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La Cordelière. L’espoir renaît

Le naufrage de la Cordelière et du Régent, deux bateaux emblématiques du début du XVIe siècle, a dû se dérouler entre la pointe Saint-Mathieu (ci-dessus) et l’anse de Bertheaume, à Plougonvelin.

Le Télégramme, 14 novembre 2017

La Cordelière, le bateau d’Anne de Bretagne, alors reine de France, a coulé en 1512 lors d’une bataille navale, emportant avec elle le Régent, vaisseau amiral de la flotte britannique. Les recherches, avec de nouveaux moyens, ont repris pour retrouver ces précieuses épaves à la pointe du Finistère.

Ce 10 août 1512 une réception se déroule sur La Cordelière, la caraque commandée par Hervé de Portzmoguer, dont le nom a ensuite été francisé en Primauguet pour baptiser des navires de guerre de la Royale. Portzmoguer et Primauguet ne sont bien qu’un seul homme !

À cette époque, les Anglais viennent souvent attaquer la pointe bretonne, et ce jour-là une flotte de bateaux anglais et flamands est annoncée devant l’abbaye de Saint-Mathieu, à Plougonvelin. Les amarres sont coupées à la hâte. La Cordelière et La Louise vont au-devant de la flotte anglaise pour protéger le reste des vaisseaux bretons et français qui rentrent par le goulet vers Brest.

Durant la bataille navale, La Cordelière se retrouve en mauvaise posture et Portzmoguer décide d’aller à l’abordage du Régent, le vaisseau amiral anglais. Le feu prend dans la sainte-barbe du bateau breton, la réserve de poudre explose et les deux navires sont envoyés par le fond avec leurs quelque 400 canons et près de 2.000 marins embarqués sur ces grands vaisseaux d’une quarantaine de mètres chacun.

« On va tout reprendre »


« Depuis plusieurs années des recherches ont été menées pour tenter de retrouver l’épave de La Cordelière, notamment par Max Guérout dans les années 1990, à l’aide d’un magnétomètre. Mais il y a beaucoup de matériaux, notamment des câbles sous-marins, sur la zone de recherche qui ont parasité les résultats. Aujourd’hui nous avons des techniques qui doivent nous permettre de retrouver enfin ces épaves. On va tout reprendre méthodiquement », dit Michel L’Hour, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) qui estime la zone de recherche entre la pointe Saint-Mathieu et l’anse de Bertheaume, sur la commune de Plougonvelin.

« Un navire qui fait rêver »


Dans un premier temps, ce sont les archives françaises, mais aussi anglaises, qui sont fouillées par les chercheurs de l’Université de Bretagne sud. « Retrouver le témoignage d’un marin anglais pourrait permettre de préciser le lieu du naufrage », estime le directeur du Drassm.

Ensuite, il s’agit d’étudier la géomorphologie des fonds de ce secteur avec Ifremer et l’aide des moyens techniques de l’École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) de Brest ou du laboratoire d’Informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (IRMM).

« Ce projet me tient beaucoup à coeur parce que je vais bientôt quitter la direction du Drassm. C’est un bâtiment qui fait rêver beaucoup de monde depuis longtemps. J’ai rencontré un vrai engouement autour de ce projet. L’été prochain une campagne de recherches sera réalisée avec le bateau du Drassm, l’André-Malraux », précise Michel L’Hour.

L’épave peut être enfouie sous des sédiments mais les dizaines de canons, couleuvrines et armes très variées de l’époque, devraient tout de même être détectables.

Les plongeurs sollicités


« Il est possible que le site ait déjà été découvert fortuitement par des plongeurs qui ont remonté des objets sans avoir conscience de ce qu’ils venaient de ramener. On recherche des témoignages. Sous l’eau on peut imaginer retrouver une partie de la coque, même si elle a brûlé en partie ou a explosé. Et puis il y a tous les effets personnels des marins. Et il y avait aussi des femmes venues pour la réception et qui n’avaient pas dû pouvoir être débarquées. Ce sont des milliers d’objets qui vont nous révéler beaucoup de choses sur l’époque ».

Le Drassm étant désormais capable d’aller retrouver des épaves à plus de mille mètres, grâce aux outils qu’il a développés, on se dit que La Cordelière ne devrait plus longtemps lui échapper.

 

 

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Anne de Bretagne et … Hubert Coudurier, directeur du Télégramme.

Coudurier

Le Télégramme, 19 décembre 2014

Décidément, Anne de Bretagne est à la mode.

Après les propos hier de Manuel Valls à Brest citant une phrase attribuée à la souveraine bretonne, c’est au tour d’Hubert Coudurier, directeur du Télégramme , d’évoquer la dernière duchesse de Bretagne dans un édito ce vendredi 19 décembre.

Citons donc le passage en question: « Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c’est aussi pour montrer que cette région n’est forte de son indépendance que dans l’interdépendance française redessinée par la réforme territoriale » ……

La phrase citée par Manuell Valls était déjà d’une grande ambiguïté mais le propos d’Hubert Coudurier la surpasse par ses multiples sous-entendus qui finalement en font une phrase quelque peu incompréhensible. Une traduction s’impose: chers lecteurs , n’hésitez pas à proposer la vôtre :=))

Une pensée pour Nathalie Appéré, député-maire de Rennes, qui va encore dire qu’on en fait trop pour Anne de Bretagne .

Anne de Bretagne et … Manuel Valls .

valls-brest-web

Ce jeudi 18 décembre 2014 à Brest, Manuel Valls s’exprimait devant le ban et l’arrière-ban des responsables politiques et économiques de la Bretagne administrative au sujet du pacte d’avenir signé il y a un an par son prédécesseur en réponse au mouvement des Bonnets Rouges.

Surprise, Manuel Valls, premier ministre de la République française, a commencé son intervention en citant … Anne de Bretagne :   » ‘Sans la Bretagne, la France ne serait pas ce qu’elle est. Mais sans la France, la Bretagne ne serait pas ce qu’elle est non plus’. Ces mots auraient pu être les miens. Ils furent ceux d’Anne de Bretagne, il y a plus de 4 siècles ».

Passons sur l’erreur de date, il aurait fallu dire 5 siècles et non 4 siècles et retenons cette phrase prêtée à Anne de Bretagne et dont on aimerait connaître les références exactes, phrase pour le moins sibylline qu’on peut interpréter dans un sens et dans son contraire, d’un point de vue breton ou d’un point de vue français. M Valls ne doit pas savoir non plus qu’Anne de Bretagne est née à Nantes …. en Bretagne, lui dont le gouvernement a tout fait pour maintenir la partition du territoire breton.

Toujours est-il que Manuel Valls participe ainsi au 500e anniversaire de la disparition de la dernière Duchesse souveraine de Bretagne .

Pour l’anecdote, il y avait en face de Manuel Valls parmi les élus bretons, la députée-maire de Rennes, Nathalie Appéré, celle-là même qui il y a quelques semaines s’offusquait  « Pourquoi cette fixation sur Anne de Bretagne ? » . En entendant son premier ministre citer Anne de Bretagne , Mme Appéré a du avaler de travers ……

En tout cas, M Valls apporte une note inattendue à cette Année Anne de Bretagne 2014. Parions que d’ici le 9 janvier 2015, nous aurons droit à d’autres surprises.

Le château de Brest au temps d’Anne de Bretagne

Le musée de la marine a produit une video reconstituant le château de Brest tel qu’il était lorsqu’Anne de Bretagne y fut accueilli lors de son Tro Breizh de 1505.

Le château dans lequel séjourne Anne de Bretagne n’a plus rien à voir avec la forteresse occupée par les Anglais. Tout au long du XVe siècle, les ducs de Bretagne conduisent d’important travaux dans leur château de Brest.
Ces travaux portent essentiellement sur la muraille nord-est de l’enceinte qui barre l’éperon rocheux. Les Tours Madeleine et Paradis sont renforcées et le ravelin bâti en avant du portail d’entrée. Les tours d’origine romaines subsistent encore et rythment le rempart. Le véritable château de l’époque englobe les tours Nord, Duchesse Anne et Azénor. Ce donjon est agrandi et modernisé. Il devient un véritable logis seigneurial.