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Numéro spécial « Anne de Bretagne 2014 ».

AnnedeBretagneTudjentilBreizh

Un an après l’achèvement de l’année Anne de Bretagne 2014, Tudjentil Breizh, co-fondateur du Comité, vient de consacrer son bulletin 2015 à la commémoration du 500ème anniversaire de la mort de la dernière souveraine régnante du Duché de Bretagne.

Dans ce bulletin parmi les diverses interventions d’acteurs ou d’amis du Comité Anne de Bretagne 2014 est publié un mémoire inédit sur le traitement de cette commémoration en Bretagne par les medias et les autorités civiles et religieuses ( mémoire présenté en 2015 dans le cadre du Diplôme d’Etudes Celtiques de l’université de Rennes II): y sont notamment soulignées les interférences politiques de cette commémoration avec le mouvement des Bonnets Rouges et la réforme territoriale des régions.

Au sommaire de ce bulletin N°13 en vente au prix de 6,60€, frais de port inclus, au moyen du bon de commande se trouvant sur le site de Tudjentil Breizh:

  • un comité pour l’année Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • la commémoration du 500ème anniversaire (Jakez de Poulpiquet)
  • la réunification à l’heure d’Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, une féodale ? (Frédéric Morvan)
  • la résistance de la Duchesse Anne et le toujours actuel de la Bretagne pour ses droits (Jean-Loup Le Cuff)
  • Anna Breizh, le pourquoi de l’absence de mutation (Tugdual Kalvez)
  • Anne de Bretagne: une histoire de cœur (Louis Mélénec)
  • le souvenir d’Anne de Bretagne entre Cornouaille et Léon (Florence de Lassol)
  • une tapisserie sur Anne de Bretagne (Jacques-Yves Le Touze)
  • Anne de Bretagne, François II et les autres (Emmanuel de Kerdrel)

 

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Anne de Bretagne et … Hubert Coudurier, directeur du Télégramme.

Coudurier

Le Télégramme, 19 décembre 2014

Décidément, Anne de Bretagne est à la mode.

Après les propos hier de Manuel Valls à Brest citant une phrase attribuée à la souveraine bretonne, c’est au tour d’Hubert Coudurier, directeur du Télégramme , d’évoquer la dernière duchesse de Bretagne dans un édito ce vendredi 19 décembre.

Citons donc le passage en question: « Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c’est aussi pour montrer que cette région n’est forte de son indépendance que dans l’interdépendance française redessinée par la réforme territoriale » ……

La phrase citée par Manuell Valls était déjà d’une grande ambiguïté mais le propos d’Hubert Coudurier la surpasse par ses multiples sous-entendus qui finalement en font une phrase quelque peu incompréhensible. Une traduction s’impose: chers lecteurs , n’hésitez pas à proposer la vôtre :=))

Une pensée pour Nathalie Appéré, député-maire de Rennes, qui va encore dire qu’on en fait trop pour Anne de Bretagne .

Anne de Bretagne et … Manuel Valls .

valls-brest-web

Ce jeudi 18 décembre 2014 à Brest, Manuel Valls s’exprimait devant le ban et l’arrière-ban des responsables politiques et économiques de la Bretagne administrative au sujet du pacte d’avenir signé il y a un an par son prédécesseur en réponse au mouvement des Bonnets Rouges.

Surprise, Manuel Valls, premier ministre de la République française, a commencé son intervention en citant … Anne de Bretagne :   » ‘Sans la Bretagne, la France ne serait pas ce qu’elle est. Mais sans la France, la Bretagne ne serait pas ce qu’elle est non plus’. Ces mots auraient pu être les miens. Ils furent ceux d’Anne de Bretagne, il y a plus de 4 siècles ».

Passons sur l’erreur de date, il aurait fallu dire 5 siècles et non 4 siècles et retenons cette phrase prêtée à Anne de Bretagne et dont on aimerait connaître les références exactes, phrase pour le moins sibylline qu’on peut interpréter dans un sens et dans son contraire, d’un point de vue breton ou d’un point de vue français. M Valls ne doit pas savoir non plus qu’Anne de Bretagne est née à Nantes …. en Bretagne, lui dont le gouvernement a tout fait pour maintenir la partition du territoire breton.

Toujours est-il que Manuel Valls participe ainsi au 500e anniversaire de la disparition de la dernière Duchesse souveraine de Bretagne .

Pour l’anecdote, il y avait en face de Manuel Valls parmi les élus bretons, la députée-maire de Rennes, Nathalie Appéré, celle-là même qui il y a quelques semaines s’offusquait  « Pourquoi cette fixation sur Anne de Bretagne ? » . En entendant son premier ministre citer Anne de Bretagne , Mme Appéré a du avaler de travers ……

En tout cas, M Valls apporte une note inattendue à cette Année Anne de Bretagne 2014. Parions que d’ici le 9 janvier 2015, nous aurons droit à d’autres surprises.

Où l’on apprend que le nouveau maire de Rennes n’aime pas Anne de Bretagne …..

 

nathalie-appere_5126218L’express, 10 octobre 2014

Que voilà une interview révélatrice de Mme Appéré, nouveau maire de Rennes, où l’on apprend qu’elle ne comprend pas « cette fixation sur Anne de Bretagne » …. Il faudrait que Mme Appéré pose la question à ses propres services, au Musée de Bretagne aux Champs Libres à Rennes, à la bibliothèque de Rennes, au service des archives de Rennes, à l’office de tourisme de Rennes qui organisent ces temps-ci de très nombreux événements autour du 500è anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne ….. En fait, derrière ces propos quelque peu bébêtes se cache une hostilité militante contre la Bretagne, contre son histoire, sa culture, contre la réunification des cinq départements, bref Mme Appéré ne fait que rabâcher les stupidités habituelles des Auxiette, Ayrault et autres notables conservateurs et jacobins anti-Bretagne.

Il est heureux que les questions du journaliste aient souligné l’inanité des propos de cette personne.

Bretagne: « N’agitons pas la question identitaire »

Propos recueillis par Michel Feltin-Palas, publié le 12/10/2014 à 08:15

Nathalie Appéré, maire (PS) de Rennes et députée d’Ille-et-Vilaine, s’oppose à la réunifiction de la Bretagne.

Pourquoi la maire de Rennes que vous êtes est-elle opposée à la réunification de la Bretagne?

Parce que cette revendication s’appuie sur une approche culturelle et identitaire qui me gêne. Je ne crois pas qu’il faille fonder une réforme administrative sur des faits historiques. Car où sera la prochaine limite ? Quand je vois ce qu’il se passe en Ecosse, en Flandre ou en Catalogne, je m’inquiète. La défense de l’identité risque de conduire au repli sur soi.

Mais ce n’est pas ce que l’on observe chez vous : la Bretagne est l’une des régions où l’on vote le moins pour le Front national et le plus en faveur de l’Europe.

C’est exact. Il existe ici une tradition d’ouverture à laquelle je suis particulièrement attachée. C’est même ce qui fait notre force. Mais, précisément, n’agitons pas trop cette question identitaire! Nous risquerions d’y perdre notre ouverture d’esprit et notre capacité à coopérer avec nos voisins.

Aucun partisan de la Bretagne à cinq départements ne propose d’ériger des palissades ni des ponts-levis…

Non, mais je me méfie de cette propension à figer l’Histoire à un moment donné. Pourquoi cette fixation sur Anne de Bretagne ? Qui a la légitimité pour dire qui est breton et qui ne l’est pas ? Et puis, en quoi une délimitation administrative nuirait-elle aux cultures locales ? Les Vendéens restent vendéens tout en appartenant aux Pays de la Loire ; les Basques restent basques tout en appartenant à l’Aquitaine.

Mauvais exemples : les Vendéens ne veulent pas voir disparaître leur département et les Basques réclament une collectivité à statut particulier…

Admettons. De toute manière, selon moi, la question du périmètre des régions est secondaire. Ce qui importe, ce sont les réseaux que nous sommes capables d’établir, par exemple pour innover dans l’industrie agroalimentaire. C’est pourquoi, s’il faut vraiment fusionner, je plaide avec les maires de Nantes, de Brest et de Saint-Nazaire en faveur d’un rapprochement entre la Bretagne et les Pays de la Loire. Tout en sachant que nous continuerons de travailler ensemble, même si le découpage régional n’évolue pas.

En défendant cette position, ne prenez-vous pas un risque électoral?

Je ne suis pas certaine que les Rennais me jugeront d’abord sur cette question, sur laquelle ils sont d’ailleurs eux-mêmes partagés. Et, de toute manière, je refuse ce procès en supposée « non-bretonnitude ». Je suis lorientaise, et j’aime tellement ma culture que mes deux enfants suivent une scolarité dans une filière bretonne! Je crois simplement qu’un responsable politique doit être capable d’assumer les positions qu’il croit justes.