aux femmes nobles dans la transmission des biens et du pouvoir.

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Charte de Maximilien d’Autriche et d’Anne de Bretagne.

Le système complexe de l’organisation du territoire nazairien, qui englobe alors une partie de la future commune de Pornichet, est très représentatif de l’organisation humaine de la Bretagne d’alors avec le recteur, le Général de paroisse et les frairies. Dans les archives on découvre le conflit qui a longtemps opposé Saint-Nazaire et Guérande concernant le refus de la paroisse nazairienne de participer aux frais de réparation des fortifications des remparts guérandais. Parmi les documents sauvegardés, la charte du duc de Bretagne Pierre II datant de 1454, entérinant l’exonération de Saint-Nazaire. Anne de Bretagne va conforter les Nazairiens dans leurs droits en 1489 et 1491 par des chartes dont celle, en date du 16 avril 1491, signée par « Maximilian et Anne, par la grâce de Dieu, roi et reine des Romains, ducs de Bretagne, etc. ». À l’époque, le duché de Bretagne envisage un moment une union avec l’Autriche pour éviter son occupation militaire par son voisin français. Longtemps après, Nazairiens et Guérandais vont continuer à s’affronter à coups de procès. Les Nazairiens arguent qu’ils assurent eux-mêmes leur défense et que la ville fortifiée de Guérande est trop éloignée pour qu’ils y trouvent refuge en cas d’attaque ennemie.

Magasin nazairien «A la Duchesse de Bretagne»  

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David Silvestre a retrouvé une carte postale publicitaire des années 1910 du magasin «A la Duchesse Anne». Ce magasin, situé au 22 rue Villes Martin, pratiquement en face du Grand Café, était très prisé des Nazairiens jusqu’à sa destruction par les bombardements de 1943. On peut aussi remarquer au passage que jusqu’à une époque récente on parlait plus de «la Duchesse Anne» que «d’Anne de Bretagne». Cette dernière appellation peut être comprise d’une manière quelque peu ambiguë car elle ne signifie pas la souveraine mais la femme d’un souverain en l’occurrence de deux rois de France successifs. Si pour les historiens c’est compris ainsi, il n’en est pas de même pour le peuple breton qui dans «Anne de Bretagne» et sa forme bretonne «Anna Vreizh» / «Anna Breizh» il reconnaît la dernière souveraine de l’Etat breton.

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Galathea à Herbins met à l’honneur Anna Vreizh 

Le nouvel EPAD d’Herbins «Galathea», qui a fait un gros travail dans sa signalétique bilingue breton/français à la demande son directeur Ludovic Le Merrer, a naturellement à coté du salon Nominoe, 1er roi de Bretagne, une salle d’activité au nom de la dernière souveraine de la nation bretonne, Anna Vreizh. Un exemple à suivre par nos édiles…

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Anne de Bretagne à l’honneur à Saint-André des Eaux, Lorient, Josselin, Ranrouët, Vannes, Rennes et Châteaubriant.

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Anne de Bretagne est à l’honneur dans les prochains jours à travers la Bretagne:

Dimanche 3 Août à St André des Eaux (Brière) : Fete des Chalands Fleuris (100.000 fleurs !) sur le thème d’Anne de Bretagne (organisateur : ABSADE et Jacky Point ) + Exposition ICB/Anne de Bretagne. Jeux Bretons et médiévaux. Dès 10H30 : scénoparade, fest-deiz, restauration – cf http://www.chalandsfleuris.fr

Dimanche 3 août, Grand Théâtre de Lorient, 21h, Oratorio « Anne de Bretagne renaissante » de Roland Becker.

Mercredi 6 Août à Josselin en soirée d’étape dans le cadre du Tro-Breiz Dinan-Vannes: Hommage à Anne de Bretagne sous la forme d’une projection de videos sur Anne de BRETAGNE donnée par Joël Combot de l’association des Amis du Folgoët.

– Juillet-Aout tous les Dimanches à 16H00 au Château de Ranrouet à Herbignac (44) : visite thématique sur Anne de Bretagne par la médiatrice du château Fanny Bena :

Venez faire un voyage dans le temps d’Anne de Bretagne et d’autres personnages comme l’intrigant Jean IV de Rieux, seigneur du château de Ranrouët et tuteur de la petite Anne. Face aux rois de France qui menacent la Bretagne, vous découvrirez les péripéties qui ont agitées l’histoire du duché de la fin du Moyen Age jusqu’à son rattachement à la France. Intrigues, rebondissements, voltes-faces, c’est une histoire digne d’une véritable saga moderne qui vous attend !

Les dimanches à 16h en juillet et en août. Durée 1h00. Plein tarif 5€, réduit 4€, gratuit -7 ans.

– Les rendez-vous nocturnes du Parlement de Bretagne à Rennes démarrent le 11 juillet. Pour la 3e année consécutive, la projection d’images épousera l’architecture du bâtiment. Anne de Bretagne fera son apparition avant chaque spectacle

– Jusqu’au 21 septembre, exposition autour d’Anne de Bretagne, son reliquaire et le livre d’Heures, au Château Gaillard, rue Noë à Vannes, Entrée gratuite.

– Jusqu’au 30 Septembre à Châteaubriant (44) : Exposition autour du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne à travers une approche historique et scientifique de l’objet / Organisateur : Conseil Général de Loire-Atlantique et Musée Dobrée.