Archives du mot-clé reliquaire

Nantes. Deux hommes mis en examen, pas de trace du reliquaire

photo l’écrin du cœur d’anne de bretagne a été volé dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril, au sein du musée dobrée, à nantes.  © ouest-france

Ouest-France, 21 avril 2018

Une semaine après le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne, au musée Dobrée, à Nantes, deux hommes sont présentés ce samedi matin à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen pour association de malfaiteurs et vol d’un bien culturel exposé dans un musée. Les deux suspects contestent toute implication dans la disparition dans cette œuvre patrimoniale maîtresse, toujours introuvable.

Deux hommes interpellés et placés en garde à vue après le vol du reliquaire du cœur d’Anne-de-Bretagne, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril, au musée Dobrée, sont ce samedi matin 21 avril présentés à un magistrat du parquet de Nantes. Le procureur de la République a demandé leur mise en examen pour association de malfaiteurs et vol d’un bien culturel exposé dans un musée, aggravé par la dissimulation du visage. Leur placement en détention provisoire a également été demandé. Un troisième jeune homme, mineur, avait été également interpellé. Il a été remis en liberté ce samedi matin, et serait hors de cause.

Patrimoine culturel national

Pour l’heure, ces deux suspects, originaires de l’Ouest du département, âgés de 22 et 23 ans, nient toute implication dans le vol. Pendant le temps des gardes à vue, des perquisitions ont été menées par les équipes de la police judiciaire nantaise. Elles n’ont rien donné. Le reliquaire,  « un objet appartenant au patrimoine culturel national » , reste introuvable.  « Le récupérer reste l’objectif majeur des enquêteurs qui mènent de lourdes investigations depuis une semaine ».

Au cours de cette nuit du 13 au 14 avril, l’alarme s’est déclenchée vers 3 h 30. « Les voleurs ont essayé de rentrer par la façade mais n’ont pas réussi. Ils sont entrés par l’arrière du bâtiment en fracturant une issue. »  Un gardien de nuit était présent mais « n’a pas constaté de traces du vol ». Ce n’est que le samedi matin que le personnel découvre que des vitrines ont été brisées et que des objets ont disparu : le reliquaire, mais aussi une statuette hindoue et une cinquantaine de pièces d’or.  « Nous sommes face à un comportement de délinquants locaux et de droit commun plutôt qu’à une organisation structurée »  précise le procureur.

Publicités

Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, dénonce le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne.

A l’instant à Brest, lors d’une réunion plénière du Conseil régional de Bretagne, le président  Loig Chesnais-Girard dénonce le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne comme une atteinte à l’identité, à l’histoire de toute la Bretagne, Loire-Atlantique comprise, et lance un appel aux ravisseurs devant l’ensemble des élus régionaux.

Peu d’espoir de retrouver intact le cœur reliquaire d’Anne de Bretagne

France Bleu Bretagne, 18 avril 2018

Selon nos informations, après le vol du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne dans la nuit du 13 au 14 avril au musée Dobrée, la police judiciaire de Nantes a peu d’espoir de retrouver intact l’écrin en or. Il aurait été dérobé pour être fondu.

Le reliquaire d'Anne de Bretagne, en 2014

Selon les informations de France Bleu Loire Océan, la police judiciaire est « inquiète » sur le devenir du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, de la statuette hindoue dorée et des dizaines de pièces d’or dérobés dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril au musée Dobrée de Nantes.

En effet, au vu du mode opératoire, tout porte à croire que l’objectif des voleurs était de « fondre cet or pour en faire des lingots ». L’hypothèse d’un collectionneur qui aurait « commandé » ce vol aurait donc du plomb dans l’aile. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à l’antenne nantaise de la PJ et à l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels, le cambriolage « porte très probablement la signature de personnes issues de la communauté des gens du voyage » : selon nos informations, les vitrines où se trouvaient ces objets ont été détruites « à coups de masse », ce qui est un procédé caractéristique.

Les quatre cambrioleurs se seraient laissés enfermer dans le musée vendredi soir

Plus précisément, d’après nos informations, les cambrioleurs étaient au nombre de quatre, comme le montre clairement une vidéo tournée par une caméra de surveillance installée au musée Dobrée, mais ces individus sont difficilement reconnaissables notamment parce qu’« ils portaient un casque » cette nuit-là.

L’alarme s’est déclenchée à 3h30 samedi matin, mais l’agent de sécurité arrivé sur place n’a alors pas constaté d’anomalie ou de trace visible de casse. Et ce n’est que vers 11h30 qu’un agent du Département a découvert le « désastre » : selon une source proche de l’enquête, les quatre cambrioleurs ne seraient pas entrés par effraction dans le musée, mais « se seraient laissés enfermer » vendredi soir au moment de la fermeture et auraient attendu le moment le plus propice et le plus calme pour agir.

Ce cambriolage a suscité une grande émotion à Nantes et en Bretagne, ainsi que l’indignation du président du conseil départemental, propriétaire du musée Dobrée. Aussitôt après, le comité Anne de Bretagne s’est proposé comme « médiateur confidentiel » entre les voleurs et le propriétaire du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, objet d’orfèvrerie d’une valeur inestimable, datant de la mort de la duchesse Anne en 1514 et conservé au musée Dobrée depuis 1886.

Mais à ce jour, le comité Anne de Bretagne, qui propose de le joindre via une adresse mail, explique n’avoir reçu « aucune information », aucun contact, permettant de retrouver l’écrin précieux dans l’état dans lequel il était conservé. Contactée par France Bleu Loire Océan, la police judiciaire de Nantes se refuse à tout commentaire sur cette enquête en cours.

Antoine Denéchère

 

Reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne : ils veulent faire les médiateurs avec le voleur

© Frédéric Girou / Ouest-France

© Frédéric Girou / Ouest-France

Note du Comité Anne de Bretagne. Vous trouverez ci-dessous les articles parus sur les sites de France 3 Bretagne et France 3 Pays de Loire. La comparaison est assez sidérante sur le ton et le contenu ….. Encore un effet de la partition du territoire breton.

France 3 Bretagne, 15 avril 2018

Le collectif « Anne de Bretagne 2014 » lance un appel aux voleurs du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Il se propose de jouer l’intermédiaire avec le voleur.

« Il y a une chance sur 100 pour que ça aboutisse, mais il faut la tenter. » Jacques-Yves Le Touze, coordonnateur du collectif « Anne de Bretagne 2014 » est déterminé et ne souhaite rien lâcher. Après le vol de ce « symbole exceptionnel du patrimoine breton et français« , dans la nuit de vendredi à samedi, il souhaite passer à l’action.

Pour cela, il propose de jouer l’intermédiaire avec le voleur. « Le contact peut se faire par l’adresse e-mail annedebretagne2014@free.fr« , affirme-t-il. Cela lui permettra de rentrer en contact de manière confidentielle avec les auteurs du vol. « Nous voulons lancer un dialogue pour qu’il y ait une porte de sortie acceptable pour tout le monde. »

« Notre priorité est de les dissuader à fondre le reliquaire« , martèle-t-il. S’il y a une demande d’argent, « nous la transmettrons au département de Loire-Atlantique« , affirme M. Le Touze.

Le collectif, créé en 2012 en vue du 500e anniversaire d’Anne de Bretagne, regroupe une cinquantaine d’associations. Il a notamment œuvré pour la promotion de ce reliquaire lorsqu’il a été présenté au musée de Bretagne à Rennes.

Baptiste Galmiche

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE

France 3 Pays de Loire, 15 avril 2018

Cœur d’Anne de Bretagne dérobé : une association propose une négociation confidentielle aux voleurs

Ils ont à cœur le personnage de la Reine de France mais elle n’en a plus… Dans un communiqué, un collectif propose d’entrer en contact avec les malfaiteurs, par mail, pour organiser une restitution confidentielle du reliquaire dérobé.

Dérobée dans la nuit de vendredi à samedi avec deux autres pièces du Musée Dobrée, cette pièce d’orfèvrerie est un trésor nantais qui risquerait d’être fondu. Impossible de passer inaperçue sur les réseaux de reventes… La seule option pour les voleurs, selon le conseil départemental, serait de récupérer son or.

Cette association, unie en 2014 pour les 500 ans de la mort de la Reine de France, tente d’établir un dialogue et de mettre en confiance les cambrioleurs, pour le moment encore inconnus. Pour cela, une adresse mail : annedebretagne2014@free.fr et la promesse de l’anonymat.

Collectif regroupant plusieurs associations bretonnantes, il répertorie sur son site tous les articles de presse mentionnant la Duchesse de Bretagne. le Comité Anne de Bretagne promeut aussi l’unification des « cinq départements bretons », dont la Loire-Atlantique ferait partie. La duchesse est en effet le symbole contre « la partition de ce territoire », un argument qu’ils utilisent d’ailleurs dans leur communiqué.

Reliquaire d’Anne de Bretagne. Une médiation pour la restitution

Le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne.

Le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. | Archives Ouest-France

Ouest-France Nantes, 15 avril 2018

Profondément choqué par le vol du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne, le comité Anne de Bretagne se propose comme médiateur confidentiel entre le propriétaire et les voleurs. Objectif : récupérer l’œuvre d’art, s’il es0t encore temps.

Si d’aventure les voleurs du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne sont plutôt des ravisseurs, prêts à négocier la restitution du butin, l’idée du comité Anne de Bretagne pourrait tomber juste. Ce collectif d’associations (qui a assuré l’organisation d’une centaine événements au cours de l’année 2014 pour les 500 ans de la disparition de la dernière duchesse de Bretagne) a été catastrophé, samedi 14 avril, en apprenant la nouvelle de la disparition de ce symbole patrimonial.

Il vient donc de mettre à disposition son adresse mail, annedebretagne2014@free.fr, à destination des voleurs.  « Encore faut-il que ces gens veuillent monnayer ce qu’ils ont volé,  soupire le coordonnateur, Jacques-Yves Le Touze. Mais nous avons pensé qu’il fallait ouvrir cette possibilité, tout tenter. On veut bien jouer les intermédiaires entre eux et le propriétaire pour éviter que ça finisse mal. » Et que l’écrin d’or, qui date de 1514, ne termine en vulgaire lingot.

Ce  « véritable trésor national va sans doute disparaître à tout jamais » , s’alarme le comité.  « À moins qu’un appel public en direction des voleurs ne soit lancé, pour qu’ils le rendent » . Aussitôt dit, aussitôt fait.

Agnès Clermont

Anne de Bretagne. Des funérailles d’un faste à peine croyable

Au sixième jour de sa mort, Anne de Bretagne est transférée dans la salle d’honneur de Blois, en habit d’apparat. Photo DR

Le Télégramme, 12 novembre 2017

par Erwan Chartier Le Floch

Épuisée par les grossesses et les drames, Anne de Bretagne s’éteint le 9 janvier 1514. Ses funérailles durent trente-neuf jours et demeurent parmi les plus grandioses et les plus coûteuses des souverains français.

En ce début d’année 1514, la reine de France se meurt, épuisée par une quinzaine de grossesses en vingt ans. Seules deux de ses enfants, Claude et Renée, ont survécu. Son mari, Louis XII, est absent. Il est allé combattre les Anglais et Maximilien d’Autriche dans le nord du royaume, après avoir été expulsé d’Italie. Un véritable lien d’affection unit cependant la duchesse souveraine de Bretagne, deux fois reine de France, et Louis d’Orléans qui a d’ailleurs combattu en 1487, à Saint-Aubin-du-Cormier, dans l’armée du duc François II contre les Français.

Embaumement royal 

Anne de Bretagne décède le 9 janvier, vers 6 heures du matin, dans la chambre du donjon de Blois, alors résidence des souverains français. Ses obsèques vont durer trente-neuf jours. Dans une étude monumentale, Jacques Santrot a étudié cet événement politique, symbolique et culturel sans précédent. Nous disposons de nombreux documents sur ces obsèques qui restent exceptionnelles par leur coût, sans doute l’un des plus importants de l’Histoire de France, c’est-à-dire entre 44.000 et 60.000 livres de l’époque. La principale dépense concerne les bougies et les cierges. Pour Anne de Bretagne, on brûle, en effet, des tonnes de cire…

Après son trépas, la reine est soumise à une toilette mortuaire et aux différentes étapes de son embaumement. La dépouille est ainsi éviscérée et plusieurs organes, parmi ceux les plus rapidement dégradables, sont prélevés. Conformément au souhait d’Anne, le cœur est également mis à part, afin qu’il soit rapporté à Nantes.

Au sixième jour, Anne de Bretagne est transférée dans la salle d’honneur de Blois, en habit d’apparat. Pendant plusieurs jours, tous les grands du royaume viennent lui rendre hommage. Ce n’est que le 17 janvier que le corps de la reine est placé dans son cercueil de plomb, afin que sa dépouille soit transférée jusqu’à la nécropole royale de Saint-Denis. Plusieurs centaines d’offices religieux sont donnés pendant 74 jours. Selon Jacques Santrot, « cette inflation de messes est due à la hantise du salut individuel et à une croyance de plus en plus forte au purgatoire ».

Cortège impressionnant

Le 18 janvier, près de 1.700 pleurants accompagnent Anne de Bretagne jusqu’à la collégiale Saint-Sauveur de Blois, suivis des grands du royaume et des officiers de la reine. Le cortège qui s’ébranle ensuite vers Paris est grandiose, avec un absent de marque, le roi. Malgré son attachement réel à son épouse, comme ses prédécesseurs depuis le XIV<md+>e siècle, il ne peut plus assister à des obsèques afin de protéger son intégrité physique. </md+>

<md+>Tout au long du parcours, les officiers bretons sont particulièrement mis en valeur. Il s’agit d’un acte politique et symbolique, afin de consolider le processus d’union du duché au royaume. D’autant que cette union est loin d’être acquise en cas de remariage du roi et de naissance d’un héritier mâle. Les Anglais ne s’y tromperont pas en envoyant une jeune et fougueuse princesse épouser Louis XII, mais ce dernier décède avant de lui donner un enfant… </md+>

<md+>Le convoi mortuaire d’Anne de Bretagne quitte Blois et remonte vers le nord. Chaque soir, des cités l’accueillent, à leurs frais. Les cérémonies les plus fastueuses ont lieu le 14 février, lorsque la dépouille royale entre dans Paris et fait une station à Notre-Dame. Entre 12 et 13.000 personnes se pressent sur le trajet. Le 16 janvier, Anne de Bretagne arrive enfin à Saint-Denis, dans la nécropole des rois de France. Par la suite, son gendre, François I>r, fera réaliser un tombeau monumental en son honneur et celui de Louis XII.

Ces funérailles exceptionnelles, leur faste et leur symbolique illustrent la volonté de la couronne française de favoriser le processus d’annexion d’une principauté alors prospère, dont l’importante flotte maritime allait constituer un atout certain. Quant à Anne de Bretagne, elle devient désormais l’un des grands personnages de l’Histoire de France.

À lire

 « Les doubles funérailles d’Anne de Bretagne, le corps et le cœur » (janvier-mars 1514) Jacques Santrot, Droz, Genève. 

– «Toute l’Histoire de Bretagne», Skol Vreizh, Morlaix, 2012. Jean Kerhervé,

– « L’État breton aux XIVe et XVe siècles. Les ducs, l’argent et les hommes », Maloine, Paris, 1987.

Avant son décès, Anne de Bretagne avait émis le souhait que son cœur soit enterré à Nantes. Photo DR

Son cœur à Nantes

Avant son décès, Anne de Bretagne avait émis le souhait que son cœur soit enterré à Nantes, «en son pays et duché de Bretagne». Cette partition du corps n’a rien d’exceptionnel à l’époque chez les princes. Il permet au contraire de multiplier les pratiques funéraires et donc, de rehausser le prestige du défunt. Pour accueillir la relique royale, deux orfèvres de Blois, Pierre Mangot et François Jacques réalisent un petit chef-d’œuvre artistique en moins de quinze jours. Ce « vaisseau d’or » constitue encore aujourd’hui l’une des pièces principales des collections du musée Dobrée à Nantes.

Escorté par Philippe de Montauban, fidèle parmi les fidèles de la duchesse Anne et chancelier de Bretagne, le cœur arrive à Nantes par bateau, le 13 mars. Plusieurs cérémonies sont organisées dans la capitale du duché, sans le faste de celles de Paris et Saint-Denis. Puis le cœur est placé dans le tombeau des parents d’Anne, François II et Marguerite de Foix, l’un des plus beaux monuments de la Renaissance bretonne, aujourd’hui visible dans la cathédrale de Nantes.

Escorté par Philippe de Montauban, fidèle parmi les fidèles de la duchesse Anne et chancelier de Bretagne, le cœur arrive à Nantes par bateau, le 13 mars. Photo DR

Année Anne de Bretagne 2014, le DVD.

Ce samedi 4 novembre au cinéma de Blain, était présenté le dvd Anne de Bretagne 2014 devant 120 représentants des associations ayant été parties prenantes durant l’Année Anne de Bretagne.

D’une durée de 90 minutes, le DVD réalisé par Rémi et Nicolas Valais retrace l’Année Anne de Bretagne 2014 à travers une quarantaine d’événements dans les 5 départements bretons. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir de nombreux sites et histoires liés à la mémoire de la dernière Duchesse souveraine de Bretagne.

Version en français, version en breton, bonus comprenant des extraits de l’opéra Anne de Bretagne d’Alan Simon.

Le DVD, 20 € à commander auprès de RV production, 34 La Burdais, 44530 Guenrouet
Tél : 02 40 00 18 92
Port : 06 83 04 34 69
Mail : contact@remivalais-production.com

Présentation du DVD, réalisé par Rémi et Nicolas Valais (assis à droite), en compagnie des membres du Comité Anne de Bretagne et du maire Jean-Michel Buf (debout à droite). | Photo Ouest-France