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Anne de Bretagne et … la galette-saucisse !

galette-saucisse

Libération, 19 décembre 2014

Mi-chaud mi-froid, ce hot-dog breton à base de blé noir est un symbole du patrimoine local. Tant qu’on ne le badigeonne pas de moutarde…

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Pourquoi cette précision ? Parce que la galette-saucisse est un en-cas purement gallo, donc haut-breton. Du reste, le terme de galette n’existe pas en Basse-Bretagne où lui est préférée la dénomination de crêpe de blé noir, ou bien de sarrasin (salée, donc), par opposition à la crêpe de froment (sucrée). Mais revenons à nos cochons. Et tout d’abord au blé noir – «polygonacée importée d’Asie, qui n’est pas une céréale»,précise doctement Benjamin Keltz -, «massivement semé dans la région au XVe siècle sous les encouragements d’Anne de Bretagne», qui devient la base de l’alimentation bretonne. Pour ce qui est de la saucisse, nul besoin de développer l’ancrage du cochon dans la région, dont les élevages, principalement en Côtes-d’Armor et dans le Finistère, représentent 90% de la production porcine française.

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Anne de Bretagne. Brodée par Le Minor

Gildas Le Minor, entouré de Rodolphe Jarry (parquet général), et Philippe Jeannin (premier président de la cour d'appel), devant la tapisserie des Gobelins de la grande chambre.

Gildas Le Minor, entouré de Rodolphe Jarry (parquet général), et Philippe Jeannin (premier président de la cour d’appel), devant la tapisserie des Gobelins de la grande chambre.

Le Télégramme, 20 décembre 2014

Anne de Bretagne sera bientôt de retour à Rennes, la capitale de son ancien duché. Gildas Le Minor, dirigeant de la célèbre maison Le Minor, spécialisée dans la broderie, a décidé de lui rendre hommage, à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort, en impulsant la création d’une gigantesque tapisserie brodée. Elle sera exposée au Parlement. Pour le 500e anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, le Bigouden Gildas Le Minor dirigeant de la maison Le Minor, spécialisée dans la broderie, a voulu honorer sa mémoire par une création monumentale : une tapisserie brodée à la main, qui sera installée dans l’emblématique espace public du Parlement de Bretagne. L’idée, née d’un rêve, a tant séduit qu’elle est devenue un vrai projet, prêt à se concrétiser. Tout est parti d’une bannière, commandée à l’atelier de Pont-l’Abbé (29) par le comité Anne de Bretagne, raconte Gildas Le Minor. Mais la mémoire de la souveraine n’est guère présente à Rennes, aujourd’hui capitale de son ancien duché. Une anomalie, a estimé le dirigeant de la broderie Le Minor, en se promettant d’y remédier. Et de belle manière ! Par une oeuvre qui ferait la fierté de sa grand-mère, Marie-Anne Le Minor, l’amie des artistes de son temps (René-Yves Creston, Mathurin Meheut, Colette, Jean Lurçat…) et fondatrice, voici 78 ans, de l’atelier du même nom, qui devait donner à la broderie d’art ses lettres de noblesse. Et par l’assurance de son rayonnement, grâce à sa présence sur un site prestigieux propre à honorer la reine. Le Parlement, ce puissant monument symbole des États de Bretagne, dont il est le dernier avatar de la Cour souveraine, s’imposait comme le lieu idéal.

Bonnes surprises

Il ne restait plus qu’à convaincre les interlocuteurs, sans lesquels rien n’est possible. Ce n’était pas gagné, craignait le Bigouden avant de voler de bonne surprise en étonnement émerveillé. Les deux chefs de la cour d’appel, évidemment, ont été saisis. Bonne pioche : Véronique Malbec, procureure générale, et Philippe Jeannin, premier président, adhèrent à l’idée avec enthousiasme. Henry Masson, le directeur régional des Monuments historiques, lui aussi, est immédiatement séduit. L’office de tourisme de Rennes, chargé de l’accueil des 25.000 visiteurs annuels du bâtiment, applaudit des deux mains, comme Jean-Michel Le Boulanger, vice-président de la région chargé de la culture et l’association d’entreprises « Produit en Bretagne ».

Une esquisse soumise début 2015 à un comité artistique

Et tout ce monde-là s’est engagé avant même de savoir à quoi pourrait ressembler l’oeuvre qu’il fallait soutenir. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il s’agira d’une création contemporaine représentant Anne de Bretagne, et que deux artistes ont été sollicités pour formuler, chacun, une proposition. Ils ont déambulé dans le Parlement pour s’inspirer du lieu et apprécier les espaces, de manière à y adapter leur esquisse et ses dimensions. Ces esquisses seront soumises début 2015 à un comité artistique associant des conservateurs, des universitaires, une fondation culturelle, et les partenaires parmi lesquels les plus hauts magistrats de Bretagne joueront, une fois n’est pas coutume, le rôle de jurés. La réalisation qui suivra est estimée à un minimum de 1.500 heures de travail pour le brodeur qui en sera chargé. On peut espérer que la tapisserie pourra prendre sa place au Parlement avant deux ans. La reine Anne y disputera alors la vedette au connétable Bertrand Duguesclin, dont la mort est illustrée par une gigantesque tapisserie tissée en 1904 par les ateliers des Gobelins. « C’est un superbe travail de basse-lice, de chaîne et de trame, mais il ne peut pas donner l’impression de relief que seuls peuvent créer les points variés de la broderie », commente Gildas Le Minor. Pour lui, le temps est révolu où l’académisme voulait que la tapisserie soit un art majeur quand la broderie n’était qu’un ouvrage de dames.

Note du Comité: bien entendu, Rennes n’était pas la capitale du Duché de Bretagne qui était Nantes. Rennes en revanche est la ville du couronnement des souverains bretons.

 

Une tapisserie sur Anne de Bretagne au Parlement de Bretagne, un projet des ateliers Le Minor

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Gildas Le Minor entouré du président Jeanin et de M Jarry.

C’est ce vendredi matin qu’a été dévoilé dans la Grand Salle du Parlement de Bretagne (1) à Rennes le projet porté par Gildas Le Minor de la réalisation d’une tapisserie monumentale brodée à la main à l’occasion de l’anniversaire des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne.

Cette tapisserie prendra place au sein du Parlement de Bretagne et sera réalisée dans les Ateliers Le Minor  à Pont-l’Abbé.

Autour de Gildas Le Minor étaient présents les différents partenaires du projet: Philippe JEANIN,premier président de la cour d’appel de Rennes, Rodolphe JARRY, secrétaire général du parquet général près de la cour d’appel de Rennes, Rozenn LE NEILLON, attachée de communication de la cour d’appel de Rennes, Henry MASSON,conservateur régional des monuments historiques de Bretagne, Jakez BERNARD,président de Produit en Bretagne, Jacques Yves LE TOUZE, coordinateur du Comité Anne de Bretagne et  Jean-Michel LE BOULANGER,vice-président culture du Conseil Régional

En Bretagne, la broderie est un élément fort de notre identité

Depuis sa fondation en 1936, la Maison LE MINOR entretient des relations constantes et fructueuses avec les artistes, Marie-Anne LE MINOR, la fondatrice a bien connu Colette, et a fait travailler Mathurin Méheut, René Yves Creston, Pierre Toulhoat ou encore des cartonniers, Dom Robert, Jean Picart Le Doux, tous deux élèves de Jean Lurcat.

C’est dans les années 50 que Marie-Anne LE MINOR va se lancer dans la tapisserie décorative, créations réservées jusqu’alors à la grande tradition de Basse-Lisse confectionnées par les manufactures d’Aubusson.

Pour marquer cette année 2014, au cour de laquelle la Bretagne, toute entière, fête l’anniversaire des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne, Gildas LE MINOR a décidé d’apporter sa pierre à cette commémoration en lançant le projet d’une grande tapisserie décorative brodée à la main en l’honneur d’Anne de Bretagne.

Pourquoi une tapisserie ?

Parce que une tapisserie est un projet fédérateur au service d’une communication durable.

FEDERATEUR

Un endroit prestigieux était nécessaire pour l’exposer. Le Parlement de Bretagne à Rennes, lieu hautement historique et symbolique pour la Bretagne et la Duchesse Anne me semblait idéal.

L’idée fut présentée à  Henry MASSON de la DRAC et aux deux Chefs de Cour, qui ont d’emblée soutenu le projet en proposant que la tapisserie prenne place dans une salle prestigieuse du parlement.

Le Comité Anne de Bretagne, organisateur de nombreuses manifestations pour cette année anniversaire a tout de suite adhéré au projet.

L’association Produit en Bretagne dont la maison LE MINOR fait partie a décidé de soutenir en mobilisant tous ses membres.

La région Bretagne, en la personne de son viceprésident Jean-Michel LE BOULANGER a été conquise et suit cette idée, que ce dernier trouve formidable.

COMMUNICATION DURABLE

Cette tapisserie brodée sera un extraordinaire vecteur de communication.

D’abord pour la broderie, ce SAVOIR-FAIRE ancestral et d’excellence de la Bretagne.

Ensuite une chance pour un artiste de se révéler et de se faire connaître.

Une tapisserie est un moyen de communiquer aujourd’hui et de construire le patrimoine de demain.

De plus son emplacement dans le Parlement est idéale, car les différentes salles font partie des lieux visités par le public.

Sa mise en place sera un potentiel évènementiel extraordinaire pour une expression artistique contemporaine, et pour la promotion d’un SAVOIR-FAIRE difficile à faire perdurer.

Pour la réalisation du carton ( dessin ) base du travail de broderie, deux artistes ont été pressentis, Dominique PASSAT et Yannig GUILLEVIC.

Ces deux artistes proposeront une esquisse à un comité artistique qui fera le choix du dessin.

Ce projet et une mobilisation de tous les Bretons autour d’une dynamique identitaire partagée.

Ce projet, Gildas Le Minor l’a dédié à sa grand-mère Marie-Anne LE MINOR qui a tant œuvré pour la Bretagne et pour tout ce qu’elle a fait pour que perdure ce SAVOIR-FAIRE hérité de brodeurs bigoudens auxquels elle portait beaucoup d’affection et d’admiration.

Une phrase lui convient admirablement, elle fut prononcée par Mgr FAVE, lors de ses obsèques.

 » Elle a aimé la Bretagne, et lui a apporté du mouvement et du lustre pour qu’elle soit plus belle « .

(1) Le Parlement de Bretagne fut jusqu’à la révolution française l’équivalent à la fois d’un conseil constitutionnel, d’un conseil d’état et d’une cour suprême pour la Bretagne. Les Etats de Bretagne remplissaient le rôle de ce qu’on nomme aujourd’hui un parlement.

Jusqu’au 2 novembre, à la rencontre d’Anne de Bretagne, à Rennes et à Goulaine.

anne au coeur de Rennes

Vous avez jusqu’à dimanche soir 2 novembre pour visiter deux expositions autour d’Anne de Bretagne à Rennes et à Goulaine.

A Rennes, c’est au Musée de Bretagne qu’a lieu l’exposition autour du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne.

Au château de Goulaine, en vignoble nantais, c’est une exposition didactique sur la vie d’Anne de Bretagne qui est proposée par Alan Simon, ainsi que les chaussons supposés d’Anne de Bretagne.

A ne pas manquer !

Goulaine

Les arts de la couleur dans le duché de Bretagne autour de 1500, journée d’étude le 21 octobre à Rennes.

Université de Rennes 2

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Si  l’histoire de l’architecture et de la sculpture en Bretagne au temps des ducs est en plein renouvellement depuis une vingtaine d’année, les arts de la couleur, que ce soit la peinture, le vitrail ou l’enluminure, peinent à bénéficier du même intérêt.

Le duché ne fut jamais  dans ce domaine, un lieu de création aussi important que Paris, Tours voire même l’Anjou. C’est un fait. Pour autant, il est indéniable également que la Bretagne a compté de la fin du Moyen Âge au début des Temps Modernes quelques grands amateurs de peintures. Et les travaux pionniers d’Eberhard König sur l’enluminure bretonne du XVe siècle, ceux de François Avril et de Diane Booton, ainsi que le recensement critique des vitraux de Bretagne par Françoise Gatouillat et Michel Hérold en 2005, ont permis de mettre en lumière des œuvres remarquables, soulevant des problématiques parfois complexes, qui mériteraient davantage d’études d’ensemble.

A l’occasion de la célébration du 500e anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, cette journée d’études propose de mettre à l’honneur une partie de cette production en s’interrogeant sur les enjeux de la création picturale dans le  duché autour de 1500, depuis la naissance de la future reine de France en 1477 à la fin du règne de François II, jusqu’à sa disparition en 1514, une période cruciale de l’histoire de la Bretagne qui connut ici les derniers feux de son indépendance.

 

PROGRAMME

Session 1 : Présidence de séance : Bruno Boerner (Université Rennes 2)

 9h45   : Accueil et ouverture de la journée d’études

10h15 : Introduction (Marie Jacob, Université Rennes 2)

10h30 : Les livres d’Anne de Bretagne. Etat de la question et destinées diverses (Maxence Hermant, Bibliothèque nationale de France)

11h15 : Thomas James : à la découverte d’un humaniste (Diane Booton, Gerda Henkel Stiftung)

11h45 : Discussions

Session 2 : Présidence de séance : Marie Jacob (Université Rennes 2)

14h00 : La production de vitraux en Bretagne de 1490 à 1510 (Françoise Gatouillat, Université Paris IV)

14h30 : Des vitraux parisiens pour Anne de Bretagne : le contrat pour la chapelle Sainte-Anne de Lohéac (1493) (Philippe Lorentz, Université Paris IV)

15h00 : Jean Adriaen “de Hollande”, peintre et peintre verrier en Bretagne autour de 1500 (Caroline Blondeau, Université Paris IV)

15h30 : Discussions et conclusion

Informations pratiques

Musée des Beaux-Arts de Rennes, Salle des Conférences, 20 quai Emile Zola, 35000 Rennes

21 Oct. 2014

Horaires : 10h-16h

Contact

Marie Jacob (marie.jacob-yapi@univ-rennes2.fr)

Nombreuses animations à Rennes autour d’Anne de Bretagne jusqu’au 2 novembre.

Un rappel: de nombreuses animations ont lieu jusqu’au 2 novembre à Rennes autour d’Anne de Bretagne organisées par le Musée de Bretagne, le musée des beaux-arts, l’office du tourisme, la bibliothèque et les archives. Voir l’article complet ici.

anne au coeur de Rennes