Archives pour la catégorie Curiosité

Une tapisserie sur Anne de Bretagne au Parlement de Bretagne, un projet des ateliers Le Minor

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Gildas Le Minor entouré du président Jeanin et de M Jarry.

C’est ce vendredi matin qu’a été dévoilé dans la Grand Salle du Parlement de Bretagne (1) à Rennes le projet porté par Gildas Le Minor de la réalisation d’une tapisserie monumentale brodée à la main à l’occasion de l’anniversaire des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne.

Cette tapisserie prendra place au sein du Parlement de Bretagne et sera réalisée dans les Ateliers Le Minor  à Pont-l’Abbé.

Autour de Gildas Le Minor étaient présents les différents partenaires du projet: Philippe JEANIN,premier président de la cour d’appel de Rennes, Rodolphe JARRY, secrétaire général du parquet général près de la cour d’appel de Rennes, Rozenn LE NEILLON, attachée de communication de la cour d’appel de Rennes, Henry MASSON,conservateur régional des monuments historiques de Bretagne, Jakez BERNARD,président de Produit en Bretagne, Jacques Yves LE TOUZE, coordinateur du Comité Anne de Bretagne et  Jean-Michel LE BOULANGER,vice-président culture du Conseil Régional

En Bretagne, la broderie est un élément fort de notre identité

Depuis sa fondation en 1936, la Maison LE MINOR entretient des relations constantes et fructueuses avec les artistes, Marie-Anne LE MINOR, la fondatrice a bien connu Colette, et a fait travailler Mathurin Méheut, René Yves Creston, Pierre Toulhoat ou encore des cartonniers, Dom Robert, Jean Picart Le Doux, tous deux élèves de Jean Lurcat.

C’est dans les années 50 que Marie-Anne LE MINOR va se lancer dans la tapisserie décorative, créations réservées jusqu’alors à la grande tradition de Basse-Lisse confectionnées par les manufactures d’Aubusson.

Pour marquer cette année 2014, au cour de laquelle la Bretagne, toute entière, fête l’anniversaire des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne, Gildas LE MINOR a décidé d’apporter sa pierre à cette commémoration en lançant le projet d’une grande tapisserie décorative brodée à la main en l’honneur d’Anne de Bretagne.

Pourquoi une tapisserie ?

Parce que une tapisserie est un projet fédérateur au service d’une communication durable.

FEDERATEUR

Un endroit prestigieux était nécessaire pour l’exposer. Le Parlement de Bretagne à Rennes, lieu hautement historique et symbolique pour la Bretagne et la Duchesse Anne me semblait idéal.

L’idée fut présentée à  Henry MASSON de la DRAC et aux deux Chefs de Cour, qui ont d’emblée soutenu le projet en proposant que la tapisserie prenne place dans une salle prestigieuse du parlement.

Le Comité Anne de Bretagne, organisateur de nombreuses manifestations pour cette année anniversaire a tout de suite adhéré au projet.

L’association Produit en Bretagne dont la maison LE MINOR fait partie a décidé de soutenir en mobilisant tous ses membres.

La région Bretagne, en la personne de son viceprésident Jean-Michel LE BOULANGER a été conquise et suit cette idée, que ce dernier trouve formidable.

COMMUNICATION DURABLE

Cette tapisserie brodée sera un extraordinaire vecteur de communication.

D’abord pour la broderie, ce SAVOIR-FAIRE ancestral et d’excellence de la Bretagne.

Ensuite une chance pour un artiste de se révéler et de se faire connaître.

Une tapisserie est un moyen de communiquer aujourd’hui et de construire le patrimoine de demain.

De plus son emplacement dans le Parlement est idéale, car les différentes salles font partie des lieux visités par le public.

Sa mise en place sera un potentiel évènementiel extraordinaire pour une expression artistique contemporaine, et pour la promotion d’un SAVOIR-FAIRE difficile à faire perdurer.

Pour la réalisation du carton ( dessin ) base du travail de broderie, deux artistes ont été pressentis, Dominique PASSAT et Yannig GUILLEVIC.

Ces deux artistes proposeront une esquisse à un comité artistique qui fera le choix du dessin.

Ce projet et une mobilisation de tous les Bretons autour d’une dynamique identitaire partagée.

Ce projet, Gildas Le Minor l’a dédié à sa grand-mère Marie-Anne LE MINOR qui a tant œuvré pour la Bretagne et pour tout ce qu’elle a fait pour que perdure ce SAVOIR-FAIRE hérité de brodeurs bigoudens auxquels elle portait beaucoup d’affection et d’admiration.

Une phrase lui convient admirablement, elle fut prononcée par Mgr FAVE, lors de ses obsèques.

 » Elle a aimé la Bretagne, et lui a apporté du mouvement et du lustre pour qu’elle soit plus belle « .

(1) Le Parlement de Bretagne fut jusqu’à la révolution française l’équivalent à la fois d’un conseil constitutionnel, d’un conseil d’état et d’une cour suprême pour la Bretagne. Les Etats de Bretagne remplissaient le rôle de ce qu’on nomme aujourd’hui un parlement.

Anne de Bretagne et … Hubert Coudurier, directeur du Télégramme.

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Le Télégramme, 19 décembre 2014

Décidément, Anne de Bretagne est à la mode.

Après les propos hier de Manuel Valls à Brest citant une phrase attribuée à la souveraine bretonne, c’est au tour d’Hubert Coudurier, directeur du Télégramme , d’évoquer la dernière duchesse de Bretagne dans un édito ce vendredi 19 décembre.

Citons donc le passage en question: « Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c’est aussi pour montrer que cette région n’est forte de son indépendance que dans l’interdépendance française redessinée par la réforme territoriale » ……

La phrase citée par Manuell Valls était déjà d’une grande ambiguïté mais le propos d’Hubert Coudurier la surpasse par ses multiples sous-entendus qui finalement en font une phrase quelque peu incompréhensible. Une traduction s’impose: chers lecteurs , n’hésitez pas à proposer la vôtre :=))

Une pensée pour Nathalie Appéré, député-maire de Rennes, qui va encore dire qu’on en fait trop pour Anne de Bretagne .

Anne de Bretagne et … le FC Nantes !

Presse-Océan, le 14 décembre 2014

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Depuis le début de l’année, la bannière Anne de Bretagne éditée par le Comité Anne de Bretagne 2014 avec le concours de Mikael Bodlore-Penlaez a été vue dans de nombreuses manifestations à travers toute la Bretagne.

Mais c’est sans doute la première fois, que la bannière a été déployée dans un stade de football, à la Beaujoire, pour la rencontre entre le FC Nantes et Bordeaux, ce samedi 13 décembre.

Et Anne de Bretagne a porté chance aux Canaris bretons qui l’ont emporté par 2 à un …..

La Duchesse Anne et Saint-Nazaire

CREDIB, 2 novembre 2014

La Duchesse Anne et Sant-Nazer/Saint-Nazaire

Le nom de la dernière souveraine de Bretagne reste très attaché à la cité navale. Il faut savoir que la vicomté de Saint-Nazaire a été créée en 1423 par le démembrement de la vicomté de Donges. On découvre au fil de la consultation des archives conservées au Centre de Documentation de la Ville des documents anciens allant du 15e au 18 e siècle. A l’image de la dernière souveraine des Bretons on découvre des femmes de caractère comme ces vicomtesses qui ne s’en laissent pas compter. Le droits breton (contrairement au droit français) qui sera supprimé par la Révolution bourgeoise de 1789 donnait des droits égaux aux femmes nobles dans la transmission des biens et du pouvoir.

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Charte de Maximilien d’Autriche et d’Anne de Bretagne.

Le système complexe de l’organisation du territoire nazairien, qui englobe alors une partie de la future commune de Pornichet, est très représentatif de l’organisation humaine de la Bretagne d’alors avec le recteur, le Général de paroisse et les frairies. Dans les archives on découvre le conflit qui a longtemps opposé Saint-Nazaire et Guérande concernant le refus de la paroisse nazairienne de participer aux frais de réparation des fortifications des remparts guérandais. Parmi les documents sauvegardés, la charte du duc de Bretagne Pierre II datant de 1454, entérinant l’exonération de Saint-Nazaire. Anne de Bretagne va conforter les Nazairiens dans leurs droits en 1489 et 1491 par des chartes dont celle, en date du 16 avril 1491, signée par « Maximilian et Anne, par la grâce de Dieu, roi et reine des Romains, ducs de Bretagne, etc. ». À l’époque, le duché de Bretagne envisage un moment une union avec l’Autriche pour éviter son occupation militaire par son voisin français. Longtemps après, Nazairiens et Guérandais vont continuer à s’affronter à coups de procès. Les Nazairiens arguent qu’ils assurent eux-mêmes leur défense et que la ville fortifiée de Guérande est trop éloignée pour qu’ils y trouvent refuge en cas d’attaque ennemie.

Magasin nazairien «A la Duchesse de Bretagne»  

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David Silvestre a retrouvé une carte postale publicitaire des années 1910 du magasin «A la Duchesse Anne». Ce magasin, situé au 22 rue Villes Martin, pratiquement en face du Grand Café, était très prisé des Nazairiens jusqu’à sa destruction par les bombardements de 1943. On peut aussi remarquer au passage que jusqu’à une époque récente on parlait plus de «la Duchesse Anne» que «d’Anne de Bretagne». Cette dernière appellation peut être comprise d’une manière quelque peu ambiguë car elle ne signifie pas la souveraine mais la femme d’un souverain en l’occurrence de deux rois de France successifs. Si pour les historiens c’est compris ainsi, il n’en est pas de même pour le peuple breton qui dans «Anne de Bretagne» et sa forme bretonne «Anna Vreizh» / «Anna Breizh» il reconnaît la dernière souveraine de l’Etat breton.

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Galathea à Herbins met à l’honneur Anna Vreizh 

Le nouvel EPAD d’Herbins «Galathea», qui a fait un gros travail dans sa signalétique bilingue breton/français à la demande son directeur Ludovic Le Merrer, a naturellement à coté du salon Nominoe, 1er roi de Bretagne, une salle d’activité au nom de la dernière souveraine de la nation bretonne, Anna Vreizh. Un exemple à suivre par nos édiles…

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Anne de Bretagne et…. la conserverie de la Pointe de Penmarc’h

Conserverie de la Pointe de Penmarc’h

Les clients de la Conserverie de la Pointe de Penmarc’h ont reçu en octobre leur mailing habituel mais qui cette fois-ci évoquait l’histoire d’Anne de Bretagne . Bonne initiative pour diffuser quelques informations sur la dernière souveraine bretonne.

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Jusqu’au 2 novembre, à la rencontre d’Anne de Bretagne, à Rennes et à Goulaine.

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Vous avez jusqu’à dimanche soir 2 novembre pour visiter deux expositions autour d’Anne de Bretagne à Rennes et à Goulaine.

A Rennes, c’est au Musée de Bretagne qu’a lieu l’exposition autour du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne.

Au château de Goulaine, en vignoble nantais, c’est une exposition didactique sur la vie d’Anne de Bretagne qui est proposée par Alan Simon, ainsi que les chaussons supposés d’Anne de Bretagne.

A ne pas manquer !

Goulaine

Morlaix. Un appel au financement participatif pour restaurer la Maison de la Duchesse Anne.

Nord Bretagne, 27 octobre 2014

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Saskia Lahellec est originaire d’Allemagne. Et elle est guide à la Maison dite de la Duchesse Anne construite en 1530 à Morlaix. L’édifice, classé Monument historique depuis 1883, est unique au monde. Mais il a besoin d’être rénové. 80 % de la somme nécessaire ont déjà été trouvés grâce aux subventions diverses, mais il manque encore 70 000 €…
Alors pour récolter des fonds, Saskia Lahellec a écrit un ouvrage sur la chute du Mur de Berlin. Et elle a lancé un appel au financement participatif sur internet pour l’éditer !
Dans ce livre, elle relate ses souvenirs de la chute du Mur, vue de l’Est. Saskia Lahellec a besoin de 1100 € pour l’impression de 1000 exemplaires. Les recettes de la vente de son ouvrage serviront à aider au financement des travaux.

Pratique.
Sur le web, www.mda-morlaix.com et www.basejaune.com/chute-du-mur-vue-de-l-est

Anne de Bretagne, l’interview exclusive…

mabretagne.com, 20 octobre 2014

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Comme on l’imagine, la liaison n’a pas été simple à établir. Elle impose de passer par des circuits et des voies très parallèles mais après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons enfin réussi à entrer en contact avec notre si aimée Duchesse.  Anne de Bretagne a accepté de répondre à nos questions en exclusivité mondiale.

– Allo… Votre Altesse, je me prosterne à vos pieds en vous exprimant toute mon éternelle  gratitude pour avoir accepté cet entretien alors que l’on célèbre le 500e anniversaire de votre Grand Départ. Avez-vous eu des échos des hommages multiples qui vous sont rendus ? (Anne de Bretagne) – Oui, gentil plumitif, il m’est revenu que vos étranges lucarnes ont donné beaucoup de tableaux de mon Duché et des multiples prétendants qui dès mon plus jeune âge, lorgnaient sur la Bretagne comme sur le plus beau joyau d’une couronne. Et s’ils me désiraient ainsi, ce  n’était certes pas seulement pour se dénouer l’aiguillette. Ils en voulaient à mon riche Duché  comme l’a  dit votre gentil herault à la chevelure d’écume mais au sourire traversé de quelque niaiseté et qui passe son temps à s’esbaudir. Comment le nommez-vous déjà ?

– Stéphane Bern ? – Oui, c’est celà.  Le cuistre aurait pu expliquer que mon Duché était riche de ses récoltes, riche de ses fabriques de voiles comme celles qui s’en allèrent vers l’Inde sur les navires de Messire Collomb, que ma flotte de transports costière était à l’époque la plus importante d’Europe ? Pourquoi diantre ne s’est il ingénié qu’à parler de mes mariages, consommés ou non ? Serait-il à ce point courtisan ?

– Oui votre altesse, c’est un spécialiste des familles royales et des people , alors forcément ? – Des pipoles, dîtes-vous ? Mais moi aussi, je l’aimais mon peuple et il me le rendait bien. Savez-vous à quel point la Bretagne tout entière fut saisie de transes lors de mon grand voyage en mon si aimable Duché. Oncques ne vîmes tant si bel équipage  sur les routes de Bretagne et partout la foule rendit grâce au Ciel de nous voir, moi et mes gens, allant à la rencontre ne notre si gentil peuple breton.

– Oui mais, pardonnez moi, on dit que vous ne parliez pas la langue bretonne. – C’est vrai et oncques ne prétendis le contraire. Je ne connaissais pas la  langue parlée dans la plus lointaine contrée de ma province ayant été élevée au sein maternel de la langue française. Mais j’eus toujours plus de respect pour mes fidèles sujets bretons que pour tous les courtisans de cette lignée royale dont je n’ai plus guère de nouvelles depuis ce bon Louis XVI. Va-t-il bien au moins ?

– Euh… c’est à dire qu’il a un peu perdu la tête… – Cela ne m’étonne guère, gentil plumitif. A force de passer son temps à tourner des clefs dans des serrures, il aura fini par fermer son propre cervelet. J’espère au moins que son Autrichienne continue à s’occuper de lui,  même s’il a aujourd’hui l’esprit qui vagabonde dans les couloirs du temps. A son âge, ce n’est guère étonnant.

– Enfin, je voulais dire que… – Quoi, que vouliez vous dire ? Parlez-moi un peu de ma Bretagne. Vous avez 500 ans de moins que moi et j’imagine qu’il s’est tout de même passé beaucoup de  choses dans mon beau duché.

– Oui Votre Altesse. Ces temps-ci, on a surtout eu les Bonnets rouges… – Ah oui, je sais, j’ai appris pour ce pauvre Sébastien Le Balp. Mourir ainsi assassiné… mais ce fut pour la bonne cause. Sa révolte et celle de ses semblables contre un nouvel impôt était légitime et…

– Pardonnez-moi de vous interrompre, Votre Altesse, je voulais parler des Bonnets rouges de Troadec et Merret… – Diantre, qui sont ces gueux ? Etaient-ils eux aussi des compagnons de Le Balp ou de vils usurpateurs se couvrant le chef de quelque bonnet de couleur écarlate ?

– Ce sont des gens qui ont réagi très vivement alors qu’on voulait imposer sur vos routes un octroi dénommé écotaxe ? – Quoi ? Un octroi sur mes routes ? Mais Ventre-Saint-Gris, mon contrat royal interdisait toute taxe, toute dîme, toute redevance sur les routes de mon Duché. Je savais que ces fourbes de Françouais ne tiendraient pas leurs promesses et qu’ils se trouverait parmi eux quelque esprit malin pour tenter de détourner les clauses de sauvegarde de mon Duché. Et qu’est-il advenu de ces gens ?

– Ils ont obtenu gain de cause et l’écotaxe a été envoyée aux oubliettes par Madame Royal du Poitou… – Madame Royal, dites vous ? La soeur du Roi ?

– Non, Votre Altesse. C’est… c’est un peu compliqué. – Comme vous l’entendez, mon gentil plumitif. Et vos gens qui ont vaincu l’octroi, ont-ils au moins prestement festoyé pour célébrer tant si belle victoire sur les Françouais ?

– Non, Madame, car il leur restait au coeur une autre blessure. Ils veulent que votre bonne ville de Nantes revienne en Bretagne. – Par Dieu, que me dites vous là ? Ma ville et mon chateau ducal ne sont plus en Bretagne ? Mais vos sens sont abusés par le Malin, bougre de plumitif.

– Non , Votre Altesse, ainsi est l’amère vérité. Nantes n’est plus en Bretagne depuis le siècle dernier. – Qu’ouïs-je ? Que m’apprenez-vous là, damoiseau ? Ma ville bien aimée, mon tant si beau château, tout cela ne serait plus dans ma belle Bretagne ? Gaaarde… GAAAARDE  (on l’entend qui appelle sa garde). Mortecouille ! Mais où sont tous mes gens ? Qu’on harnache mon fidèle destrier. Qu’on sorte mes oriflammes. Qu’on fasse sonner les cloches de mon Duché, de Clisson à Quimper-Corentin. Je redescends bouter les Françouais hors de mon duché. Je vais tous les étri…

– Allo…  Allo Duchesse… Allo… Votre Altesse vous m’entendez ? Mince, ça a coupé !

Julien Perez

Anne de Bretagne s’invite au château de Goulaine

L’Hebdo de Sèvres et Maine, 19 octobre 2014

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Alan Simon

Du 18 octobre au 2 novembre, le château de Goulaine accueille une exposition temporaire sur Anne de Bretagne, en collaboration avec Alan Simon, le créateur de l’opéra rock éponyme.

Lors des vacances de la Toussaint, petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir l’histoire d’Anne de Bretagne.

Une vingtaine de panneaux reproduisant des enluminures et un texte original d’Alan Simon seront exposés. Les planches originales de la BD Anne de Bretagne, signées Jean-Marie Michaud et Etienne Gasche, seront également présentes et en vente. Ce sera aussi l’occasion de découvrir les Battledresses de l’artiste-plasticien breton Emmanuel Chapalain.

Ses chaussons exposés

“Les visiteurs auront aussi un aperçu du spectacle d’Alan Simon, grâce à une exposition des meilleurs clichés pris durant la tournée de 2009 à 2014, et la projection permanente du spectacle Anne de Bretagne tourné au château des Ducs de Bretagne à Nantes”, ajoute Anne Paineau, chargée de la communication au château.

Qui annonce qu’“un trésor sera dévoilé : les chaussons de la duchesse en cours d’expertise”. Et le fameux berligou, le vin de François II, dernier duc de Bretagne et père de la duchesse, pourra être dégusté lors de la visite.

Par ailleurs, les 18 octobre et 1er novembre (date sous réserve) à 20 h 30, deux veillées musicales sont prévues. Accompagné du groupe Dana (harpe celtique et guitare), Alan Simon racontera l’histoire d’Anne de Bretagne. Ces veillées s’achèveront par un verre de l’amitié au coin du feu.

• Pratique ; Visite et exposition au château de Goulaine du 18 octobre au 2 novembre, tous les jours de 14 h à 18 h 30. Tarifs : 9 euros, adulte ; 5,50 euros, de 4 à 16 ans ; 7,50 euros, étudiant. Le 18 octobre et le 1er novembre à 20 h 30, veillées musicales. Tarif : 15 euros. Renseignements au 02 40 54 91 42.

Haute-Goulaine, 44

C’était Anne de Bretagne, duchesse en… chaussons ?

ABP, 20 octobre 2014

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Jamais on ne retrouvera les sabots de notre bonne duchesse, car ils n’ont jamais existé. Mais saviez-vous que ce week-end, nous avons vu les chaussons de la duchesse Anne ? Du moins, tout porte à le croire, et l’avis est maintenant aux experts.

Un faisceau de présomptions troublant

Ces chaussons, qu’ils sont menus. Quel âge avait la duchesse quand elle les chaussa ? Six mois ? D’ailleurs, les a-t-elle réellement chaussés ? Tout le porte à le croire.

à quelle époque remontent-ils ? Une première expertise nous donne une piste. A la fin du XVe siècle. Tiens-tiens, la duchesse est née en 1477. On est bon !
Des fils d’argent et d’or? Peu de personnes de l’époque pouvaient se targuer de pouvoir offrir à leur fille des aussi somptueux chaussons. On sait que le duc François II était fou de joie à la naissance de sa fille, gage de continuité du duché dans la maison des Montfort, lui qui n’avait pas eu d’autres enfants légitimes. A défaut, le duché revenait à la maison des Penthièvre, et Louis XI en avait racheté les droits, pour 50 000 écus d’or. La cour vivait par ailleurs à cette époque dans l’opulence. La Bretagne n’avait pas encore subi les assauts directs de Charles VIII ou perfides de Louis XI ou de Anne de Beaujeu.
Rien d’impossible pour qu’ils lui aient appartenu.
un chausson gauche déformé ? Je ne sais pas à l’époque combien de filles de la Haute société bretonne avaient un pied déformé, mais ceci était la caractéristiques physique de Anne. Les historiens s’accordent à dire que ses chausses masquaient sa claudication due à un pied déformé. Sur la photo, il est flagrant que le pied gauche du chausson est déformé. Nos présomptions se confirment.

Prouvez-le !

Il est des « historiens » qui disent que ceci est impossible. Soit ! Prouvez-le ! Pour nous c’est possible. Voilà. Ils livrent l’argument que l’on pourrait sortir n’importe quelles ballerines des années 80, et dire qu’elles avaient appartenu à Lady Di. On sent du mépris, et un manque d’argumentation dans ces dires qui avaient été enregistrés par France 3. Messieurs, il est ici apporté des présomptions. Le Château de Goulaine (1), est le propriétaire de ces chaussons (voir plus loin comment ils ont été obtenus). Son gérant, le marquis Christophe de Goulaine, dit à qui veut l’entendre que la parole est aux experts. Que toute personne pouvant apporter un élément de réflexion dans la connaissance de ces chaussons vienne, discute, analyse. Si il s’avère qu’ils ne sont que contemporains de (mais non portés par…) la duchesse, ce sera dit, et d’accord, dont acte. L’aventure aura été belle. Mais de grâce, soyez honnêtes intellectuellement.

(….)

Les chaussons de la duchesse Anne au Château de Haute-Goulaine

Comment ces chaussons ont-ils traversé les siècles ? Nous ne pouvons le dire. Un couple, parisien, les a reçus de sa famille en 1963, avec l’information qu’ils avaient appartenu à la duchesse. En cette année 2014, année de commémorations du 500e anniversaire de la mort de la duchesse, ce couple décide de le léguer. A qui ? Au Château de Goulaine. Ces personnes ont une résidence secondaire non loin de ce château, et ils ont senti qu’il avait une âme, plus que les autres. C’est qui qui serait l’écrin de ces chaussons. Il a appartenu en quasi-continuité pendant plus de 1000 ans à la même famille, la famille de Goulaine. Ce legs avait donc une vocation d’utilité, celle du partage. Que l’on ressent ici, dans ce château. Ils devaient être montrés, mais pas comme dans un musée froid. Ils méritaient un écrin d’amour.

Un bébé si fragile

Émotion en les découvrant, émotion en écoutant Christophe de Goulaine nous parler de ces chaussons, émotion en voyant leur petite déformation (voir plus haut). Ces chaussons de très petite taille, 10 cm, avaient été chaussés par une enfant d’environ six mois. En les regardant, un sentiment de douceur et de fragilité nous traverse. On perçoit la petite fille encore bébé, si fragile. Cette jeune enfant, pouvait-elle imaginer une once des souffrances qu’allait lui réserver la vie ?

Anne, au destin si tragique

En les voyant, toute la vie de la duchesse se bouscule dans notre tête. Anne de Bretagne, duchesse au destin si tragique. Anne de Bretagne, qui a vu les intrigues de pouvoir, les coups de force, les arrangements en catimini entre certains nobles bretons et pouvoir français. Anne de Bretagne, si rapidement orpheline de mère et de père. Anne de Bretagne qui dut se battre contre les traîtres, Anne qui a vu son château natal investi par des traîtres corrompus, Anne qui fut résignée à se marier au pire ennemi de sa Bretagne afin de sauver son peuple. Anne, mère si souvent endeuillée par la mort de ses enfants, Anne confrontée à la méchanceté viscérale de Anne de Beaujeu, sœur de Charles VIII et de Louise de Savoie, mère de François d’Angoulème qui devint François 1er. Anne, au destin si tragique.

Si Anne m’était contée

Après les fastes de l’opéra-rock Anne de Bretagne au Théâtre Anne de Bretagne puis au Zénith de Nantes en septembre, Alan Simon Voir le site nous a réservé une surprise. Devant une petite centaine de personnes, dans la grande salle du rez-de-chaussée du château de Goulaine, il nous a préparé une soirée contéeVoir le site avec la délicieuse chanteuse Nathalie (du groupe Dana). Une soirée très intimiste, où Michel-Ange-Alan Simon nous raconta, souvent avec humour, la vie de la duchesse, tournant les pages d’un livre que l’on sent merveilleux. Son récit était accompagné de la harpe de Nathalie en fond délicat.

Nathalie offre sa voix à la Bretagne

Régulièrement, elle chantait des chansons de l’opéra-rock Voir le site Exercice délicat que de chanter Anne de Bretagne à la suite de Cécile Corbel Voir le siteC’est la 3e fois qu’elle la chante en public, après Saint-Gildas en juin (voir ABP 34453) et un show-case de promotion pour l’opéra-rock mi-septembre à Atlantis, galerie commerciale de Saint-Herblain. Ce fut une réussite. Nous nous sommes vus emportés par une spirale surnaturelle quand elle chanta au cœur de l’homme, chanson interprétée par Tristan Descamps, entre autres dans l’opéra-rock, et jamais enregistrée Voir le site Nathalie, tu as le mérite de ne pas faire de mimétisme, mais de donner toutes ta personnalité dans ces chansons, écrites par Alan Simon. Tu as une voix folk, tu peux chanter des graves et t’essayer avec bonheur à des aigus délicats, entre autres dans « Da Breizh e profan ma c’halon » (je laisse mon cœur en Bretagne, cette fameuse chanson d’Alan ou Anne, mourante, offre son cœur à la Bretagne, à Nantes). Nathalie, tu es merveilleuse.

Un avant et un après-spectacle

Christophe de Goulaine et Alan Simon ont le goût de la mise en scène. Plutôt que de rentrer directement dans la salle, les hôtes nous invitent à traverser les caves monumentales, éclairées de simples bougies. Une sorte de parcours initiatique. Puis Nathalie introduit seule la soirée avec Greensleaves, jusqu’à ce que Michel-ange-Alan Simon arrive théâtralement et nous conte la vie de Anne, en la resituant dans le contexte des grands voyages (Christophe Colomb, Vasco de Gama) de l’imprimerie (Gutenberg), et bien sûr de la Renaissance, arrivée en France bien avant François 1er, mais du temps de la duchesse. Pour des raisons de sécurité, la cheminée n’avait pas été allumée, mais le public fut invité en fin de spectacle à se regrouper dans un autre salon. A l’instar des veillées contées traditionnelles bretonnes, au craquement d’un feu de cheminée, nous fûmes conviés à échanger autour d’un verre.

C’est au hasard de cette discussion, avec un verre d’un savoureux Muscadet voisin (le Château de Goulaine est à l’entrée des vignes, venant de Nantes), que nous avons rencontré la belle Anaïs A., surnommée La Môme. Elle se produira prochainement dans ce château de Goulaine. Elle aura alors trouvé son nom de scène. Cette chanteuse jazz folk en surprendra plus d’un. Nous ne manquerons pas de suivre ses premiers grands pas d’artiste.

A partir de Dimanche 19 octobre, les chaussons seront exposés dans une des grandes salles de l’étage. Sous le regard d’ancêtre de la famille, le public pourra voir ces chaussons, ainsi qu’une exposition sur Anne de Bretagne, dont des photographies magnifiques de l’opéra-rock, les principaux costumes (ceux de Anne, François 2, Charles VIII, Louis XII, Michel-Ange), et l’original de la Bande déssinée d’Etienne Gasche, Dominique Robet et Jean- Marie-Michaud. Notons d’ailleurs que Etienne Gasche animera une conférence sur la duchesse Anne à la mairie de La Montagne (44) dans le cadre de Celtomania Voir le site .

(….)