Exposition à Vannes : Il y a 500 ans disparaissait Anne de Bretagne

Mairie de Vannes

expoVannes

Michel Chauvin lors du vernissage de l’exposition en présence de David Robo, Maire de Vannes, Gabriel Sauvet, Maire-adjoint et Patrick Mahé Conseiller municipal le samedi 14 juin 2014.

Du 16 juin au 21 septembre 2014 – Château Gaillard, Musée d’histoire et d’archéologie

1514 – 2014 | 500e anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne

A l’occasion du 500e anniversaire de la disparition d’Anne de Bretagne, la ville de Vannes vous propose de nombreux rendez-vous tout au long de l’année pour célébrer cette date historique. Ainsi, dans le cadre de CELTI’VANNES, le musée d’histoire et d’archéologie Château Gaillard, le musée du Château des ducs de Bretagne et l’association Dihunerien vous présentent à Vannes la réplique fidèle du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne.
Le facsimilé de ce « joyau remarquable » témoigne de l’histoire de la duchesse des bretons, reine de France et de l’Histoire de notre région et de notre pays. Une visite au château Gaillard à ne pas manquer en cette année anniversaire.

Portrait d’Anne de Bretagne

Fille du duc François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, Anne est née au château des ducs à Nantes, le 25 janvier 1477. A la mort de son père en 1488, elle devient duchesse de Bretagne. En conflit ouvert avec le royaume de France, Anne finit par se fiancer avec Charles VIII en 1491. Le contrat indique notamment qu’il est conclu « pour assurer la paix entre le duché de Bretagne et le royaume de France ». Le 8 février 1492, elle est couronnée et sacrée reine de France à Saint-Denis.

A la mort du roi Charles VIII survenue en 1498, la duchesse reprend la tête de l’administration du duché de Bretagne et restaure notamment la chancellerie de Bretagne. Quelques mois plus tard, elle épouse Louis XII, le nouveau roi de France. De ce second mariage, huit enfants naissent dont seules deux filles survivent : Claude et Renée. Affaiblie par les nombreuses maternités et fausses couches et atteinte d’une maladie rénale, Anne de Bretagne meurt le 9 janvier 1514.

Histoire mouvementée du reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne

Le 19 mars 1514, soit 70 jours après sa mort, le coeur d’Anne de Bretagne contenu dans un reliquaire en or est déposé selon son voeu par le Chancelier de Bretagne Philippe de Montauban dans le caveau de ses parents à la Chapelle des Carmes à Nantes. Sous la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national et le caveau funéraire est alors ouvert. Les dépouilles de François II et de son épouse sont transférées et inhumées dans la cathédrale de Nantes. Le reliquaire est confié au clergé de la cathédrale. Le 25 décembre 1793, sur un ordre révolutionnaire, le précieux reliquaire est saisi à la cathédrale et porté à la Monnaie de Nantes pour y être fondu en lingots. Miraculeusement épargné, le reliquaire est finalement transféré comme joyau remarquable à la Monnaie de Paris. En 1819, il est rendu aux Musées départementaux de Loire-Inférieure (actuellement Loire-Atlantique) et fait aujourd’hui partie des collections du musée départemental Dobrée.

Le reliquaire, exécuté par un orfèvre anonyme, est une boîte ovale bivalve, en tôle d’or repoussée et guillochée, articulée par une charnière. Elle est surmontée d’une couronne de lys et de trèfles. Ces deux faces et l’intérieur sont couverts d’inscriptions en lettres d’or rehaussées d’émail. En 1991, une réplique fidèle de ce reliquaire est réalisée, dont le Musée du château des ducs de Bretagne fait l’acquisition. Ce fac-similé est exposé au Musée d’Histoire et d’archéologie de Vannes (Château Gaillard) durant l’été 2014.

Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne

Il s’agit d’un livre commandé par la reine Anne de Bretagne à l’enlumineur Jean Bourdichon, pour la somme de 600 écus d’or et réalisé entre les années 1503 et 1508. Il est conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. L’ouvrage est constitué de 476 pages en latin dont 49 grandes miniatures en pleine page et 337 enluminures en marge de page.

On y découvre la représentation réaliste sur fond doré de 337 plantes légendées en latin et en français, des fleurs cultivées ou sauvages, des arbustes et quelques arbres. On peut y voir aussi une grande diversité d’insectes : papillons de jour et de nuit, libellules, sauterelles, coccinelles, mouches, abeilles charpentières, grillons, perce-oreille, bourdons, gendarmes, lucanes ; et enfin, de petits animaux sauvages : serpents, lézards, orvets, grenouilles, tortues, écureuils, escargots, lapins, singes, araignées et chenilles. L’ouvrage original, intégralement numérisé, est consultable sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France : Gallica. Un remarquable facsimilé de ce livre d’heures a été édité en 1861, sous Napoléon III, à seulement 850 exemplaires. Il est accompagné d’un second volume de la traduction du latin, réalisée par l’abbé Delaunay

 

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