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Anne de Bretagne et … Hubert Coudurier, directeur du Télégramme.

Coudurier

Le Télégramme, 19 décembre 2014

Décidément, Anne de Bretagne est à la mode.

Après les propos hier de Manuel Valls à Brest citant une phrase attribuée à la souveraine bretonne, c’est au tour d’Hubert Coudurier, directeur du Télégramme , d’évoquer la dernière duchesse de Bretagne dans un édito ce vendredi 19 décembre.

Citons donc le passage en question: « Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c’est aussi pour montrer que cette région n’est forte de son indépendance que dans l’interdépendance française redessinée par la réforme territoriale » ……

La phrase citée par Manuell Valls était déjà d’une grande ambiguïté mais le propos d’Hubert Coudurier la surpasse par ses multiples sous-entendus qui finalement en font une phrase quelque peu incompréhensible. Une traduction s’impose: chers lecteurs , n’hésitez pas à proposer la vôtre :=))

Une pensée pour Nathalie Appéré, député-maire de Rennes, qui va encore dire qu’on en fait trop pour Anne de Bretagne .

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Où l’on apprend que le nouveau maire de Rennes n’aime pas Anne de Bretagne …..

 

nathalie-appere_5126218L’express, 10 octobre 2014

Que voilà une interview révélatrice de Mme Appéré, nouveau maire de Rennes, où l’on apprend qu’elle ne comprend pas « cette fixation sur Anne de Bretagne » …. Il faudrait que Mme Appéré pose la question à ses propres services, au Musée de Bretagne aux Champs Libres à Rennes, à la bibliothèque de Rennes, au service des archives de Rennes, à l’office de tourisme de Rennes qui organisent ces temps-ci de très nombreux événements autour du 500è anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne ….. En fait, derrière ces propos quelque peu bébêtes se cache une hostilité militante contre la Bretagne, contre son histoire, sa culture, contre la réunification des cinq départements, bref Mme Appéré ne fait que rabâcher les stupidités habituelles des Auxiette, Ayrault et autres notables conservateurs et jacobins anti-Bretagne.

Il est heureux que les questions du journaliste aient souligné l’inanité des propos de cette personne.

Bretagne: « N’agitons pas la question identitaire »

Propos recueillis par Michel Feltin-Palas, publié le 12/10/2014 à 08:15

Nathalie Appéré, maire (PS) de Rennes et députée d’Ille-et-Vilaine, s’oppose à la réunifiction de la Bretagne.

Pourquoi la maire de Rennes que vous êtes est-elle opposée à la réunification de la Bretagne?

Parce que cette revendication s’appuie sur une approche culturelle et identitaire qui me gêne. Je ne crois pas qu’il faille fonder une réforme administrative sur des faits historiques. Car où sera la prochaine limite ? Quand je vois ce qu’il se passe en Ecosse, en Flandre ou en Catalogne, je m’inquiète. La défense de l’identité risque de conduire au repli sur soi.

Mais ce n’est pas ce que l’on observe chez vous : la Bretagne est l’une des régions où l’on vote le moins pour le Front national et le plus en faveur de l’Europe.

C’est exact. Il existe ici une tradition d’ouverture à laquelle je suis particulièrement attachée. C’est même ce qui fait notre force. Mais, précisément, n’agitons pas trop cette question identitaire! Nous risquerions d’y perdre notre ouverture d’esprit et notre capacité à coopérer avec nos voisins.

Aucun partisan de la Bretagne à cinq départements ne propose d’ériger des palissades ni des ponts-levis…

Non, mais je me méfie de cette propension à figer l’Histoire à un moment donné. Pourquoi cette fixation sur Anne de Bretagne ? Qui a la légitimité pour dire qui est breton et qui ne l’est pas ? Et puis, en quoi une délimitation administrative nuirait-elle aux cultures locales ? Les Vendéens restent vendéens tout en appartenant aux Pays de la Loire ; les Basques restent basques tout en appartenant à l’Aquitaine.

Mauvais exemples : les Vendéens ne veulent pas voir disparaître leur département et les Basques réclament une collectivité à statut particulier…

Admettons. De toute manière, selon moi, la question du périmètre des régions est secondaire. Ce qui importe, ce sont les réseaux que nous sommes capables d’établir, par exemple pour innover dans l’industrie agroalimentaire. C’est pourquoi, s’il faut vraiment fusionner, je plaide avec les maires de Nantes, de Brest et de Saint-Nazaire en faveur d’un rapprochement entre la Bretagne et les Pays de la Loire. Tout en sachant que nous continuerons de travailler ensemble, même si le découpage régional n’évolue pas.

En défendant cette position, ne prenez-vous pas un risque électoral?

Je ne suis pas certaine que les Rennais me jugeront d’abord sur cette question, sur laquelle ils sont d’ailleurs eux-mêmes partagés. Et, de toute manière, je refuse ce procès en supposée « non-bretonnitude ». Je suis lorientaise, et j’aime tellement ma culture que mes deux enfants suivent une scolarité dans une filière bretonne! Je crois simplement qu’un responsable politique doit être capable d’assumer les positions qu’il croit justes.