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Le Berligou, le vin des Ducs de Bretagne, présenté au grand public.

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C’est ce samedi , par une belle journée de printemps, qu’a eu lieu un petit évènement dans le monde viticole et gastronomique breton .

Le Domaine Poiron-Dabin situé à Château-Thébault au cœur du vignoble breton présentait sa production de Berligou en rouge et en rosé, ce Berligou qui fut le vin de la cour de François II et de sa fille Anne de Bretagne. Grand retour donc de ce vin hautement symbolique pour la Bretagne.

Ce Berligou qui a bien failli disparaître retrouve ainsi une nouvelle jeunesse grâce à ces viticulteurs dynamiques et désormais, les pieds de Berligou ne pourront être plantés qu’en Pays nantais.

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Les visiteurs pour cette journée historique étaient accueillis par Charles Téméraire , François II et Anne de Bretagne, joués par des membres de la famille Poiron-Dabin. A l’appui de leur démarche, l’exposition « Anne de Bretagne et son temps » réalisée par l’Institut Culturel de Bretagne était présentée dans les différentes salles.

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Pour les amateurs, le Berligou rosé et rouge est dès à présent disponible auprès du domaine.

 

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Le Comité Anne de Bretagne était représenté à cette journée par Didier Lefèvre et Jacques-Yves Le Touze.

Le renouveau du Berligou, le vin des Ducs de Bretagne.

Durant l’année 2014, l’année du 500ème anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne, certains privilégiés dont les membres du Comité Anne de Bretagne avaient pu gouter quelques verres de ce désormais célèbre « Berligou », le vin des Ducs de Bretagne.

Grâce au Domaine Poiron-Dabin, à Château-Thébault, en pays nantais, les Berligous, rosé et rouge, vont être maintenant proposés au grand public.

La résurrection d’un cépage, le Berligou, le vin des Ducs de Bretagne

Après une très longue absence, le vin des Ducs de Bretagne retrouve sa place dans le vignoble nantais, au domaine Poiron Dabin. Deux frères, viticulteurs, Jean-Michel et Laurent Poiron, redonnent ainsi naissance au Berligou pour le grand public.

Les amateurs de vins ne manqueront pas ce nouveau rendez-vous fixé par l’un des plus audacieux domaines de Bretagne.

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Le domaine Poiron Dabin situé dans l’appellation d’origine contrôlée Muscadet Sèvre et Maine, porte tout au long de l’année une attention bienveillante à son environnement, veille avec passion sur son vignoble, pour le plus grand bonheur des amoureux de la région nantaise et des amateurs de l’excellence bretonne. Jean-Michel et Laurent Poiron partagent la même passion pour leur domaine viticole depuis plus de 26 ans. Leur vignoble couvre aujourd’hui
65 hectares. Ils produisent des vins d’une grande régularité : des vins structurés subtils et audacieux issus de 9 cépages aussi différents les uns des autres.
Avec le Berligou, le domaine Poiron Dabin redonne une profondeur historique et culturelle à l’héritage viticole de la région nantaise.

Le Berligou, le vin de la cour de Bretagne

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François II, Duc de Bretagne.

Le Berligou fût offert par Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à son cousin et allié François II, Duc de Bretagne, et père d’Anne de Bretagne. Les vins rosés et rouges font alors prestige sur les tables royales à travers l’Europe. Anne de Bretagne exigera d’ailleurs le service du Berligou à Amboise et au château de Langeais, après être devenue Reine de France.

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La statue d’Anne de Bretagne à Nantes.

Oublié, il disparaît partiellement après les crises du XIXème siècle produites par des maladies
venues d’Amérique : l’oïdium, le mildiou et le phylloxera.
C’est en 1930, que le comte de Camiran accompagné de son pépiniériste Joseph Picot de
la Bourchinière à St Fiacre va se rendre à Couëron sur l’ancienne propriété des Ducs de Bretagne à La Chabossière pour retrouver trace de ce fameux Berligou. Le cépage sera
ainsi sauvé de l’oubli.
En 1993, son histoire intéresse un groupe de 12 historiens, techniciens, ingénieurs et vignerons qui vont le sortir de l’oubli. Une étude ampélographie (analyse des particularités variétales) va révéler qu’il s’agit d’un cépage rare et introuvable ailleurs. Il serait probablement un des aïeux
du Pinot Noir actuel.

Le renouveau en 2016

Jean-Michel et Laurent Poiron ont alors planté 1 ,5 hectares en 2011 pour cueillir les premières grappes en 2014. Le jus a fermenté et séjourné 1 an en fût de chêne breton de la forêt du Gavre… Clin d’œil au Duc François II qui n’aurait jamais été chercher son bois en forêt du Limousin, chez son cousin et néanmoins ennemi mortel, Louis XI de France.
Après 6 mois en cuve nantaise verrée, la mise en bouteilles est effectuée en avril 2016.

Lancement le samedi 28 mai

Berligou rouge

Le Berligou rouge

Uniques vignerons récoltants à produire le Berligou en vin rouge, Jean-Michel et Laurent
présentent au grand jour leur première cuvée, témoignage gastronomique du patrimoine de la
région nantaise et de la Bretagne ainsi que le Berligou rosé 2015.

Berligou rosé

Le Berligou rosé

Pour découvrir ces vins qui ont marqué l’histoire de la Bretagne , ils vous donnent rendez-vous sur le domaine le samedi 28 mai de 10h à 22h. Au programme: dégustation des vins, ambiance début Renaissance, exposition sur Anne de Bretagne et son temps ( production ICB).

Renseignements : 02 40 06 56 42

Année Anne de Bretagne 2014, expositions et conférences en novembre à Quimper, à Nantes, à La Montagne, à Lannilis.

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L’Année Anne de Bretagne 2014 continue en ce mois de novembre à travers la Bretagne avec conférences, expositions et colloque.

– Jusqu’au 29 novembre, exposition sur Anne de Bretagne à Ti ar Vro Kemper, 3 Esplanade Famille Gabaï, à Quimper, renseignements au 02 98 90 70 43.

– Jeudi 6 novembre à 18h30 à Ti ar Vro Kemper, conférence de Gildas Salaün, Musée Dobrée, sur « Anne de Bretagne, première reine médiatique ».

– Jeudi 6 novembre, à La Montagne (44): conférence « le message d’Anne de Bretagne », le jeudi 6 novembre 2014 à 20h30 animée par Étienne Gasche, salle Georges Brassens, rue de la Gaudinière, entrée gratuite, Renseignements-réservations : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– du 7 au 22 novembre: exposition Anne de Bretagne en 17 panneaux et objets et œuvres d’un fonds privé. Médiathèque de La Montagne, 92 rue Violin, ouvert du mardi au vendredi, vernissage le vendredi 7 novembre 2014 à 18h00. Renseignements sur les horaires et présentations de l’expo : mediatheque@ville-lamontagne.fr, 02.40.65.66.24

– Jeudi 13 novembre à 14h, salle Yves Nicolas, entre les pharmacies, espace Lapoutroie, Lannilis : projection de vidéos, par Joël Combot, sur la vie de la Duchesse Anne de Bretagne, pour le 500e anniversaire de sa mort. Plusieurs tableaux : son pèlerinage à N.D. du Folgoët et le Tro Breiz, son séjour dans le Léon et le Trégor, ses longues funérailles, et l’écrin du cœur. Entrée libre et gratuite.

– Samedi 15 novembre, au château des Ducs de Bretagne à Nantes, à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, colloque sur « Bretagne, régions européennes et démocratie participative », suivi de la cérémonie de remise des colliers de l’Ordre de l’Hermine, Organisation: Institut Culturel de Bretagne, contact: postel@skoluhelarvro.org .

– Jeudi 20 novembre à 18h30, à Ti ar Vro Kemper, conférence de Claude Nadeau, sur « La musique d’Anne de Bretagne et Anne de Bretagne à travers la musique » .

A la découverte d’Anne de Bretagne en novembre à Quimper

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Ti ar Vro Kemper accueille jusqu’au 29 novembre une exposition dédiée à Anne de Bretagne. Les 26 panneaux réalisés par l’Institut Culturel de Bretagne permettront aux visiteurs de découvrir les différents aspects de la dernière souveraine des Bretons.

A cette occasion, Ti ar Vro Kemper organise deux conférences gratuites:

– le jeudi 6 novembre à 18h30, conférence de Gildas Salaün du Musée Dobrée, sur « Anne de Bretagne, première reine médiatique ».

– le jeudi 20 novembre à 18h30, conférence de Claude Nadeau, sur « La musique d’Anne de Bretagne et Anne de Bretagne à travers la musique » .

Renseignements auprès de Ti ar Vro Kemper, 3 Esplanade Famille Gabaï, à Quimper, 02 98 90 70 43.

Jusqu’au 2 novembre, à la rencontre d’Anne de Bretagne, à Rennes et à Goulaine.

anne au coeur de Rennes

Vous avez jusqu’à dimanche soir 2 novembre pour visiter deux expositions autour d’Anne de Bretagne à Rennes et à Goulaine.

A Rennes, c’est au Musée de Bretagne qu’a lieu l’exposition autour du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne.

Au château de Goulaine, en vignoble nantais, c’est une exposition didactique sur la vie d’Anne de Bretagne qui est proposée par Alan Simon, ainsi que les chaussons supposés d’Anne de Bretagne.

A ne pas manquer !

Goulaine

Anne de Bretagne s’invite au château de Goulaine

L’Hebdo de Sèvres et Maine, 19 octobre 2014

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Alan Simon

Du 18 octobre au 2 novembre, le château de Goulaine accueille une exposition temporaire sur Anne de Bretagne, en collaboration avec Alan Simon, le créateur de l’opéra rock éponyme.

Lors des vacances de la Toussaint, petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir l’histoire d’Anne de Bretagne.

Une vingtaine de panneaux reproduisant des enluminures et un texte original d’Alan Simon seront exposés. Les planches originales de la BD Anne de Bretagne, signées Jean-Marie Michaud et Etienne Gasche, seront également présentes et en vente. Ce sera aussi l’occasion de découvrir les Battledresses de l’artiste-plasticien breton Emmanuel Chapalain.

Ses chaussons exposés

“Les visiteurs auront aussi un aperçu du spectacle d’Alan Simon, grâce à une exposition des meilleurs clichés pris durant la tournée de 2009 à 2014, et la projection permanente du spectacle Anne de Bretagne tourné au château des Ducs de Bretagne à Nantes”, ajoute Anne Paineau, chargée de la communication au château.

Qui annonce qu’“un trésor sera dévoilé : les chaussons de la duchesse en cours d’expertise”. Et le fameux berligou, le vin de François II, dernier duc de Bretagne et père de la duchesse, pourra être dégusté lors de la visite.

Par ailleurs, les 18 octobre et 1er novembre (date sous réserve) à 20 h 30, deux veillées musicales sont prévues. Accompagné du groupe Dana (harpe celtique et guitare), Alan Simon racontera l’histoire d’Anne de Bretagne. Ces veillées s’achèveront par un verre de l’amitié au coin du feu.

• Pratique ; Visite et exposition au château de Goulaine du 18 octobre au 2 novembre, tous les jours de 14 h à 18 h 30. Tarifs : 9 euros, adulte ; 5,50 euros, de 4 à 16 ans ; 7,50 euros, étudiant. Le 18 octobre et le 1er novembre à 20 h 30, veillées musicales. Tarif : 15 euros. Renseignements au 02 40 54 91 42.

Haute-Goulaine, 44

C’était Anne de Bretagne, duchesse en… chaussons ?

ABP, 20 octobre 2014

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Jamais on ne retrouvera les sabots de notre bonne duchesse, car ils n’ont jamais existé. Mais saviez-vous que ce week-end, nous avons vu les chaussons de la duchesse Anne ? Du moins, tout porte à le croire, et l’avis est maintenant aux experts.

Un faisceau de présomptions troublant

Ces chaussons, qu’ils sont menus. Quel âge avait la duchesse quand elle les chaussa ? Six mois ? D’ailleurs, les a-t-elle réellement chaussés ? Tout le porte à le croire.

à quelle époque remontent-ils ? Une première expertise nous donne une piste. A la fin du XVe siècle. Tiens-tiens, la duchesse est née en 1477. On est bon !
Des fils d’argent et d’or? Peu de personnes de l’époque pouvaient se targuer de pouvoir offrir à leur fille des aussi somptueux chaussons. On sait que le duc François II était fou de joie à la naissance de sa fille, gage de continuité du duché dans la maison des Montfort, lui qui n’avait pas eu d’autres enfants légitimes. A défaut, le duché revenait à la maison des Penthièvre, et Louis XI en avait racheté les droits, pour 50 000 écus d’or. La cour vivait par ailleurs à cette époque dans l’opulence. La Bretagne n’avait pas encore subi les assauts directs de Charles VIII ou perfides de Louis XI ou de Anne de Beaujeu.
Rien d’impossible pour qu’ils lui aient appartenu.
un chausson gauche déformé ? Je ne sais pas à l’époque combien de filles de la Haute société bretonne avaient un pied déformé, mais ceci était la caractéristiques physique de Anne. Les historiens s’accordent à dire que ses chausses masquaient sa claudication due à un pied déformé. Sur la photo, il est flagrant que le pied gauche du chausson est déformé. Nos présomptions se confirment.

Prouvez-le !

Il est des « historiens » qui disent que ceci est impossible. Soit ! Prouvez-le ! Pour nous c’est possible. Voilà. Ils livrent l’argument que l’on pourrait sortir n’importe quelles ballerines des années 80, et dire qu’elles avaient appartenu à Lady Di. On sent du mépris, et un manque d’argumentation dans ces dires qui avaient été enregistrés par France 3. Messieurs, il est ici apporté des présomptions. Le Château de Goulaine (1), est le propriétaire de ces chaussons (voir plus loin comment ils ont été obtenus). Son gérant, le marquis Christophe de Goulaine, dit à qui veut l’entendre que la parole est aux experts. Que toute personne pouvant apporter un élément de réflexion dans la connaissance de ces chaussons vienne, discute, analyse. Si il s’avère qu’ils ne sont que contemporains de (mais non portés par…) la duchesse, ce sera dit, et d’accord, dont acte. L’aventure aura été belle. Mais de grâce, soyez honnêtes intellectuellement.

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Les chaussons de la duchesse Anne au Château de Haute-Goulaine

Comment ces chaussons ont-ils traversé les siècles ? Nous ne pouvons le dire. Un couple, parisien, les a reçus de sa famille en 1963, avec l’information qu’ils avaient appartenu à la duchesse. En cette année 2014, année de commémorations du 500e anniversaire de la mort de la duchesse, ce couple décide de le léguer. A qui ? Au Château de Goulaine. Ces personnes ont une résidence secondaire non loin de ce château, et ils ont senti qu’il avait une âme, plus que les autres. C’est qui qui serait l’écrin de ces chaussons. Il a appartenu en quasi-continuité pendant plus de 1000 ans à la même famille, la famille de Goulaine. Ce legs avait donc une vocation d’utilité, celle du partage. Que l’on ressent ici, dans ce château. Ils devaient être montrés, mais pas comme dans un musée froid. Ils méritaient un écrin d’amour.

Un bébé si fragile

Émotion en les découvrant, émotion en écoutant Christophe de Goulaine nous parler de ces chaussons, émotion en voyant leur petite déformation (voir plus haut). Ces chaussons de très petite taille, 10 cm, avaient été chaussés par une enfant d’environ six mois. En les regardant, un sentiment de douceur et de fragilité nous traverse. On perçoit la petite fille encore bébé, si fragile. Cette jeune enfant, pouvait-elle imaginer une once des souffrances qu’allait lui réserver la vie ?

Anne, au destin si tragique

En les voyant, toute la vie de la duchesse se bouscule dans notre tête. Anne de Bretagne, duchesse au destin si tragique. Anne de Bretagne, qui a vu les intrigues de pouvoir, les coups de force, les arrangements en catimini entre certains nobles bretons et pouvoir français. Anne de Bretagne, si rapidement orpheline de mère et de père. Anne de Bretagne qui dut se battre contre les traîtres, Anne qui a vu son château natal investi par des traîtres corrompus, Anne qui fut résignée à se marier au pire ennemi de sa Bretagne afin de sauver son peuple. Anne, mère si souvent endeuillée par la mort de ses enfants, Anne confrontée à la méchanceté viscérale de Anne de Beaujeu, sœur de Charles VIII et de Louise de Savoie, mère de François d’Angoulème qui devint François 1er. Anne, au destin si tragique.

Si Anne m’était contée

Après les fastes de l’opéra-rock Anne de Bretagne au Théâtre Anne de Bretagne puis au Zénith de Nantes en septembre, Alan Simon Voir le site nous a réservé une surprise. Devant une petite centaine de personnes, dans la grande salle du rez-de-chaussée du château de Goulaine, il nous a préparé une soirée contéeVoir le site avec la délicieuse chanteuse Nathalie (du groupe Dana). Une soirée très intimiste, où Michel-Ange-Alan Simon nous raconta, souvent avec humour, la vie de la duchesse, tournant les pages d’un livre que l’on sent merveilleux. Son récit était accompagné de la harpe de Nathalie en fond délicat.

Nathalie offre sa voix à la Bretagne

Régulièrement, elle chantait des chansons de l’opéra-rock Voir le site Exercice délicat que de chanter Anne de Bretagne à la suite de Cécile Corbel Voir le siteC’est la 3e fois qu’elle la chante en public, après Saint-Gildas en juin (voir ABP 34453) et un show-case de promotion pour l’opéra-rock mi-septembre à Atlantis, galerie commerciale de Saint-Herblain. Ce fut une réussite. Nous nous sommes vus emportés par une spirale surnaturelle quand elle chanta au cœur de l’homme, chanson interprétée par Tristan Descamps, entre autres dans l’opéra-rock, et jamais enregistrée Voir le site Nathalie, tu as le mérite de ne pas faire de mimétisme, mais de donner toutes ta personnalité dans ces chansons, écrites par Alan Simon. Tu as une voix folk, tu peux chanter des graves et t’essayer avec bonheur à des aigus délicats, entre autres dans « Da Breizh e profan ma c’halon » (je laisse mon cœur en Bretagne, cette fameuse chanson d’Alan ou Anne, mourante, offre son cœur à la Bretagne, à Nantes). Nathalie, tu es merveilleuse.

Un avant et un après-spectacle

Christophe de Goulaine et Alan Simon ont le goût de la mise en scène. Plutôt que de rentrer directement dans la salle, les hôtes nous invitent à traverser les caves monumentales, éclairées de simples bougies. Une sorte de parcours initiatique. Puis Nathalie introduit seule la soirée avec Greensleaves, jusqu’à ce que Michel-ange-Alan Simon arrive théâtralement et nous conte la vie de Anne, en la resituant dans le contexte des grands voyages (Christophe Colomb, Vasco de Gama) de l’imprimerie (Gutenberg), et bien sûr de la Renaissance, arrivée en France bien avant François 1er, mais du temps de la duchesse. Pour des raisons de sécurité, la cheminée n’avait pas été allumée, mais le public fut invité en fin de spectacle à se regrouper dans un autre salon. A l’instar des veillées contées traditionnelles bretonnes, au craquement d’un feu de cheminée, nous fûmes conviés à échanger autour d’un verre.

C’est au hasard de cette discussion, avec un verre d’un savoureux Muscadet voisin (le Château de Goulaine est à l’entrée des vignes, venant de Nantes), que nous avons rencontré la belle Anaïs A., surnommée La Môme. Elle se produira prochainement dans ce château de Goulaine. Elle aura alors trouvé son nom de scène. Cette chanteuse jazz folk en surprendra plus d’un. Nous ne manquerons pas de suivre ses premiers grands pas d’artiste.

A partir de Dimanche 19 octobre, les chaussons seront exposés dans une des grandes salles de l’étage. Sous le regard d’ancêtre de la famille, le public pourra voir ces chaussons, ainsi qu’une exposition sur Anne de Bretagne, dont des photographies magnifiques de l’opéra-rock, les principaux costumes (ceux de Anne, François 2, Charles VIII, Louis XII, Michel-Ange), et l’original de la Bande déssinée d’Etienne Gasche, Dominique Robet et Jean- Marie-Michaud. Notons d’ailleurs que Etienne Gasche animera une conférence sur la duchesse Anne à la mairie de La Montagne (44) dans le cadre de Celtomania Voir le site .

(….)